ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Vidéos

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

Mettre le feu à la forêt pour exploiter ses ressources ?

Article de Sébastien Poublanc, carnet Mondes sociaux, 15.09.2016

« Notre mémoire collective l’a oublié, les forêts ont longtemps été le contraire de ces représentations. Elles étaient des lieux grouillants de vie, fournissant du bois pour la construction, des pâtures pour les bestiaux et du charbon pour alimenter âtres et industries. De cette mémoire passée, il ne nous reste presque rien, si ce n’est quelques témoignages enfouis dans les archives. L’exode rural est passé par là. Le vieillissement des arbres, la disparition de l’activité agricole, l’enfrichement et les boisements de substitution condamnent la trace de ce qui fut. Seuls de rares témoins se souviennent encore de cette époque, des gestes réalisés et des techniques utilisées pour profiter des fruits de la forêt.

Afin que leurs souvenirs ne s’éteignent pas avec eux, l’Université de Gênes et le Parc de l’Antola ont initié une mission dans le Val Vobbia, vallée encaissée de l’Apennin ligure. Dédiée à la production de charbon de bois entre 1920 et 1950, elle renferme encore quelques charbonniers à même de reproduire les gestes anciens. La mission procède ainsi à la reconstitution expérimentale d’une charbonnière afin de l’observer et de recueillir les données liées à sa construction, sa combustion et son impact sur l’environnement. Tout au long du film Les charbonniers de l’Antola, les géographes Jean-Paul Métailié et Guiseppina Poggi, filment les deux charbonniers à l’oeuvre, les interrogent sur le choix des essences à brûler, sur leurs techniques, sur l’importance de la terre et sur les conditions de vie à l’époque. La nuit succède au jour tandis que la charbonnière continue de brûler, nécessitant une vigilance de tous les instants pendant la semaine qu’elle met à se consumer… »

Lire l’article et voir le film de la mission sur le carnet.

 

Le bois dont les rêves sont faits

Documentaire de Claire Simon, 2016, 2h26min

Il y a des jours où on n’en peut plus de la ville, où nos yeux ne supportent plus de ne voir que des immeubles et nos oreilles de n’entendre que des moteurs… Alors on se souvient de la Nature, et on pense au Bois. On passe du trottoir au sentier et nous y voilà ! La rumeur de la ville s’éloigne, on est dans une prairie très loin. C’est la campagne, la forêt, l’enfance qui revient. On y croit, on y est. C’est une illusion vraie, un monde sauvage à portée de main, un lieu pour tous, riches et pauvres, Français et étrangers, homos et hétéros, vieux et jeunes, vieux-jeu ou branchés. Le paradis retrouvé. Qui sait ?

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Descriptif ici, sorti en DVD.

Reportage du Monde sur les SDF du Bois de Vincennes.

Un pêcher contre la douleur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universcience, La Belle Société Production, Muséum national d’histoire naturelle, Inserm, CNRS, Ville de Senlis, France TV Education, Away to Wake up productions, 4min, 2016

Le neurobiologiste Michel de Waard (Inserm) nous raconte l’étonnante histoire d’une molécule synthétique anti-douleur, le Tramadol, dont on a trouvé après coup son équivalent naturel dans les racines d’un pêcher africain utilisées au Cameroun pour le traitement de la douleur et de l’épilepsie. Ou quand la chimie moderne rejoint sans le savoir la pharmacopée traditionnelle.

Reportage à voir sur Universcience.

Etre jardiniers : enjeux végétaux, enjeux humains

Documentaire de Marion Ernwein présenté le 20 janvier 2016 au Festival « Filmer le travail », Poitiers (France)

Dans le cadre d’une thèse en géographie portant sur l’évolution des pratiques de gestion de la nature en ville et menée auprès de jardiniers municipaux, plusieurs films courts ont été réalisés par la chercheuse et discutés avec les participants. Si la caméra a d’abord été envisagée comme un moyen de rendre compte de l’engagement corporel et émotionnel des jardiniers dans leur travail, il est rapidement devenu clair que l’expérience du tournage et de la projection allait acquérir une importance heuristique au moins égale à celle des captations de sons et d’images.

Nourrir les villes : que peut-on attendre de l’agriculture urbaine ?

Reportage de l’Alimentation Générale pour le Pavillon France, 2015, 26 min

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir renouer le lien avec les produits alimentaires qu’ils achètent au quotidien et à souhaiter réduire leur impact environnemental. Dans les grandes villes, les jardins familiaux, la recherche de circuits courts d’approvisionnement alimentaire, l’installation de « fermes verticales » ou de jardins potagers sur les toits des immeubles sont les signes de ce changement d’esprit. Christine Aubry, agronome et ingénieur de recherches à l’Inra, spécialiste de ces formes d’agriculture intra et périurbaines, dans des pays du Sud et du Nord répond aux interrogations sur la place et le rôle demain de ces nouveaux modes de production dans l’approvisionnement des grandes métropoles.

Une conférence des Mercredis du Pavillon de la France (expo Milano 2015) à revoir sur Universcience. Tv.

A Pékin, le vélo de bambou à la mode

Vidéo (Reuters), Le Monde, le 20. 04. 2015

A Pékin, Bamboo Bicycles Beijing, un atelier de fabrication de vélo en bambou fondé en 2013, propose à ses clients de fabriquer leur propre bicyclette, en seulement deux jours. En plus des ses qualités écologiques, le vélo de bambou est léger et sa flexibilité rend les routes cahoteuses plus faciles à pratiquer.
Voir la vidéo ici.