ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Projections

Cueilleurs de sens

Projection, mairie de Montgaillard (Hautes-Pyrénées, France), 12.11.2017 à 16h30

L’équipe de la bibliothèque-médiathèque de Montgaillard propose, avec le concours de la médiathèque départementale, une projection-débat, ce dimanche 12 novembre, à 16 h 30, au premier étage de la mairie de Montgaillard. La projection de «Cueilleurs de sens», film documentaire réalisé dans les Hautes-Pyrénées, sera suivie d’une rencontre avec les deux réalisateurs, Sofian Achabe et Vanessa Zarattin, et Pascale Ferrari, cueilleuse de nature. Un buffet façon «auberge espagnole sauvage» viendra clôturer l’après-midi. Pensez donc à amener vos plats faits, si possible, de plantes sauvages comestibles. Présenté en avant-première au Festival des bonnes herbes du Centre ethnobotanique de l’étang de Virelles (Belgique) en juillet 2017, ce film documentaire est né d’une rencontre entre deux regards, l’un issu du cinéma, l’autre de l’ethnologie. Les cueilleurs de sens, ce sont celles et ceux qui sortent de chez eux pour partir en quête de plantes sauvages. En chemin, c’est leur solitude qu’ils rencontrent. Avec eux, la cueillette prend une teinte nourricière, médicinale ou récréative, mais elle reste avant tout prétexte à une escapade, à un rapport intime à la nature. Pascale Ferrari et Geoffroy de Valensart (naturopathe et apiculteur dans les Baronnies) incarnent ici cette approche du végétal. Ils nous mèneront, au fil de leurs pensées sauvages et de leur quotidien, à la rencontre d’eux-mêmes, à la recherche du sens de leurs cueillettes.

À noter que Vanessa Zarattin, passionnée d’ethnobotanique, a été chargée d’enquête ethnobotanique au Conservatoire botanique des Pyrénées et Midi-Pyrénées de Bagnères-de-Bigorre.

Entrée libre. Renseignements au 05.62.91.54.26. et sur http ://www.hapybiblio.fr

 

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Les vertus des plantes : deux films avec Rodolphe Balz

La Drôme a un potentiel extraordinaire de plantes qui peuvent servir à la fabrication d’huiles essentielles. C’en est au point que cette activité est devenue un point fort de l’économie départementale. Un des hommes qui a joué un rôle important dans cette redécouverte est Rodolphe Balz, fondateur, dans les années 70-80 de Sanoflore, à Gigors et Lozeron, puis de l’IRIS à Eygluy.  Dans un premier film, il décrit la richesse médicinale des plantes. Toute la vallée de la Gervanne a connu Sanoflore, entreprise spécialisée dans la production d’huiles essentielles qui fut une bénédiction pour l’emploi local et pour bien des paysans. En voici, dans un second film, Rodolphe Balz qui raconte toute cette aventure.

Films à visionner sur le site des productions de vidéos Val de Drôme.

 

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

Mettre le feu à la forêt pour exploiter ses ressources ?

Article de Sébastien Poublanc, carnet Mondes sociaux, 15.09.2016

« Notre mémoire collective l’a oublié, les forêts ont longtemps été le contraire de ces représentations. Elles étaient des lieux grouillants de vie, fournissant du bois pour la construction, des pâtures pour les bestiaux et du charbon pour alimenter âtres et industries. De cette mémoire passée, il ne nous reste presque rien, si ce n’est quelques témoignages enfouis dans les archives. L’exode rural est passé par là. Le vieillissement des arbres, la disparition de l’activité agricole, l’enfrichement et les boisements de substitution condamnent la trace de ce qui fut. Seuls de rares témoins se souviennent encore de cette époque, des gestes réalisés et des techniques utilisées pour profiter des fruits de la forêt.

Afin que leurs souvenirs ne s’éteignent pas avec eux, l’Université de Gênes et le Parc de l’Antola ont initié une mission dans le Val Vobbia, vallée encaissée de l’Apennin ligure. Dédiée à la production de charbon de bois entre 1920 et 1950, elle renferme encore quelques charbonniers à même de reproduire les gestes anciens. La mission procède ainsi à la reconstitution expérimentale d’une charbonnière afin de l’observer et de recueillir les données liées à sa construction, sa combustion et son impact sur l’environnement. Tout au long du film Les charbonniers de l’Antola, les géographes Jean-Paul Métailié et Guiseppina Poggi, filment les deux charbonniers à l’oeuvre, les interrogent sur le choix des essences à brûler, sur leurs techniques, sur l’importance de la terre et sur les conditions de vie à l’époque. La nuit succède au jour tandis que la charbonnière continue de brûler, nécessitant une vigilance de tous les instants pendant la semaine qu’elle met à se consumer… »

Lire l’article et voir le film de la mission sur le carnet.

 

La vie est un jardin (sauvage)

Festival du film documentaire engagé, Biars-Bretenoux et Teyssieu (46, France), 23-25 septembre 2016

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Voir le programme sur le site du Festival.

Le bois dont les rêves sont faits

Documentaire de Claire Simon, 2016, 2h26min

Il y a des jours où on n’en peut plus de la ville, où nos yeux ne supportent plus de ne voir que des immeubles et nos oreilles de n’entendre que des moteurs… Alors on se souvient de la Nature, et on pense au Bois. On passe du trottoir au sentier et nous y voilà ! La rumeur de la ville s’éloigne, on est dans une prairie très loin. C’est la campagne, la forêt, l’enfance qui revient. On y croit, on y est. C’est une illusion vraie, un monde sauvage à portée de main, un lieu pour tous, riches et pauvres, Français et étrangers, homos et hétéros, vieux et jeunes, vieux-jeu ou branchés. Le paradis retrouvé. Qui sait ?

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Descriptif ici, sorti en DVD.

Reportage du Monde sur les SDF du Bois de Vincennes.

Un pêcher contre la douleur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universcience, La Belle Société Production, Muséum national d’histoire naturelle, Inserm, CNRS, Ville de Senlis, France TV Education, Away to Wake up productions, 4min, 2016

Le neurobiologiste Michel de Waard (Inserm) nous raconte l’étonnante histoire d’une molécule synthétique anti-douleur, le Tramadol, dont on a trouvé après coup son équivalent naturel dans les racines d’un pêcher africain utilisées au Cameroun pour le traitement de la douleur et de l’épilepsie. Ou quand la chimie moderne rejoint sans le savoir la pharmacopée traditionnelle.

Reportage à voir sur Universcience.