ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Emissions de télévision

Le génie des plantes

Reportages, Arte, janvier 2017

Médicinales, aromatiques ou d’apparat, les plantes présentent mille vertus. Un tour du monde végétal en cinq épisodes.

  • Génie des plantes en Amérique du Sud
  • Génie des plantes dans les Alpes
  • Génie des plantes dans les Balkans
  • Génie des plantes en Inde
  • Génie des plantes en Provence

Série d’émissions à revoir ici.

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Jardin d’ici et d’ailleurs, sur Arte

Émission « L’instant Télé » radio France Inter, 4 avril 2016

A l’heure du thé, tous les jours sur Arte, si vous n’êtes pas encore rentré du boulot, vous le regardez sur le site Arte+7 et vous piochez : France, Espagne, Italie, Portugal. 25 minutes d’histoire de l’art, du paysage et de l’architecture. Le jardin, maîtrise absolue de l’espace et du temps.

Plus qu’un exercice de style, une réflexion enchanteresse sur la façon dont les hommes ont fait dialoguer au cours des siècles la fleur et la pierre, l’eau et la lumière, le sauvage et le sublime, les saisons et l’éternité. Pour faire simple, la nature et la culture.

Un architecte paysagiste, Jean-Philippe Teyssier, vous servira de guide à la rencontre de botanistes, de jardiniers, de châtelains et d’urbanistes. Car l’intelligence de cette série tient à sa variété, alternant les espaces publics de grandes métropoles et les trésors cachés de monuments historiques. Le jardin, c’est donc – aussi –  une réflexion sur le rapport entre l’intérieur et l’extérieur, entre le clos et l’ouvert, entre le privé et le lieu partagé par tous.

Reste la question de la figuration. Beaucoup de cinéastes s’y sont frottés, beaucoup de revues de décoration, aussi. Comment montrer le jardin ? Faut-il le filmer du ciel, alors qu’il est pensé pour être vu à hauteur d’œil ? Faut-il le donner dans sa globalité, alors qu’il est conçu pour être découvert, espace après espace, au grès de la promenade ? Faut-il que l’image s’organise autour d’éléments manufacturés (fontaines, statues, treille, bancs, gloriette) ou que le végétal y trône en majesté ? Bref, comment remettre en scène sans la trahir une œuvre qui n’est déjà en elle-même que mise en scène ?

Arte ne s’en tire pas mal, même si la réalisation aurait pu être un peu plus créative. Ce n’est pas très dommageable. Vous l’aurez compris, pas besoin de savoir, ni d’aimer planter les choux.

Le jardinage et moi, on n’est pas copain du tout. Le jardin n’en demeure pas moins une expérience historique et esthétique absolument passionnante.

« Jardin d’ici et d’ailleurs », c’est sur Arte, tous les jours à 17h45, jusqu’au 28 avril 2016.

Enquête de santé. Plantes médicinales : la santé est dans le pré ?

Émission « Enquête de santé », France 5, 3 mars 2015, 20h40 avec le reportage « Phytothérapie : des racines et des herbes »  de Laetitia Fouque.

Tisanes, huiles essentielles, compléments alimentaires… Les plantes médicinales ont envahi les rayons des pharmacies et des grandes surfaces. Et des millions de Français, à la recherche d’une médecine plus naturelle, se tournent vers la phytothérapie pour se soigner. Une cure d’ortie contre la fatigue, du ginseng pour prévenir la grippe, de la passiflore contre le stress… Des spécialistes affirment que la phytothérapie permet de soigner plus de 80 troubles et maladies. Pendant des siècles, les plantes ont fourni aux hommes l’essentiel des remèdes. Aujourd’hui encore, de nombreux médicaments tels que l’aspirine et la morphine sont la synthèse de molécules extraites de plantes.

Mais avec l’avènement de la chimie, la médecine moderne s’est détournée de cette pharmacopée naturelle, reléguant les plantes médicinales au rang de simples « remèdes de grands-mères ». La phytothérapie n’est pas reconnue en tant que spécialité médicale et les herboristes n’ont plus le droit d’exercer. Seuls les pharmaciens sont habilités à vendre des plantes médicinales, mais leur formation à la phytothérapie est très limitée : une trentaine d’heures seulement sur 6 années d’études.

Si la santé par les plantes est à la mode, sa pratique doit être encadrée, car ces traitements contiennent des actifs puissants, souvent difficiles à doser. Naturel ne veut pas dire sans danger, et il arrive que la potion magique se transforme en poison toxique.

Face à ces risques peut-on encore faire confiance aux plantes médicinales pour se soigner ? Comment être sûr de la qualité et de l’efficacité de ces traitements ? A quels contrôles sont-ils soumis ?

Invités :

  • Christelle Chapteuil (Vice-présidente du Syndicat National des Compléments Alimentaires)
  • Pr Alain Astier (Chef de service de pharmacologie à l’hôpital Henri Mondor à Créteil)
  • Thierry Thévenin (Producteur-cueilleur de plantes médicinales)
  • Raphaël Jankowski (Pharmacien d’officine)

A revoir ici pendant une semaine.

La financiarisation du vivant

Émission de radio « Terre à terre » de Ruth Stégassy, radio France Culture, 31.01.2015

Avec Sandrine Feydel, autour de son film documentaire « Nature, le nouvel eldorado de la finance » diffusé le mardi 03 février sur Arte.

Ré-écouter l’émission de radio ici ou lire des informations sur le documentaire .

Plantes invasives : des écosystèmes bouleversés

Documentaire de Ingo Thöne (Allemagne 2014), Arte, vendredi 11 juillet 2014, 53 min.

La flore européenne est menacée par des espèces invasives, qui prolifèrent de façon exponentielle et accaparent les habitats traditionnels des plantes endémiques. Nombre de ces plantes invasives sont originaires de pays lointains et n’ont quasiment pas de parasites naturels en Europe. Et elles sont souvent toxiques. Ces espèces menacent de précieux biotopes en France et en Allemagne. Comment maîtriser l’expansion massive des plantes invasives dans nos régions ?

En Europe, les forêts, champs, bordures d’autoroute et de voies de chemin de fer, parcs et jardins particuliers sont le théâtre d’une lutte sans merci entre les espèces végétales. Des plantes endémiques et des espèces exotiques luttent pour les meilleurs emplacements et aires de répartition. Très souvent, ce sont les variétés exotiques et toxiques qui l’emportent. Avec des conséquences néfastes pour l’homme et l’environnement. 

Si la berce du Caucase, le séneçon du Cap ou l’ambroisie sont bien agréables à regarder, ces plantes exotiques, introduites en Europe centrale au cours des siècles derniers, sont pourtant nuisibles. Envahissantes, elles représentent une menace pour l’équilibre des milieux naturels locaux, en accaparant l’espace vital des plantes indigènes. Elles sont également nocives pour l’homme. Le pollen de l’ambroisie déclenche en effet des allergies extrêmement handicapantes : selon les prévisions des chercheurs, cette plante occasionnera à elle seule des dépenses de santé de plusieurs millions d’euros. Des champs allemands jusqu’à la côte atlantique française en passant par le plus ancien jardin botanique de France, à Montpellier, des spécialistes de toute l’Europe analysent les conséquences de la prolifération des plantes invasives.

Voir un extrait sur le site d’Arte.

USA : cannabis et désastre écologique

Reportage de Arte Tv réalisé par Coralie Garandeau et Olivier Mirguet, 25. 08. 2013

Depuis près de 10 ans maintenant, l’Etat de Californie a légalisé l’utilisation médicale du cannabis. Les fermes qui le cultivent se comptent par milliers et le cadre juridique de cette production reste encore très flou. Résultat : irrigation sauvage, pesticide, déforestation… le cannabis ne fait pas du tout planer les défenseurs de l’écosystème californien.

A regarder ici.

Eugène Delacroix, Othoniel, Creten. Des fleurs en hiver

Exposition, Musée Delacroix, Paris, du 12 Décembre 2012 au 18 Mars 2013

Une présentation exceptionnelle des plus beaux tableaux de fleurs de Delacroix accompagnée d’oeuvres des artistes contemporains Jean- Michel Othoniel et Johan Creten.

Siècle du triomphe de l’industrie, du charbon et du chemin de fer, le XIXe siècle a cultivé tout comme nous la nostalgie de la nature. Ce n’est pas le moindre paradoxe de la carrière de Delacroix que l’auteur de La Liberté guidant le Peuple, 28 juillet 1830 ait voulu présenter au Salon de 1849, au lendemain d’une nouvelle révolution, cinq tableaux de fleurs.

Habitué du parc du château de Nohant, où l’invitait George Sand, Delacroix acquit ensuite une maison dans le village de Champrosay pour s’y reposer dans le calme de son jardin. C’est aussi la jouissance d’un jardin privé qui l’incita à s’installer dans l’appartement de la rue de Furstenberg en 1857.

Des fleurs en hiver, Delacroix, Othoniel, Creten

À l’occasion de la rénovation de cet enclos secret, le musée Eugène-Delacroix présente cet hiver une exposition rassemblant pour la première fois les principaux tableaux de fleurs de l’artiste et ses plus belles aquarelles, venus de nombreux musées français et étrangers. Ces oeuvres seront accompagnées de celles de deux artistes actuels de renom qui placent les fleurs au coeur de leur inspiration : Jean-Michel Othoniel, le créateur du Kiosque des noctambules à l’entrée du métro Palais- Royal, et Johan Creten, sculpteur dont les créations pour la manufacture de Sèvres ont été remarquées récemment.

Le parallèle ne vise pas à être détonnant, mais à illustrer la permanence de l’inspiration florale, au XIXe comme au XXIe siècle, chez des artistes aux parcours pleinement inscrits dans leur temps.

Ecouter également l’émission Carnet nomade de France Culture qui lui a été consacrée le 16 février 2013, ou encore cet autre Carnet nomade.