ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Appels à communications de l'année en cours

Jardins de demain

Appel à communication, colloque, Paris, 3-4 juillet 2017

Ce colloque s’inscrit dans le l’initiative d’excellence « jardins », qui interroge la relation entre l’aménagement du jardin, ses usages et ses représentations. L’ambition est de combiner les approches esthétiques, environnementales et patrimoniales en montrant comment le jardin – entendu dans son sens le plus large – s’impose comme un lieu d’innovation sociale et écologique. Les communications examineront les différents aménagements des jardins actuels ou en projets et se demanderont si ces espaces participent à la construction de paysages inédits ou de nouvelles formes de sociabilité.

Toutes les infos sur le site du colloque.

[Info Calenda]

 

Agricultures urbaines durables : vecteur pour la transition écologique

Appel à communication, colloque international, Toulouse (France), 9-10 juin 2017

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 60% de l’humanité vit dans les zones urbaines et les prévisions pour 2050 sont de 80% (+ 3 milliards de personnes sur la terre). Le développement de l’agriculture urbaine (AU) est l’une des clés de la survie alimentaire de l’humanité. De nombreux projets d’AU se développent donc dans le monde : les productions aquaponiques, les fermes verticales, les jardins collectifs éventuellement sur les toits, les arbres fruitiers dans des espaces collectifs … Les innovations multidisciplinaires optimisent l’efficacité du métabolisme urbain, favorisent l’alimentation durable en relation avec l’économie circulaire, la qualité des écosystèmes et participent ainsi au bien-être (social, santé pour tous, paysages comestibles, etc.) des citoyens. En France, la nouvelle « Région Occitanie » (Midi-Pyrénées & Languedoc-Roussillon) développe une agriculture de pointe (1ère région française pour l’agriculture biologique). Suite aux ateliers sur l’AU (INPT-ENSFEA-UPS, Toulouse 2014 & 2015), le réseau international Agriville (http://reseau-agriville.com/) a été mis en place, il offre une plateforme participative et interactive « Enseignement et Recherche; Science et Société « qui traite de l’AU multiforme.

Le colloque international «Agricultures urbaines durables» propose 6 sessions scientifiques, chacune avec des sous-sessions (expositions, discussions autour d’affiches, visites) et des tables rondes (recherche-formation-emploi) avec les différents acteurs (agriculteurs, chercheurs, élus, étudiants, associations, consultants).

  • Session 1 : Agronomie urbaine
  • Session 2 : L’agriculture dans les projets et les expériences urbaines
  • Session 3 : Environnement et Santé 
  • Session 4 : Economie circulaire : Métabolisme urbain et éco-ingénierie.
  • Session 5 : Transition Ecologique
  • Session 6 : Agriculture urbaine et formation

Le colloque vise une valorisation scientifique (numéro spécial Vertigo, actes du colloque, revue SEGH…) et pédagogique multi-supports (ouvrages Educagri, plateforme Réseau Agriville…).

Informations sur Calenda et sur VertigO.

Le végétal dans son milieu urbain

Appel à communication, journée d’étude, Perpignan (France) 24 mai 2017

Une journée d’études transdisciplinaire est organisée au sein de l’atelier de recherches en écocritique et écopoétique de l’université de Perpignan.

L’appel à communication peut être consulté ici et les propositions doivent être envoyées avant le 30 mars 2017.

 

Into the woods . Overlapping perspectives on the history of “ancient forests”

Appel à communication, colloque international, Padoue (Italie), 18-20 avril 2017

Depuis une quinzaine d’années les actions et projets en faveur des « forêts anciennes » se multiplient (label forêts d’exceptions de l’ONF, programme forêts anciennes du WWF, journée internationale de la forêt, etc.). Ces espaces forestiers sont concernés par des usages multiples, à la croisée des enjeux écologiques, économiques et sociétaux.

Les définitions des « forêts anciennes » varient en fonction des pays, mais aussi des champs disciplinaires par lesquels elles sont abordées. Travailler sur les « forêts anciennes » amène à écarter les « anciennes forêts » les forêts qui aujourd’hui ont disparu, et parmi les « forêts actuelles » celles qui n’auraient pas d’ancienneté. Les « forêts anciennes », sont donc des « forêts actuelles» pourvues d’une certaine ancienneté, mais l’appréciation de cette ancienneté est tributaire de seuils temporels qui dépendent, entre autres, des sources à disposition pour reconstruire ce passé.

Les approches intégrées, inter/multidisciplinaires, réunissant connaissances historiques (fonction sociale et économique de la forêt) et approches naturalistes (étude des écosystèmes forestiers) ouvrent aujourd’hui une nouvelle manière d’aborder la question des « forêts anciennes ». Si la diversité des approches et des outils mis en œuvre sont garants d’une meilleure compréhension du passé des espaces forestiers, le cloisonnement encore trop disciplinaire et régional limite l’approche globale et intégrée. Se positionner au carrefour des sciences humaines et des sciences naturelles est indispensable pour comprendre les facteurs engendrant la différenciation des espaces boisés historiques.

L’objectif de ce colloque est de faire se rencontrer et échanger des spécialistes et chercheurs, de disciplines, de cultures et horizons professionnels différents, sur l’étude des forêts anciennes. Forestiers, aménageurs, écologues, biologistes, agronomes, géographes, historiens, philosophes, ethnologues, cartographes, archéologues, archéobotanistes, sociologues…, de tous horizons sont invités à mettre en débat la notion et l’idée de « forêts anciennes ».

Infos pratique sur Calenda.

Approches territorialisées des usages de la forêt

Appel à communication, colloque du Réseau des Sciences Économiques, Humaines et Sociales d’Ecofor, 12 janvier 2017

Les forêts sont largement ancrées dans des territoires dont les spécificités déterminent les usages qui en sont faits. Inversement, ces usages forestiers participent à l’identité des territoires. Il n’est donc guère étonnant que la notion de territoire soit prégnante pour les forêts.

Si le territoire revêt des significations variables, il constitue surtout une interface entre nature et culture : c’est le lieu de rencontre entre un ensemble de services socio-écosystémiques et une pluralité de demandes, locales et lointaines, d’usage des forêts. Il est le siège de concurrences spatiales (urbanisation, forêt et agriculture) et conflits d’usages (récréation versus exploitation). Le couple forêt – territoire (les pins d’Aquitaine, la forêt de Tronçais, …) fait aussi l’objet de représentations immatérielles. Celle-ci participent à l’identité du territoire jusqu’à parfois devenir argument pour des stratégies commerciales (appellation d’origine). Historiquement régis par des réglementations nationales, l’État met néanmoins en avant les territoires pour l’organisation des usages forestiers depuis 2001 avec les chartes forestières de territoire et récemment avec les déclinaisons régionales du Programme national de la forêt et du bois (PNFB). Le territoire est un support pour les politiques publiques relatives à la forêt, aussi bien pour adapter au contexte des mesures générales que pour intégrer les spécificités locales dans des schémas globaux ou encore promouvoir des développements endogènes jugés plus vertueux.

Ainsi, les usages de la forêt sont-ils l’occasion de réinterroger la notion de territoire et la place qu’y occupe les espaces boisés.

Public visé

Ce colloque s’adresse à tous chercheurs, gestionnaires ou acteurs se sentant concernés par l’ancrage territorial des forêts, les sciences économiques, humaines et sociales et leur croisement avec les sciences de la nature, par l’application de ces approches scientifiques à la pratique.

Appel à contributions

Ce colloque est organisé sur la base des contributions volontaires qui seront proposées en ligne jusqu’au 15 septembre 2016.

Chaque contribution précisera en quoi elle se rattache à la notion de territoire et associera en tant que de besoin acteur(s) et scientifique(s).

Les contributions doivent être faites en ligne dès maintenant en 250 à 500 mots.

Informations pratiques

Le lieu précis à Paris du colloque sera indiqué ultérieurement.

Contacts

Francis de Morogues (aspects scientifiques) et  Anaïs Jallais (aspects pratiques).

L’atelier de la nature. Production des savoirs matériels, production matérielle des savoirs

Appel à communication, journée d’étude, EHESS (Paris), 10 novembre 2016

Cette journée d’étude vise à penser les relations entre l’expérience in situ en plein air, telle qu’elle a été construite par une variété d’acteurs (savants, voyageurs, peintres, habitants) en la mettant en relation avec le travail dans « l’atelier » pris au sens large de lieu de travail, dans lequel la nature peut être transformée (laboratoires) recréée (peintres), classifiée (savoirs antiquaires et collectionneurs).
Les sites naturels, « atelier de la nature », constituent des lieux de savoirs où les matériaux sont transformés par le biais de connaissances et de savoir faire et où réciproquement ces savoirs sont également transformés — à l’image des champs disciplinaires nouveaux comme la chimie, la minéralogie et la géologie de la seconde moitié du XVIIIe siècle — cultivés dans un espace qui est non seulement le théâtre mais aussi un élément actif de leur métamorphose.

Ainsi nous aimerions envisager la manière dont ces interactions entre les sites naturels et la production des savoirs de la matière qu’ils suscitent participent plus généralement d’un changement culturel de la perception de la nature et les éléments qui s’opère au long de la période moderne et particulièrement à la fin des Lumières. Comment s’effectue leur traduction dans la société et leurs réinterprétations ?

Nous souhaitons donc explorer ce lien entre le travail sur les sites naturel et celui des ateliers/fabriques/laboratoire, recréant des expériences similaires. Un site naturel, lieu de savoirs, est le produit d’une constante évolution des pratiques, imaginations, et négociations des utilisateurs du lieu donné. En portant attention à ces « lieux de savoir », il s‘agit de saisir les circulations qui s’opèrent entre la production matérielle des savoirs et la production des connaissances sur la matière, et la manière dont elles irriguent diversement les dimensions de l’imaginaire picturale et littéraire.
Cette rencontre vise à faire dialoguer historiens des sciences, des techniques et de l’environnement, historiens des arts et de la littérature.

Résumé de 250 mots (en anglais ou français) et courte biographie a faire parvenir avant le 20 septembre 2016 à Corinna Guerra corinna.guerra@ehess.fr et Marie Thébaud-Sorger Marie.THEBAUD-SORGER@cnrs.fr

Les natures dans la ville du Moyen-Orient et du Maghreb

Appel à communication, IIe congrès du GIS « Moyen-Orient et mondes musulmans » – projet d’atelier

Les villes du Maghreb et du Moyen-Orient comptent parmi les plus vieilles du monde, où la nature a toujours eu une place privilégiée : les jardins de Babylone, de Damas, de Marrakech et de Bagdad, dont les modèles sont issus à la fois de l’héritage perse et des descriptions du Coran, ont marqué les imaginaires et étaient des éléments-clés de la ville islamique (Gillot 2006). Au-delà de la fonction d’agrément, la fonction agricole, à travers l’agriculture urbaine et périurbaine, a toujours été constitutive du fait urbain dans le monde arabe (Nasr & Padilla 2004)…

Lire l’intégralité des modalités sur Calenda.