ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Conférences

Se soigner par les plantes : traditions, pratiques, territoires

Colloque de la Société Française d’Ethnopharmacologie, Metz (France), 9 septembre 2017

Programme

9h00 – Introduction
Jacques Fleurentin et Déborah Kessler-Bilthauer

9h15 – Savoirs traditionnels et récolte sauvage de plantes médicinales dans les montagnes du sud-est de l’Albanie
Sabrina Tomasini, Doctorante au Department of Food and Resource Economics – Sections for Global Development, Université de Copenhague, Danemark

10h00 – Paysans herboristes, vers une appropriation de savoirs et de savoir-faire de la santé ?
Thierry Thévenin, producteur-herboriste, porte-parole du Syndicat Simples, président de la Fédération des Paysans-herboristes

11h15 – Histoire et enjeux des usages populaires des plantes sauvages médicinales dans le Diois (Drôme) : traditions et mutations
Grégori Lemoine, ethnobotaniste, Association FloréMonts, Soubreroche 26410 Boulc-en-Diois

13h30 – Soins par les plantes en Haute-Provence, d’hier à aujourd’hui. L’approche ethnobotanique
Laurence Chaber, ethnobotaniste

14h15 – Usages populaires des plantes sauvages dans le bocage du Pays de Chimay (Belgique)
Samuel Puissant, animateur et coordinateur du Centre Ethnobotanique de l’Etang de Virelles (Belgique)

15h30 – Les plantes, les hommes et les enchevêtrements ambitieux. Exemples dans l’ethnobotanique des pays germanophones
Ekkehard Schröder, psychiatre, ethnologue et éditeur de la revue « Curare. Journal of Medical Anthropology (Medizinethnologie) ». Représentant de l’AGEM, une association allemande d’anthropologie médicale

16h15 – Un exemple d’enquête ethnobotanique dans les Vosges : prépondérance des savoirs médicinaux et particularismes locaux
Elise Bain, ethnologue, Association « Alchémille et compagnie », Musée de Salagon

17h00 – Table ronde avec les intervenants de la journée
Introduction : Etat des lieux de l’ethnobotanique française
Carole Brousse, doctorante en ethnologie à l’IDEMEC, Aix-Marseille

Informations sur le site de la SFE.

 

Jardins et Communs : terreaux de « transitions » ?

Colloque, Cinquième atelier « Habiter la transition », MSH de Besançon (France), 12 octobre 2017

Jardins partagés, jardins collectifs ou jardins communautaires, toutes ces dénominations mettent en avant l’usage et la gestion en commun de pratiques auxquelles les jardins offrent un horizon de possibles. Ces possibles partagent l’idée de commun aussi, c’est à cette notion que sera décernée cette journée. L’idée de communs est née d’une critique de l’intérêt général, dont elle se distingue sans renier l’intérêt d’une montée en généralité. Il s’agit de jouer d’équilibres instables, non comme d’une fragilité, mais comme l’affirmation d’une ouverture : ouverture à l’altérité (humaine et non humaine), ouverture sur le monde et le devenir.

Programme

Introduction de Sophie Némoz

Matinée (10h00 – 12h30) : Fragments locaux

  • Christian Guinchard : « Le nouveau monde de Charles Fourier est un jardin »
  • Éric Doidy et Sophie Némoz : « Pistes pour une pragmatique terrestre : quels jardins pour dessiner quelles communautés ? »
  • Karine Terral, Floriane Vauthier et Patrick Bourque : « Du jardin partagé à l’habitat participatif de La Pernotte : comment le jardin partagé a nourri notre futur mode d’habiter ? »

Discutante : Laurence Granchamp

Après-midi (14h – 17h) : Mises en perspectives internationales

  • Alexandre Aebi : « Regard interdisciplinaire sur trois projets de jardins potagers dans le canton de Neuchâtel. Du militantisme étudiant aux tentatives d’institutionnalisation d’un projet communal »
  • Arnaud Frauenfelder : « La mise en ordre des jardins ouvriers comme instrument de régulation sociale entre hier et aujourd’hui. Le cas de Genève »
  • Sandrine Baudry et Sandrine Glatron : « Perspective historique sur le jardinage urbain en temps de crise aux États-Unis et au Royaume-Uni (1890-2017) »

Discutante : Sophie Némoz

Conclusion de la journée : Florence Rudolf

Entrée libre (sur inscription : communication@mshe.univ-fcomte.fr)

[Info Calenda]

L’arbre anthropomorphique, l’homme arborescent. Les trames arborescentes et le corps humain de l’Antiquité à nos jours

Appel à communication, colloque, Paris, 9 novembre 2017

La quatrième journée du projet « Trames arborescentes » s’attachera aux formes, aux figures et aux processus qui assimilent le corps humain à une trame arborescente. Quel est le statut des rapprochements entre corps humain et univers végétal ? Sont-ils purement rhétoriques ou illustratifs ou bien reflètent-ils le sentiment d’une affinité profonde entre l’arbre et l’humain ? Conduisent-ils à une assimilation entre humain et végétal ou, au contraire, s’appuient-ils sur une différence maintenue entre l’un et l’autre ? Reflètent-ils les conceptions des relations entre corps humain et règne végétal propres à une civilisation ou relèvent-ils de constantes anthropologiques universelles ? À quelles fins une telle assimilation est-elle mise en place ? Par qui, dans quel contexte, pour quel destinataire ? Quels peuvent en être les exemples et comment opèrent-ils ? La trame arborescente structure-t-elle le corps, et si oui, en quoi ?

Détails de l’appel à lire sur Calenda.

Jardins de demain

Colloque international, 3-4 juillet 2017, Paris et Villetaneuse (France)

Le jardin, dans sa dimension sociale et spatiale, dans sa conception et son vécu, dans sa tradition et sa nouveauté, dans son contexte urbain, péri-urbain, rural, autorise un large champ d’interprétations.

Quels jardins nos sociétés produisent-elles aujourd’hui et quels jardins créeront-elles demain ? Ces jardins ne sont pas seulement issus de la commande publique et de l’initiative des aménageurs et des paysagistes, il résulte aussi de son appropriation par les habitants ou les passants, suscitant de nouvelles formes de sociabilité et de paysage.

Le colloque Jardins de demain examinera les différentes formes prises par les jardins qui condensent des fonctions plurielles, à la fois écologiques, muséales, sociales et productives. Le jardin devient ainsi un lieu d’expérimentation dans lequel se nouent des rapports écologique et/ou social à l’autre.

A priori lieu clos et de taille réduite, le jardin s’est souvent affranchi de ses barrières et s’entend aujourd’hui à toutes échelles. L’espace jardiné est également un espace de circulation qui contribue à la constitution du paysage urbain et à son articulation avec le périurbain, favorisant échanges et mobilité. Le jardin contemporain relève à la fois de l’espace « intégré », à l’échelle de la ville dans les plans d’urbanisation et de l’espace interstitiel (anciennes friches ou terrains vagues, jardins partagés). Il est ce lieu paradoxal qui comble l’interstice dans le tissu urbain, ou entre monde rural et urbain. « Fracture », apportant la nature en ville, il peut en même temps être conçu comme assurant une « continuité » tolérable à la ville ou une cohérence à l’échelle d’un quartier, ou encore en liant entre eux les quartiers (« ceintures », « coulées », « trames vertes »). 

Le colloque Jardins de demain a aussi pour ambition de renforcer les passerelles entre chercheurs et praticiens. Il s’agit de dépasser les frontières entre les disciplines (histoire, géographie, écologie) et les métiers liés au jardin (architecte, paysagiste, conservateur du paysage) pour faire du colloque un lieu de dialogue. Pour cela, les débats s’organiseront autour de quatre axes thématiques:

  • Axe 1 : Quels héritages pour les jardins demain ?
  • Axe 2 : Le global et le local
  • Axe 3 : Oser la marge
  • Axe 4 : Jardiner au XXIe siècle

Voir les conditions de participations et l’intégralité du programme ici.

[Info Calenda]

Nature et ville : regards croisés franco-lusophones

Appel à communication, colloque, 13-14-15 juin 2018, Tours (France)

Modification du climat, diminution de la biodiversité, standardisation des paysages : dans un monde de plus en plus urbanisé, ne faut-il pas examiner en quoi ces enjeux environnementaux concernent les villes, où qu’elles se trouvent dans le monde et quelle que soit leur taille ? Réciproquement, quand les autorités locales s’emparent des questions de nature, sous la pression des populations ou par la force des modèles d’écocités, n’aborde-t-on pas simultanément des questions écologiques et d’autres qui relèvent de l’urbanisme et de la promotion d’un territoire ?

Limite des résumés des propositions : 15 Novembre 2017

Informations sur le site du colloque.

 

Deuxième colloque européen sur les trognes

Colloque européen, 1-3 mars 2018, Sare, Pays Basque (France)

Faire rimer biomasse et biodiversité, à tous les étages : le 2e colloque européen sur les trognes s’annonce comme un moment de partage et de découverte privilégié, un évènement phare sur l’agenda agroforestier de l’année à venir. Résolument tourné vers l’avenir, c’est la richesse et la diversité des pratiques à travers l’Europe (et au delà), et à travers elles les applications concrètes et les enjeux de développement pour des territoires durables et productifs qui seront mis à l’honneur.
Public : agriculteurs, chercheurs, élus, techniciens, naturalistes, écologues, gestionnaires de territoire…
Conférences, tables rondes, ateliers d’échanges, visites de terrain, démonstrations de matériel (taille, produits, filières, gestion durable et renouvellement de la ressource…)

Du bon usage des arbres
Les trognes témoignent d’une intense complicité historique entre les arbres et les agriculteurs. Si ces modes de gestion paysans sont caractéristiques des pays bocagers, ils se rencontrent couramment dans bien des contextes, et sous presque toutes les latitudes de la planète.

La trogne, arbre « cultivé » par excellence, fournit une diversité de produits à court et moyen terme (fourrage, bois énergie, litière…), tout en permettant de capitaliser, en valeur économique, paysagère et services environnementaux, dans une bille de pied et une tête pérennes, habitats d’une biodiversité foisonnante. La conduite en trogne stimule l’arbre dans sa croissance, tant aérienne que souterraine, assurant une production de ressources disponibles, accessibles, gratuites et durables.

Vidéo « L’arbre comme fourrage, Ted Green »
Vidéo « Trognes, arbres paysans, Dominique Mansion »

Informations ici.

 

Des plantes et du droit. Approches juridiques de l’environnement végétal

Rencontres Montpellier – Sherbrooke, Faculté de Droit et de Science politique, bât 2, amphithéâtre 201 – 39 rue de l’Université
Montpellier (France), 22 Juin 2017

Le végétal représente un enjeu majeur pour notre époque. Les contributions tenteront de rendre compte de la manière dont le droit appréhende le végétal, de la garantie d’une justice redistributive au brevetage du vivant. Qu’il nourrisse directement ou indirectement les hommes et les animaux, le végétal – et le droit qui le protège, encadre sa production et son utilisation, sont au cœur de problématiques vitales qui vont de la sécurité alimentaire mondiale, au commerce international des denrées, aux modes de production agricole anciens, actuels et futurs, ou bien encore à la reconnaissance des valeurs de la biodiversité et de leur impact sur la santé. D’un autre côté, le vivant végétal en devenant un matériau pour certaines industries et l’objet d’appropriation aux modalités les plus variées, suscite de nouveaux risques pour le patient et le consommateur, que ce soit en matière pharmaceutique, cosmétique, agricole ou agro-alimentaire, risques dont le droit devrait pouvoir se saisir par anticipation.

Programme

09h15 | Introduction |

  • Éric de Mari, Histoire du droit, Université de Montpellier, UMR 5815 Dynamiques du droit)
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke)

| Session 1 | Président de séance : Jacques Tassin, Ecologue, CIRAD

  • Catherine Ribot, Droit public, Université de Montpellier, « La mise en œuvre de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages »
  • Elisabeth Tardieu, Droit privé, Université de Montpellier, « Une approche de droit privé des textes relatifs à la biodiversité »
  • Luc Grenon, Droit fiscal, Université de Sherbrooke, « Les politiques éco-fiscales : vert comme végétal ? »
  • Aliènor Bertrand, Philosophie, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « La nature végétale nassée par le droit »
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke, « Droit de buchage et foresterie : le végétal comme outil de colonisation (Canada 1664-1867) »
  • Catherine Choquette, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « Le droit de la foresterie face aux changements climatiques »

14h00

| Session 2 | Président de séance : Eric Vindimian, Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD)

  • Claire Vial, Droit public, Université de Montpellier, « Concurrence et circularité entre animaux et humains dans l’usage du végétal »
  • Pierre François Mercure, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « L’évolution du régime commercial des produits agricoles de base dans une perspective Nord-Sud »
  • Pascal Vielfaure, Histoire du droit, Université de Montpellier, « La réglementation de la vente des plantes médicinales au XIXe siècle »
  • Cécile Le Gal Fontès, Droit et économie de la santé, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « L’utilisation médicale des plantes et leur arrivée sur le marché »
  • Hervé Cassan, Droit international, Université de Sherbrooke, « Les plantes psychotropes et le droit international du développement : Carences normatives et effervescence opérationnelle »
  • Sébastien Lanctot, Droit des assurances, Université de Sherbrooke, « Les impacts assuranciels de la culture de la marijuana : des protections qui peuvent s’envoler en fumée ?

[Info Calenda]