ETHNOBOTANIQUE

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Archives de Non classé

Les brins d’herbe de Voutch

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Découvrez la suite de la vie du brin d’herbe ici.

Impact des produits forestiers non ligneux (PFNL) sur l’économie des ménages et la sécurité alimentaire : cas de la République du Congo

Thèse de Enoch Loubelo (Économie), Université de Rennes 2, Laboratoire d’anthropologie et de sociologie, 2012, 261 p.

Les produits forestiers non ligneux (PFNL) font partie des ressources naturelles dont la population congolaise a recours pour diversifier ses activités productives et améliorer ses revenus. Ces produits font partie essentielle des différents menus ; ils garantissent la diversité, la qualité et l’accessibilité des aliments à une grande majorité de la population. Le manque d’information systématique permettant d’évaluer la contribution des PFNL au revenu des ménages et à l’amélioration de la sécurité alimentaire, l’absence des programmes officiels de gestion et de promotion de ces produits constituent un des obstacles à la prospérité du secteur des PFNL et à l’amélioration du niveau de vie de la population.Le présent travail analyse de manière globale et pour la première fois en République du Congo la contribution des PFNL à la sécurité alimentaire. Il couvre les aspects liés aux définitions des PFNL, à leur classification en PFNL d’origine végétale et en PFNL d’origine animale, au contexte institutionnel ; il identifie les principaux acteurs notamment le groupe d’acteurs socio-économiques impliqués dans l’exploitation et la gestion des PFNL au niveau local, les modes d’exploitation et leurs impacts sur le milieu naturel ; les filières de commercialisation permettant de cerner les produits d’exportation ont été tour à tour analysées. Une partie importante de l’étude est consacrée à l’analyse de la contribution des PFNL au régime alimentaire de la population congolaise. Ce travail relève les principales difficultés et obstacles d’ordre social, institutionnel, commercial et de gestion qui freinent le développement normal du secteur des PFNL.  

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,91 Mo) sur Tel.

Ethnographie des ethnobotanistes de Salagon

Rapport de Carole Brousse, Ministère de la Culture et de la Communication, 2013-2014, 107 p.

En 2006, dans le cadre du 131ème congrès national des sociétés historiques et scientifiques, l’anthropologue Michel Rautenberg, Professeur à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, proposait de s’intéresser au « surplace de la « professionnalisation » chez les ethnologues »1. Pour le chercheur, il semblait urgent de réfléchir à l’insertion professionnelle des étudiants en ethnologie, dont les seuls débouchés résideraient aujourd’hui dans une carrière universitaire. La question ne se pose pas tout à fait dans les mêmes termes pour les ethnobotanistes, qui ne peuvent d’ailleurs se former à l’Université, mais les difficultés rencontrées pour exercer un métier hors cadre existent également. La précarité dans laquelle exercent certains ethnobotanistes professionnels, l’extrême hétérogénéité des profils et des recherches conduites, la difficile lisibilité d’une activité peu connue mais extrêmement dans l’air du temps, l’absence de formation universitaire, rendent la question de la professionnalisation de l’ethnobotaniste sans doute encore plus complexe que celle du « simple » ethnologue.
Qu’est-ce au juste qu’un ethnobotaniste ? L’énigmatique ethnologue et le botaniste guère plus célèbre pourrait-il former une seule et même personne ? Assurément cet hybride, qui emprunte des compétences aux sciences humaines et aux sciences naturelles, dispose d’un vaste savoir qu’il met à disposition d’un objectif : la compréhension des relations qui unissent l’homme à l’environnement végétal. Mais comment fait-on de « l’ethnobotanie », de « l’ethnologie botanique » encore vue écrite « ethno-botanique » ? C’est une des nombreuses questions qui interrogent les curieux, toujours plus nombreux, qui viennent assister au séminaire d’ethnobotanique (en un seul mot), organisé chaque année depuis 2001 à l’ethnopôle de Salagon, dans les Alpes de Haute Provence.

Rapport intégralement accessible en version PDF sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication.

La Vieille dans la toponymie du Royaume-Uni et de l’Irlande : trace d’un ancien culte voué à la Nature ?

Mémoire de Master 2 de Lee Fossard, Linguistique, U3 UFR LLASIC SLFLE – Grenoble 3, 2014, 129 p.

Ce mémoire tend à démontrer l’existence d’une déesse-mère préhistorique symbolisant la Nature appelée : la Vieille. Au fil des millénaires, elle a laissé des traces dans les langues et dans certains mythes, légendes et coutumes du pays de Galles, de l’Angleterre, de l’Écosse et de l’Irlande. Elle a également donné son nom à plusieurs centaines de lieux britanniques tels que : la Montagne de la Vieille, la Pierre de la Vieille, la Rivière de la Vieille ou encore la Dent de la Vieille et le Tumulus de la Vieille. La plupart de ces noms de lieux – ou toponymes – sont très fréquents dans ces pays. Une approche pluridisciplinaire – notamment linguistique, ethnologique et archéologique – nous permettra de savoir pourquoi tant de lieux sont attribués à la Vieille et quels motifs ont poussé les peuples de langue celtique, germanique et romane à donner le nom de la Vieille à des phénomènes atmosphériques, des animaux et même des plantes. Nous verrons que ces dénominations, la toponymie et les mégalithes – menhirs et tombes préhistoriques – constituent les vestiges d’un culte voué à cette divinité représentée par des paysages anthropomorphes et symboliquement féminins, considérée comme une grande mère nourricière et créatrice : laTerre-Mère, alias la Vieille.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (24,8 Mo) sur Dumas.

Bonne année 2012

Happy new year (avec une oeuvre de Guy Laramée)