ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Usages généraux des végétaux

Le poivre, de l’Antiquité à l’époque moderne : un luxe populaire ?

Colloque international, Ecole normale supérieure, Campus Jourdan, Grand amphithéâtre – 48 boulevard Jourdan
Paris, France, 23-25 novembre 2017

Le poivre – dont la circulation et le commerce font l’objet du colloque – est un produit phare et un bon marqueur archéologique des échanges. Le poivre a déjà donné lieu à de nombreuses études, mais celles-ci restent le plus souvent segmentées d’un point de vue chronologique et géographique. Prenant comme point de départ la période antique, notre recherche entend s’inscrire dans la longue durée des échanges entre la Chine, l’Inde et secondairement l’Insulinde, et le monde méditerranéen, en multipliant les comparaisons entre les époques. En décloisonnant l’étude du commerce du poivre nous visons à repérer les évolutions et les déplacements significatifs et à faire progresser les connaissances et la réflexion sur des pans encore mal connus de la question.

Voir le programme ici.

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Des arbres et des hommes

Conférence de Josiane Ubaud, Maison de la Région à Béziers (France), 13 décembre 18h30

La Région OCCITANIE/Pyrénées-Méditerranée organise à la Maison de Région à Béziers une conférence littéraire pour la présentation de l’ouvrage de Mme Josiane UBAUD « Des arbres et des hommes » (ed. Edisud).

De formation scientifique, professeur de mathématiques pendant 8 ans, puis lexicographe en domaine occitan, elle mène depuis 25 ans des recherches en ethnobotanique occitane, par dépouillements des sources et enquêtes sur le terrain, pour analyser le regard occitan sur l’environnement.
Interventions dans des séminaires et colloques sur les paysages ou les plantes de la garrigue.

Cueilleurs de sens

Projection, mairie de Montgaillard (Hautes-Pyrénées, France), 12.11.2017 à 16h30

L’équipe de la bibliothèque-médiathèque de Montgaillard propose, avec le concours de la médiathèque départementale, une projection-débat, ce dimanche 12 novembre, à 16 h 30, au premier étage de la mairie de Montgaillard. La projection de «Cueilleurs de sens», film documentaire réalisé dans les Hautes-Pyrénées, sera suivie d’une rencontre avec les deux réalisateurs, Sofian Achabe et Vanessa Zarattin, et Pascale Ferrari, cueilleuse de nature. Un buffet façon «auberge espagnole sauvage» viendra clôturer l’après-midi. Pensez donc à amener vos plats faits, si possible, de plantes sauvages comestibles. Présenté en avant-première au Festival des bonnes herbes du Centre ethnobotanique de l’étang de Virelles (Belgique) en juillet 2017, ce film documentaire est né d’une rencontre entre deux regards, l’un issu du cinéma, l’autre de l’ethnologie. Les cueilleurs de sens, ce sont celles et ceux qui sortent de chez eux pour partir en quête de plantes sauvages. En chemin, c’est leur solitude qu’ils rencontrent. Avec eux, la cueillette prend une teinte nourricière, médicinale ou récréative, mais elle reste avant tout prétexte à une escapade, à un rapport intime à la nature. Pascale Ferrari et Geoffroy de Valensart (naturopathe et apiculteur dans les Baronnies) incarnent ici cette approche du végétal. Ils nous mèneront, au fil de leurs pensées sauvages et de leur quotidien, à la rencontre d’eux-mêmes, à la recherche du sens de leurs cueillettes.

À noter que Vanessa Zarattin, passionnée d’ethnobotanique, a été chargée d’enquête ethnobotanique au Conservatoire botanique des Pyrénées et Midi-Pyrénées de Bagnères-de-Bigorre.

Entrée libre. Renseignements au 05.62.91.54.26. et sur http ://www.hapybiblio.fr

 

Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc

Revue d’Ethnoécologie, supplément 1, 2017

Sommaire

  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Dominique Caubet, Younes Hmimsa et Ángeles Vicente : Les sociétés jbala et la nature. Parlers et relations à autrui dans le Rif, nord du Maroc
  • Dominique Caubet et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Céréales, pains, levains et fours dans la région d’El Hoceima. Techniques alimentaires et notes sur des parlers arabes à la frontière de la berbérophonie
  • Araceli González Vázquez : L’hospitalité des humains envers les jnûn. Micro-scènes rituelles et écosophiques chez les Jbala du nord du Maroc
  • Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Dominique Caubet : Savoirs paysans autour des huiles d’olive, (zaytun, Olea europaea var. europaea) et d’oléastre, (əl-bərri, Olea europaea var. sylvestris) Rif, nord du Maroc. De la reproduction des arbres aux pratiques alimentaires
  • Amina Naciri-Azzouz et Ángeles Vicente : Une approche ethnolinguistique sur le lexique de l’élevage chez les Jbala et les Ghomara (nord-ouest du Maroc)
  • Younes Hmimsa, Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Mohammed Ater : Une forme spontanée de figuier (Ficus carica L.), le nābūt. Diversité de nomenclature, d’usage et de pratiques locales au Nord du Maroc
  • Malou Delplancke et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : Des semis et des clones. Domestication de l’amandier (Prunus dulcis) à la frontière entre beldi (ici) et romi (ailleurs), Bni-Boufrah, Rif, Maroc
  • Alexandrine Barontini et Younes Hmimsa : Agrobiodiversité et pratiques agricoles dans le pays Jbala (Tafza et Bellota). Interaction entre ethnobotanique et linguistique
  • Louise Clochey et Yildiz Aumeeruddy-Thomas : De la façon de nommer aux usages des plantes adventices des cultures en pays Jbala (nord du Maroc). Relation des hommes et des femmes à l’espace agraire et à autrui
  • Salama El Fatehi et Mohammed Ater : L’orobe (Vicia ervilia L. Willd.) au Maroc. Histoire, nomenclature et usage d’une culture marginalisée

Articles intégralement accessibles sur le site de la revue.

Ruralités contemporaines

Séminaire interdisciplinaire de recherches, EHESS, 105 Bd Raspail, Paris, année 2017-2018

C’est à l’échelle européenne et dans une perspective pluridisciplinaire que ce séminaire interroge les ruralités contemporaines. L’évolution de l’agriculture, la diversification des activités professionnelles, les nouvelles configurations des territoires témoignent des transformations remarquables du monde rural. L’émergence de l’expertise environnementale, les nouvelles formes d’habiter et de mobilités, la gestion et la valorisation des paysages, comme l’invention de nouveaux circuits de production et de commercialisation seront particulièrement observées.

Programme

19 octobre 2017
Les enjeux de l’eau au Portugal – Fabienne Wateau, ethnologue
Présentation : Sophie Bobbé

16 novembre 2017
Travailleurs saisonniers étrangers dans l’agriculture – Alain Morice et Emmanuelle Hellio, sociologues
Présentation : Martyne Perrot

21 décembre 2017
La pratique des tendelles sur les grands Causses, enjeux identitaires et patrimoniaux – Christophe Baticle, sociologue
Présentation : Françoise Dubost

18 janvier 2018
Agriculture et paysannerie laotienne au coeur des échanges mondiaux. Le circuit long des plantes médicinales – Audrey Bochaton, géographe
Présentation : Michel Streith

15 février 2018
L’Association des maires ruraux de France – Cédric Szabo, directeur de L’AMRF
Présentation : Aline Brochot et Martin de la Soudière

15 mars 2018
Une ethnologie impliquée : la montagne, le berger et l’ethnologue- Guillaume Lebaudy, ethnologue, directeur de « La Maison du berger » (Champsaur, Hautes Alpes)
Présentation : Bernadette Lizet et Martin De la Soudière

19 avril 2018
La paysannerie à l’épreuve du capitalisme – Pierre Bitoun et Yves Dupont, sociologues, auteurs du livre Le sacrifice des paysans, 2016, éditions L’Échappée.
Présentation : Pierre Alphandéry et Bernadette Lizet

17 mai 2018
Le rural en question
Séance préparée par des membres du séminaire Ruralités contemporaines

 

Perception paysanne et importance socioculturelle et ethnobotanique de Pterocarpus erinaceus au Burkina Faso et au Niger

Article de Habou RABIOU, Babou André BATIONO, Kossi ADJONOU, Adzo Dzifa KOKUTSE, Ali MAHAMANZ et Kouami KOKOU paru ans Afrique Sciences, 2017, 13 (5), pp. 43-60

L’article porte sur le rôle de Pterocarpus erinaceus, espèce multi-usages, dans la vie socio-économique et culturelle des populations surtout en zone rurale du Niger et du Burkina. L’objectif de la présente étude porte sur l’inventaire des utilisations faites des organes de P. erinaceus au Niger et au Burkina Faso en vue de mettre en évidence les connaissances paysannes sur P. erinaceus en relation avec la diversité culturelle. Des enquêtes ont été menées dans 44 villages dont 13 au Niger et 31 au Burkina Faso.

Un total de 360 personnes a été interviewé au Niger au Burkina Faso. Le bois de P. erinaceus est utilisé pour la confection des objets d’arts et divers outils. Les feuilles sont utilisées comme fourrage et dans le traitement de 23 maladies et symptômes. Les écorces et les racines ayant presque la même utilisation sont impliquées dans le traitement de 33 maladies et symptômes. Les ethnies originaires de la zone de distribution de l’espèce se sont bien distinguées par leur grande connaissance des utilisations de l’espèce. Les utilisations de l’espèce conjuguées aux variations climatiques ne sont pas sans conséquence sur la dynamique des peuplements naturels de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (695 Ko) ici.

Au fil du monde

Série de documentaires, chaîne Arte, octobre 2017

En cinq épisodes, ce voyage en Extrême-Orient lie les étoffes les plus rares aux destins romanesques de ceux qui les transforment. Pousser les portes d’ateliers textiles du bout du monde pour lever le voile sur les gestes et le savoir-faire des fileurs, brodeurs, tisserands, teinturiers… d’exception : Isabelle Dupuy-Chavanat et Jill Coulon partent à la découverte d’artisans singuliers du textile aux récits de vie hors du commun.

  • Sur la petite île d’Iriomote, dans le sud-ouest de l’archipel nippon, Akiko tisse la fibre de bananier et teint les étoffes avec les plantes de son jardin pour des créations honorées par Issey Miyake et les musées d’art contemporain. À 78 ans, elle transmet sa passion et partage ses secrets pour la première fois.
  • Au Tibet, Dechen relance depuis dix ans le tissage de la laine de yak sur les hauts plateaux tibétains de l’Amdo, aux confins de la Chine de l’Ouest. Son atelier, situé à 3 200 mètres d’altitude, emploie plus de cent artisans, dont une majorité d’anciens nomades. Ces étoffes, d’une qualité exceptionnelle, sont portées de Pékin à Paris.
  • En Inde, visite des ateliers de Max, où plus de six cents brodeurs travaillent pour les plus grands noms de la haute couture internationale. Né à Paris et diplômé de stylisme, Max a tout quitté pour l’Inde et milite au quotidien pour donner à ses artisans une véritable place dans la société.
  • Au Laos, rencontre avec Anou, designer textile et créateur de soies pour les plus grandes maisons parisiennes et new-yorkaises, qui a décidé de se réinstaller dans son pays natal, après y être retourné pour la première fois depuis ses 4 ans.
  • En Mongolie, Christopher, ancien producteur de rock allemand, a rencontré la femme de sa vie. Ensemble, ils produisent aujourd’hui l’un des plus beaux cachemires au monde.