ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Usages généraux des végétaux

Domestiquer la nature

Appel à communication, séminaire Questes, Mason de la recherche, Paris-Sorbonne, 2018

Dans un contexte de multiplication récente des études sur la nature et ses représentations au Moyen Âge, le présent séminaire entend interroger les attitudes et les actions par lesquelles les médiévaux ont cherché à maîtriser et à transformer leur environnement. La mise en lumière des rapports protéiformes entre sociétés et nature permettra également de voir selon quelles modalités elles s’influencent et se transforment mutuellement. Ainsi, si les hommes et les femmes du Moyen Âge ne se pensent jamais, eux et leurs productions, comme une altérité radicale à la nature, comment comprendre les circonstances dans lesquelles ils agissent directement sur elle, la transforment pour leur usage, la modifient par leurs pratiques ?

Lire l’intégralité de l’appel à contribution sur Calenda.

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4 expériences de retour à la nature

Émission « LSD » en 4 parties, radio France Culture, 01 – 04. 01.2018

1 : Sur les sentiers de la liberté : Henry David Thoreau, Elisée Reclus

2: Monte Verità, une réforme de la vie sur la montagne

3: Les clairières libertaires, une vie communautaire d’anarchiste en 1900

4 : Longo Maï, l’utopie dure longtemps

A ré-écouter ici.

 

De Brocéliande au bois de nos instruments de musique : l’âme des arbres

Que serait Noël sans un sapin dans la maison ? Notre monde sans ses arbres ? Et d’ailleurs les arbres ont-ils une âme ? A travers plusieurs émissions de France Culture, hommage à ces grands compagnons en « armures et fanfreluches complètes de prêtre-guerrier », comme les décrivait Giono.

A lire et écouter ici.

Garance voyageuse, spécial ethnobotanique

Revue Garance Voyageuse, n°120, hiver 2017

La Garance voyageuse, dans son numéro d’hiver, s’interroge sur le domaine de l’ethnobotanique, discipline qui a pour objectif de recueillir les savoirs et d’étudier les pratiques des sociétés en relation avec le monde végétal. Une quinzaine de spécialistes en la matière apportent leurs témoignages, un aperçu de leurs recherches dans ce vaste domaine. D’Indochine en Kurdistan, d’Amazonie en Haute-Provence, de la Bretagne aux Alpes et au Tibet, les relations traditionnelles qu’entretiennent les hommes avec les plantes sont évoquées, sans négliger les menaces que font peser sur certaines ressources végétales les explorations passées et les exploitations contemporaines. En écho riche et complexe à l’engouement actuel pour les « cueillettes sauvages », l’ethnobotanique révèle ici la multiplicité des disciplines qui entrent en jeu dans ses recherches, où se marient l’ethnologie, la botanique, la linguistique, la pharmacologie, l’histoire, l’économie et le droit.

Sommaire

– « Bois-bambou » et « arbre-liane », une ethnobotanique indochinoise avec Jacques Dournes : Une leçon d’ethnobotanique empathique d’Élisabeth Biba Vilayleck

– Des noms de plantes voyageurs ; Entre ethnologie, linguistique et botanique de Laurent Gall

– Que mangeaient les Lotophages ? Contribution de l’ethnobotanique maghrébine à l’interprétation d’un passage de l’Odyssée de Jamal Bellakhdar (adapté par Françoise Dumas)

– Le Musée de Salagon ; Comment Salagon est devenu un haut-lieu de l’ethnobotanique… de Danièle Musset & Pierre Lieutaghi

– Feuilles d’herbes ; Le rôle de la culture écrite dans la recherche ethnobotanique de Pascal Luccioni

– Approche ethnobotanique de Juniperus thurifera L. ; dans les Alpes du Sud et en Corse de Laurence Chaber

– Une ethnobotanique associative engagée ; L’exemple de l’association Jardins du Monde Montagnes d’Aline Mercan

– Montagnes du Zagros ; où les Kurdes conservent des pratiques ethnobotaniques vivantes de Sami Youssef, Ahmed Mahmood, Wajed Hussein & Errol Véla

– Au cœur des enjeux de la globalisation, une plante amazonienne : le guaraná ; Des confins du Brésil aux marchés de la phytothérapie de Mélanie Congretel

– Bioprospection, dépôts de brevet… nouvelles formes d’appropriation du vivant de Claire Laurant

– Enquêtes sur les savoirs vétérinaires liés aux plantes ; La redécouverte de la pharmacopée de nos ancêtres en Haute-Provence de Priscilla Parard

– L’aventure Flora armorica ; collectage ethnobotanique en Bretagne d’Isabelle Mazo, Élise Charpentier, Josiane Le Guern & Viviane Carlier

– Ethnobotanique et herboristerie paysanne ; savoirs de la médecine végétale populaire de Carole Brousse

et les rubriques :
– Lectures ; recensions d’une sélection de livres
– Échos des sciences ; Actualités scientifiques du monde végétal
– En bref ; Formations à l’ethnobotanique

Numéro en vente sur le site de la revue.

 

Les nourritures agro-forestières

Émission » On en parle pas la bouche pleine » avec Geneviève Michon, radio France Culture, 17.12.2017

Pourquoi les vaches mangent des arbres et les cochons des glands même s’ils ne sont plus des sangliers ? Pourquoi les poules préfèrent l’ombre ?

Donc, pour l’intervention, on pourrait partir de ces nourritures agroforestières, ces délices que nous donnent les arbres quand les paysans les intègrent dans leurs champs : veaux, vaches, cochons, durians. Mais aussi café, cacao, et les épices qui vont avec : café à la cardamome des agroforêts du Karnataka, chocolat au poivre des agroforêts de Sumatra, avec pincée de cannelle et un tout petit clou de girofle. L’odeur de cathédrale des agroforêts à Damar, ça ne se mange pas, mais ça nourrit l’âme. Et tous ces petits fruits oubliés des haies au nom de confiture ancienne ou de liqueur de grand-mère : cornouilles, gratte-cul, pommettes, prunelles.

Pourquoi les vaches mangent des arbres et les cochons des glands même s’ils ne sont plus des sangliers ? Pourquoi les poules préfèrent l’ombre ? Pourquoi est-il recommandé de porter un casque lorsque l’on va cueillir son durian ? Pourquoi l’agriculture intensive a détruit les haies et nous a rendus dépressifs ?

Émission à ré-écouter ici.

Acacias et agropasteurs sahariens : façonnage d’un terroir et enjeux de conservation

Article de Julien Blanco, Mohamed Alifriqui, Kamil Hassan, Didier Genin et Geneviève Michon paru dans Mohamed Berriane; Geneviève Michon. « Les terroirs au Sud, vers un nouveau modèle ? : une expérience marocaine », IRD, p. 97-109, 2016

Au Sud-Ouest du Maroc, présentation des grandes lignes de l’intégration des acacias dans un système agro-pastoral traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (884.43 Ko) sur le site de l’IRD.

Le poivre, de l’Antiquité à l’époque moderne : un luxe populaire ?

Colloque international, Ecole normale supérieure, Campus Jourdan, Grand amphithéâtre – 48 boulevard Jourdan
Paris, France, 23-25 novembre 2017

Le poivre – dont la circulation et le commerce font l’objet du colloque – est un produit phare et un bon marqueur archéologique des échanges. Le poivre a déjà donné lieu à de nombreuses études, mais celles-ci restent le plus souvent segmentées d’un point de vue chronologique et géographique. Prenant comme point de départ la période antique, notre recherche entend s’inscrire dans la longue durée des échanges entre la Chine, l’Inde et secondairement l’Insulinde, et le monde méditerranéen, en multipliant les comparaisons entre les époques. En décloisonnant l’étude du commerce du poivre nous visons à repérer les évolutions et les déplacements significatifs et à faire progresser les connaissances et la réflexion sur des pans encore mal connus de la question.

Voir le programme ici.