ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Notion de paysage

Débattre du paysage. Enjeux didactiques, processus d’apprentissage, formations

Colloque international, Hépia, Genève, 25-27 octobre 2017

Ce colloque s’adresse aux étudiants, enseignants, formateurs, enseignants-chercheurs, chercheurs, acteurs du paysage impliqués dans des formations ou intéressés par les questions liées au paysage. Le principal objectif du colloque est d’interpeler des sphères qui ont peu l’habitude de se rencontrer : enseignement du premier ou du second degré, école de paysage, université, administration, filière d’enseignement professionnelle, réseaux d’éducation à l’environnement, associations, formation continue, bureau d’étude, gestionnaires des collectivités territoriales ou des espaces protégés, décideurs locaux ou élus,… pour échanger sur cet objet commun et sur les enjeux éducatifs qu’il soulève.

Ce colloque est organisé dans le cadre d’un programme de recherche financé par le Fonds national suisse de la recherche (FNS) : « Didactique du paysage. Mutualisation des expériences et perspectives didactiques à propos des controverses paysagères », qui regroupe une équipe internationale d’une dizaine de chercheurs et de formateurs autour des enjeux didactiques du paysage.

Programme et inscriptions ici.

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Garden plants dynamics at urban fallow land interfaces : influence of local versus landscape factors

Article (en anglais) de Audrey Marco, Sébastien Oliveau, Nicolas Pech, Thierry Dutoit, Valérie Bertaudiere-Montes paru dans Salzburger Geographische Arbeiten, 2008, pp.25-41

Rural areas have been subjected to a strong pressure of urbanization which reorganizes landscape mosaics in creating new ecological interfaces: garden/fallow land. These latter are the place of specific floristic dynamics through the movement of cultivated plants from garden to neighboring habitat. In order to understand these ecological processes, the pool of cultivated plants was firstly characterized in Mediterranean gardens. Then, the escaped garden plants and the factors explaining their presence in post-cultural fallow lands were identified with a spatial analysis of two hierarchical levels: the local structure of fallow lands is related to a well adapted pool of escaped garden plants to the Mediterranean climatic and edaphic constraints. The species richness of escaped garden plants in fallow lands was also mainly associated with four landscape variables (41%) corresponding to the proximity and the density of gardens and the openness of landscape around the fallow lands. The dispersal process occurs mainly over short distance. Three local factors related to vegetation structure and topo-edaphism conditions explain 4,8% of total variation. The set of these results highlight that in urbanized landscapes garden plants dynamics are more determined by the composition of landscape through the organization of introduction sites than ecological conditions within establishment sites.

Article intégralement accessible en version PDF (2.1 Mo) sur Hal-Shs.

Effervescence patrimoniale au Sud. Entre nature et société

Ouvrage, Dominique Juhé-Beaulaton, Marie-Christine Cormier-Salem, Pascale de Robert et Bernard Roussel (dir.), IRD Editions, coll. Latitudes 23, Marseille, 2013.

Dans les pays du Nord comme dans ceux du Sud, la patrimonialisation de la nature connaît actuellement un engouement de plus en plus vif. Des espèces aux espaces, des pratiques aux savoirs, les champs du patrimoine ne cessent de s’étendre, de se diversifier, et les processus de patrimonialisation de se multiplier : les populations locales interviennent de plus en plus fréquemment dans les démarches d’identification, de reconnaissance, de réhabilitation et de valorisation de leur patrimoine.

Cette mise en patrimoine s’accompagne cependant souvent de conflits de représentations ou d’intérêts. Les acteurs locaux questionnent notamment les objectifs des instruments de réglementation ou de qualification et s’inquiètent de la multiplication des normes et obligations qui accompagnent la culture imposée d’une plante, la mise en place d ́une indication géographique ou la création d’un parc national.

Cet ouvrage pluridisciplinaire met l’accent sur les nouveaux types de patrimoines (cultivars, pratiques gastronomiques, savoirs et savoir-faire locaux, etc.) et les nouveaux instruments de mise en valeur du patrimoine, naturel et culturel. Sont en particulier analysés les jeux d’acteurs, du local au global, les recompositions sociales, les réorganisations spatiales et institutionnelles, dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux en pleine mutation. Il offre un état des lieux actualisé et original sur les dangers de la patrimonialisation, ses limites et ses dérives.  

Extraits de l’ouvrage accessible sur Open Edition Books.

Redécouvrir le tilleul des Baronnies provençales

Le Parc naturel régional des Baronnies provençales, en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Alpin de Gap-Charance, a lancé, depuis deux ans, une série d’actions visant à mieux connaître le tilleul des Baronnies provençales, ses caractéristiques botaniques et génétiques, mais aussi ses paysages et son histoire.

Dans le cadre de ce programme, grâce au soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Parc se propose de mener une enquête ethnologique portant sur le tilleul.

Date de lancement de la consultation : 28 octobre 2016
Date de réception de validité des offres : 2 décembre 2016 à 12 heures

Si vous souhaitez consulter le règlement de consultation, il est ici.

Des micro-paysages ambigus : les ronds-points. Recherche exploratoire

Rapport de Henry Torgue, Philippe Mouillon, Maryvonne Arnaud, Emilie Lapraz et Bénédicte Motte, Ministère de la culture et de la communication; Direction de l’architecture et du patrimoine; Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère; Bureau de la création architecturale, du paysage et du cadre de vie ; CRESSON. 2006, 120 p.

Le premier temps du travail s’est concentré sur une phase documentaire permettant de resituer la prise en compte des ronds-points par les diverses analyses du paysage, et sur une phase plus théorique destinée à préciser les concepts sur lesquels s’appuie notre recherche. Une nomenclature typologique dégage les grands principes de représentation observés : Les citations de paysage, les emblèmes locaux, les allégories identitaires, Les expressions de l’incongru populaire, les citations médiatiques, les œuvres d’art, les réalisations calendaires… Le second temps développe une enquête sur les représentations et les systèmes d’acteurs à partir de six situations emblématiques de la région Rhône-Alpes : Chabeuil (Drôme), Saint Égrève et Sassenage (Isère), Saint Jean de Maurienne et La Motte Servolex (Savoie), Annemasse (Haute- Savoie). Pour chacune d’elles, un protocole d’enquête a été mis en place aboutissant à un corpus d’entretiens avec les acteurs impliqués dans son processus de décision et de réalisation. Une analyse en dégage les lignes de force. En plus des notions-clés de la problématique générale (théorie du paysage, fonction du symbolique et des représentations) notre objectif a également été de resserrer les pivots théoriques autour des questions apparues en cours d’enquête, comme les images de l’identité, les expressions du local et du présent, ou encore les stratégies d’occupation de l’espace. Le troisième temps de ce projet se concentre sur une réflexion plus directement artistique et qui interpelle l’imagination. Des propositions libres mais situées sur les mêmes lieux sont développées à différentes échelles paysagères. Elles proposent d’autres repères, engagent de nouvelles lectures de ces mêmes espaces, de leurs contraintes et de leurs capacités imaginaires.

Rapport intégralement accessible en version PDF (4.62 Mo) sur Hal-Shs.

La mise en ordre écologique des parcs urbains. Savoirs, pratiques et paysages. Exemple d’un grand parc francilien

Thèse de Marine Legrand, Anthropologie sociale et ethnologie, Muséum national d’Histoire Naturelle (Paris, France), 2015,  419 p.

En France, l’intérêt des collectivités locales pour la gestion écologique des parcs et jardins s’est structuré dans les années 1980. Cela conduit à la création d’un nouveau modèle paysager, qui traduit la rencontre, dans les territoires urbains, de deux dynamiques, la transformation de l’aménagement urbain sous le regard des sciences biologiques, et celle de l’élargissement du spectre de la conservation de la nature à l’aune de la biodiversité urbaine. L’objectif de cette thèse a été d’analyser les rapports entre pratiques locales, construction des savoirs et production du paysage, autour de la tentative d’une collectivité locale de faire cohabiter dans un même espace loisirs urbains et conservation de la biodiversité. Cette réflexion s’appuie sur une étude de cas en Seine-Saint-Denis, où c’est sous le terme de « gestion harmonique » que le Conseil général a affiché son intérêt pour la biodiversité urbaine. Ce modèle a formé le point focal d’une enquête ethnographique centrée sur un parc d’environ 400 hectares construit dans les années 1960, dont la gestion a changé suite à un conflit autour de la préservation d’un étang. Celui-ci accueille aujourd’hui 2 millions de visiteurs par an. L’intérêt les acteurs naturalistes locaux pour les espèces rares d’oiseaux et d’amphibiens qu’il abrite, lui vaut finalement d’être désigné comme site Natura 2000. L’histoire de la construction du parc est étroitement liée à l’influence de l’idéologie hygiéniste sur l’aménagement de la banlieue de Paris. La redéfinition de l’action publique et son appropriation de la question de la biodiversité comme objectif de gestion constitue un tournant par rapport à cette historie, au travers d’un remplacement du modèle paysager institutionnel des espaces verts par un nouveau modèle institutionnel, celui de l’espace naturel urbain, dont la gestion emprunte à l’horticulture et à la restauration écologique. La redéfinition du statut des lieux se traduit par des modes de sélections nouveaux des savoirs et des pratiques légitimes, à l’aune de l’écologie scientifique. La rationalisation de l’action publique en faveur de la biodiversité s’accompagne de déplacements des contraintes qui pèsent sur les pratiques citadines, et produisent de nouveaux dispositifs de surveillance qui restent néanmoins toujours lacunaires.

Thèse intégralement accessible en version PDF (23.86 Mo) sur Hal-Shs.

Bois de construction et ressources forestières dans les Alpes du sud au IIe millénaire : dendrochrono-écologie et archéologie

Thèse de Lisa Shindo, Sciences de l’Homme et Société, Aix-Marseille Université, 2016, 942 p.

L’étude des pièces de bois de construction permet de dater le bâti vernaculaire (fermes, granges, pressoirs à vin, moulin, pont…) et de préciser les variations temporelles des relations entre les sociétés humaines d’une part, et la ressource-bois et la forêt d’autre part. La zone d’étude est la vallée de la Durance, depuis le Briançonnais jusqu’à la région de Riez et, plus généralement, les Alpes françaises du sud. Le cadre temporel retenu comprend les époques médiévale, moderne et contemporaine, périodes pour lesquelles l’effectif du matériel étudiable est très élevé. Le premier objectif est une meilleure connaissance du patrimoine bâti, au moyen de la dendrochronologie. Les types de bois mis en œuvre (essence, âge, calibre) ainsi que les phases d’abattage et de construction sont mises en évidence. Dans un contexte de changement de l’occupation humaine et d’aménagement du territoire, le développement de ce type d’étude est essentiel pour conserver les traces historiques de ce patrimoine fragile, témoin d’une société montagnarde en relation forte avec son environnement, spécialement forestier. Le deuxième objectif est de développer la compréhension de la relation entre le bâti et la forêt. Cette relation entre les populations humaines et la forêt ressource pose la question de l’état des forêts des Alpes et de la forêt comme ressource au cours du dernier millénaire. L’histoire de l’occupation humaine dans les Alpes françaises du sud est ainsi questionnée. Pour répondre à la problématique, l’interdisciplinarité a été une nécessité. Un dialogue avec des historiens, archéologues, forestiers, informaticiens, charpentiers, anthracologues, gestionnaires, ingénieurs et ouvriers dans la construction et la restauration a été instauré. Et, la dendrochronologie a servi de creuset à la mise en œuvre d’une approche interdisciplinaire, dans le but de dépasser les limites de chaque discipline.

Thèse intégralement accessible en version PDF (85,85 Mo) sur Hal-Shs.