ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Les végétaux et la ville

La carte des arbres fruitiers urbains en cueillette gratuite

Emission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 24.04.2017

Un site localise les arbres fruitiers dont on peut glaner les fruits. Il fonctionne grâce aux informations fournies par les mairies les collectivités et les particuliers. En habitant en ville, on finit par oublier les ressources dont nous disposons sur place. Falling Fruit est une carte collaborative qui localise les arbres fruitiers de la planète dont on peut récupérer gratuitement les fruits. Plus d’un million d’endroits sont recensés dans 104 pays et 5622 villes. Dans le panier du site on trouve 1798 espèces d’arbres fruitiers. 

A ré-écouter ici.

L’habiter citadin interrogé par l’agriculture urbaine

Thèse de Paula Nahmias, Géographie. Université Rennes 2, 2017, 409 p.

Dans le cadre d’une recherche en géographie sociale, cette thèse s’intéresse aux agricultures urbaines, particulièrement à celles pratiquées ou vécues par les citadins : agriculture professionnelle formant les paysages périurbains, agriculture de proximité en circuits courts, agriculture de loisirs, jardins familiaux et jardins partagés, espaces publics mis en production. Sur la base de critères de localisation, de fonctionnalités réciproques et de gouvernance métropolitaine, nous avons proposé une définition de l’agriculture urbaine qui intègre de manière constructive les espaces intra- et périurbains, les agricultures professionnelles et non professionnelles, les espaces agricoles privés, publics et auto-appropriés.La réflexion a été menée dans la ville de Rennes, en Bretagne, sur la base d’études exploratoires, d’observation participante et de douze entretiens approfondis avec des citadins jardiniers qui vivent le rapport ville campagne en termes d’activités productives mais aussi de sociabilités, de pratiques alimentaires et d’initiatives agro-écologiques. Les principaux résultats de la thèse sont au nombre de quatre. Premièrement, la description détaillée des modes d’investissement de l’espace-enjeu que représente aujourd’hui la nature productive dans la ville. Deuxièmement la mise en évidence, grâce à une approche topologique et à la cartographie associée, de la richesse des espaces vécus des habitants-jardiniers, espaces vécus qui dépassent largement le seul jardin du moment. Troisièmement, les « réseaux polytopiques » construits par les expériences agricoles des citadins, facteurs de questionnement non seulement sur les modes d’agriculture mais aussi sur l’alimentation et sur leur contribution à la construction de la ville. Quatrièmement, la production agricole construite comme une fonction urbaine qui renouvelle les modes d’habiter en reconnectant l’habitant à son milieu, par une déclinaison d’« attitudes jardinières » : « jardinier malin », « jardinier rurbain » et « jardinier militant ».

Thèse en accès intégral, version PDF (20.4 Mo) sur Hal-Shs.

Angers, Nantes et Strasbourg sacrées villes les plus vertes de France

Article de Laetitia Van Eeckhout, Le Monde, 14.03.2017

« Dans le palmarès publié le 14 mars par l’Union nationale des entreprises du paysage et Hortis, Angers décroche la palme de la ville la plus verte de France. Elle est suivie de Nantes et de Strasbourg.

Deuxième consécration pour Angers : comme dans leur premier palmarès de 2014, l’Union nationale des entreprises du paysage (UNEP) et Hortis, organisation professionnelle des responsables d’espaces verts en ville, ont consacré, mardi 14 mars, la préfecture du Maine-et-Loire, « ville la plus verte de France ». Elle est talonnée par Nantes et Strasbourg, qui détrône Limoges à la troisième place. Paris est classée au quatorzième rang.

Ce palmarès s’appuie sur une enquête, réalisée de juillet 2016 à janvier 2017, auprès des 50 villes les plus peuplées de France, à partir des données publiques et des questionnaires remplis par les services des espaces verts des municipalités concernées.

« Avec près de 100 mètres carrés d’espaces verts par habitant – loin devant la moyenne nationale de 48 mètres carrés – Angers fait figure d’exception. Les espaces verts publics (hors forêts) couvrent plus de 14 % de la superficie de la ville », notent l’UNEP et Hortis. Avec son Agence 21 pour la biodiversité, « Angers s’est fixé des objectifs ambitieux pour lutter contre toute disparition de faune et de flore sur son territoire », ajoutent-ils. Quelque 300 mini-jardins ont été créés, ainsi que 50 « greenpods », jardinières installées sur la voirie et entretenues par des collectifs d’habitants et de commerçants… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Des tomates sur le toit de la Poste

Emission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 14.03.2017

Sophie Jankowski et son association Communauté Facteur Graine aménagent au mieux le toit terrasse de 700 mètres carrés du centre de tri de la porte de la Chapelle mis à leur disposition par le Groupe La Poste. Aidées par des postiers aux mains vertes, elles agencent au mieux les lieux pour y faire cohabiter toutes sortes de fruits et légumes selon le principe de la permaculture. Un poulailler devrait aussi trouver sa place. Sans oublier des épouvantails créés avec les gens du quartier.

Sophie Jankowski du groupe La poste au micro d’Emmanuel Moreau.

Emission à ré-écouter ici.

 

La RATP étudie un projet de végétalisation du métro

Article de Lisa Burek paru dans Le Monde, 1.03.2017

« Des espaces verts dans le métro pour améliorer la qualité de l’air et l’environnement dans les stations ? C’est l’idée lancée par Susana F. dans le cadre de la consultation citoyenne lancée le 2 novembre 2016 par la RATP. « Il paraît que la qualité de l’air qui circule dans le métro parisien est plus qu’irrespirable : pourquoi ne pas investir dans les plantes dépolluantes ? En plus d’être utiles, elles mettront un peu de couleurs dans les stations », écrit-elle dans sa proposition plébiscitée par les voyageurs. L’idée a récolté le plus grand nombre de voix, 6 133 sur un total de 47 795 votes.

La consultation citoyenne avait été lancée le 2 novembre 2016 par la RATP pour « améliorer ses services ». Au total, 2 211 idées ont été proposées parmi lesquelles la RATP en a choisi 15, selon des critères de faisabilité (technique, financière, juridique) et d’originalité. Elle n’a pas retenu les idées déjà en cours de développement, celles qui contraignaient la sécurité du réseau ou qui touchaient au financement des transports (comme la suppression totale de la publicité).

Les Franciliens ont voté pour n’en garder que cinq, que la RATP s’est engagée à réaliser. Outre les espaces verts, les votants ont demandé des purificateurs d’air dans les stations, contre les mauvaises odeurs, une amélioration des accès aux gares grâce à des ascenseurs ou des rampes à bagages, une application RATP hors connexion et des indications de sorties sur les sites et applis… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

La révolution des urbainculteurs

Émission de radio « De causes à effets, le magazine de l’environnement », radio France Culture, 19.02.2017

Près de 80% de la population française est citadine. Mais depuis quelques années, le béton fleurit. Ou du moins, certains s’attellent à rendre nos rues et nos modes de vie plus verts. Nous les appellerons, les urbainculteurs, et ce sont eux, qu’Aurélie Luneau reçoit.

La ville gagne, la vie citadine est le quotidien d’une majorité d’humains sur terre, un environnement « béton » qui a tendance, depuis une quinzaine d’année, à se verdir et à fleurir bon… à une époque où la qualité de l’environnement et les questions de santé publique sont devenues un moteur en ce domaine !

Dans le monde entier, des hommes et des femmes jouent les innovateurs, imaginent la campagne à la ville, entendent se nourrir autrement et parviennent à faire vivre une production agricole au coeur des villes. Des urbainculteurs d’aujourd’hui que la canadienne Jennifer Cockrall-King a rencontrés, parcourant le monde, à la découverte des fermes verticales, des balcons-potagers, des ruches sur les toits, des vignobles urbains, des jardins communautaires… Une nouvelle économie qui répond à une réelle attente !

Avec aussi, Eric Duchemin, professeur à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Québec, et rédacteur en chef de la revue Vertigo, Florence Chaumontet, présidente de l’association Jardins Malins, du 13ème arrondissement de Paris, et Sébastien Goezler, co-fondateur de Vergers Urbains, urbaniste indépendant, spécialisé en permaculture urbaine.

Émission à (re) écouter ici.

Le permis de végétaliser pour fleurir son trottoir

Émission « L’esprit des initiatives », radio France Inter, 06.02.2017

Des permis de végétaliser sont délivrés par les mairies aux habitants qui souhaitent planter sur l’espace public. Il est possible d’embellir sa rue avec des fleurs et des légumes à condition d’obtenir de la Mairie un permis de végétaliser. A Paris, celui-c i s’accompagne d’une charte qui encadre ces cultures. Il est par exemple interdit de cultiver des choses illicites, d’utiliser des pesticides et des tondeuses à gazon… Elle incite aussi à redistribuer les produits aux habitants.

Émission à (re) écouter ici.