ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Les végétaux dans l'Histoire

Le poivre, de l’Antiquité à l’époque moderne : un luxe populaire ?

Colloque international, Ecole normale supérieure, Campus Jourdan, Grand amphithéâtre – 48 boulevard Jourdan
Paris, France, 23-25 novembre 2017

Le poivre – dont la circulation et le commerce font l’objet du colloque – est un produit phare et un bon marqueur archéologique des échanges. Le poivre a déjà donné lieu à de nombreuses études, mais celles-ci restent le plus souvent segmentées d’un point de vue chronologique et géographique. Prenant comme point de départ la période antique, notre recherche entend s’inscrire dans la longue durée des échanges entre la Chine, l’Inde et secondairement l’Insulinde, et le monde méditerranéen, en multipliant les comparaisons entre les époques. En décloisonnant l’étude du commerce du poivre nous visons à repérer les évolutions et les déplacements significatifs et à faire progresser les connaissances et la réflexion sur des pans encore mal connus de la question.

Voir le programme ici.

Publicités

Les voies suivies par le chanvre dans sa conquête du Maghreb

Article de Jamal Bellakhdar paru dans la Revue Hespéris-Tamud, volume LII, fascicule 2, 2017

Donnant suite à un précédent article qui faisait le point, dans cette même revue, des connaissances actuelles sur l’introduction du chanvre au Maghreb, l’auteur revient dans la présente note sur les voies et modalités empruntées par cette espèce pour s’établir durablement dans le sous-continent. Trois voies sont tour à tour évoquées : 1/ la voie méditerranéenne, durant l’Antiquité, dans le sillage des Phéniciens et des Carthaginois, qui développèrent la culture de la variété sativa textile dans tout l’espace qu’ils contrôlaient. 2/ la voie de l’Égypte, ce pays ayant été la porte d’entrée par laquelle, dans la foulée des confréries mystiques, se diffusèrent en Afrique du Nord, à partir des XIIe-XIIIe siècles, des pratiques extatiques s’accompagnant souvent de consommation de la variété indica du cannabis qui fut très vraisemblablement introduite à ce moment-là. 3/ la voie sahélienne qui amena des souches africaines de chanvre indien dans les oasis sahariennes, à une époque plus tardive (XVIIe ou XVIIIe siècle), et très vraisemblablement aussi au nord du Sahara, un peu plus tard.

Cet article apporte un complément de données à la précédente étude parue dans la même Revue Hespéris-Tamuda, vol. XLVIII (2013) : pp. 107-141 : JAMAL BELLAKHDAR, “L’HISTOIRE DU CHANVRE AU MAGHREB”, téléchargeable en accès libre sur : http://www.hesperis-tamuda.com/index.php/derniers-numero/numero-2013/337-6

Pour se procurer l’article en tiré à part numérique, demande adressée à l’auteur sur Tela Botanica.

 

Regard pluriel sur les plantes de l’héritage arabo-islamique en France médiévale

Article de Marie-Pierre Ruas, Perrine Mane, Carole Puig, Charlotte Hallavant, Bénédicte Pradat, Mohamed Ouerfelli, Jérôme Ros, Danièle Alexandre-Bidon,  Aline Durand paru dans Richarte Catherine, Gayraud Roland-Pierre et Poisson Jean-Michel (dir.). « Héritages arabo-islamiques dans l’Europe méditerranéenne », La Découverte, Paris, 2015, pp.347-376

Après la conquête musulmane d’une partie de l’ex-Empire romain occidental, plusieurs plantes d’origine africaine et orientale ont enrichi le patrimoine agroalimentaire des élites de l’Europe médiévale. A partir de travaux fondés sur une étude critique des données textuelles, bioarchéologiques, iconographiques et textuelles, il s’agit de réfléchir à la notion d’arrivée, de perception, d’introduction et d’intégration de ces plantes dans le patrimoine agraire, arboricultural et alimentaire de l’Occident médiéval. C’est ainsi que l’histoire de 21 plantes alimentaires de ce patrimoine agrovivrier est retracée sur la longue durée. 

Article intégralement accessible en version PDF (3.81 Mo) sur Hal-Shs.

Le jardin potager, un petit monde

Exposition, musée de l’Image d’Epinal (France), 19 mai 2017-5 novembre 2017

S’appuyant sur les images anciennes de ses collections, saint Fiacre, patron des jardiniers, les images de l’enfance « Les petits jardiniers », des gravures, des peintures fin 19e siècle d’Adan ou de Saintin mais aussi des œuvres de Robert Doisneau, Joan Fontcuberta, ou Sébastien Gouju, l’exposition proposera un regard sur le jardin.

Espace d’apprentissage, de métissage, d’innovation, école de persévérance et de patience, il est aussi un lieu où se retrouvent amis ou ennemis, victoire et désillusion, tradition et expérimentation… un petit monde.

Entre imagerie ancienne / beaux-arts / musique / littérature / cinéma / photographie / art contemporain

Voyagez parmi les oeuvres de Robert Doisneau / Joan Fontcuberta / Sébastien Gouju / Sanna Kannisto / Florence Paradeis / Jacqueline Salmon

Et aussi Adan / Saintin / La Quintinye / Offenbach / Debussy / …

Informations sur le site du musée et lire cet article du Monde.

La culture du riz dans le delta du Tonkin

Ouvrage de René Dumont, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Prince of Songkla University, Paris, 1995, 596 p.

C’est en Indochine, dans les rizières du Tonkin – le nord de l’actuel Vietnam – que le célèbre agronome a débuté sa carrière en 1929. Au terme de trois années de terrain, il a acquis une connaissance rare de la situation agricole régionale.
Dans une langue limpide. René Dumont nous fait découvrir avec profondeur et force l’une des civilisations du riz, aliment vital et élément culturel primordial au Vietnam et dans toute l’Asie du Sud-Est où « manger le riz » signifie « se nourrir ».
Rien n’y manque descriptions techniques, analyses agronomiques, observations économique s et sociologiques, réflexions politiques et sur le développement – confirmées par les faits – se conjuguent avec bonheur pour former un témoignage exceptionnel par sa densité et sa modernité. Cet ouvrage de référence n’avait jusqu’à présent jamais été réédité. Augmente d’autres écrits de l’auteur sur le Vietnam, il est illustré par des photographies anciennes et des cartes d’époque.
Pour la première fois, la bibliographie de René Dumont – près de mille dent cents litres publiés et inédits présentée ici comme un hommage à ce personnage hors du commun.

Ouvrage intégralement accessible sur OpenEdition Books.

Revue Archéopages. Jardins

Revue Archéopages, n°37, avril 2013

Que les jardins soient privés ou publics, laïcs ou religieux, leur construction relève de modèles, de mode, d’innovations agronomiques et technologiques. Comment leurs architectes les articulent-ils avec le bâti ? Comment composent-ils avec les contraintes naturelles ? Quelle est la pérennité de ces installations ? Et pour quels usages les édifie t-on ?

Numéro en accès intégral et libre sur le site de la revue.

Défendons les fruits défendus

Émission « On ne parle pas la bouche pleine », radio France Culture, 04.06.2017

Défendons les cépages interdits et les fruits oubliés… Quand au19ème, le mildiou ruine le vignoble occitan les viticulteurs implantent des cépages venus d’Amérique : le noah, le clinton, l’herbemont, l’isabelle, le jacquez et l’othello, ces vieux cépages vont servir de porte greffe mais s’ils vont sauver le vignoble ils nous apportent un puceron : le phylloxera. En 1934 pour lutter contre la surproduction on prétend que ces cépages rendent fou ils sont interdits. Les Cévennes des camisards résisteront à ces interdictions.

Avec Dominique Garrel, président de lassociation Fruits Oubliés Réseau.

Emission en ré-écoute ici.