ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Les végétaux dans l'Histoire

Peindre l’arbre au Moyen Âge. Les herbiers enluminés de la Bibliothèque nationale de France.

Billet de Alice Laforêt paru sur le Carnet L’histoire à la BnF, 10.05.2017

« Du poirier familier au mythique arbre à baume, en passant par l’exotique grenadier ou le figuier fertile, de nombreuses essences d’arbres peuplent les pages des herbiers médiévaux. Mais qu’est-ce qu’un arbre dans le savoir médiéval ? Comment définir cette catégorie du monde végétal, et quelles sont les plantes qui y appartiennent ? Ces questions, auxquelles les botanistes actuels n’ont toujours pas donné de réponse définitive, taraudent déjà les naturalistes médiévaux. Les longues listes de plantes dressées dans les ouvrages scientifiques sont structurées selon des logiques internes qui reposent sur l’emploi de la nomenclature. Le monde végétal est scindé en deux grandes catégories que sont les arbres (arbor) d’une part et les herbes (herba) de l’autre. À cette distinction fondamentale s’ajoutent les arbustes (arbustum), arbrisseaux (frutex) et autres buissons. Déterminer ce qui relève de telle ou telle catégorie constitue néanmoins un enjeu de taille… »

Lire l’intégralité du billet sur le carnet.

La vulnérabilité de la forêt provençale face aux incendies : naissance d’une notion (fin XIXe siècle)

Article de Martine Chalvet paru dans VertigO, vol. 16 n°3, décembre 2016

Au XIXe siècle, la notion de vulnérabilité environnementale n’est pas encore définie. Pourtant, l’idée de vulnérabilité des forêts face aux incendies en Provence commence à apparaître. L’article cherche à comprendre pourquoi et comment, les incendies sont perçus comme « un fléau » dans le nouveau contexte économique et technique de l’exploitation des lièges et de la gemme. Dans les années 1860, cette nouvelle perception des incendies entraîne la mise en place de groupes de pression efficaces. Les notables provençaux, comme Charles de Ribbe, et l’administration des Eaux et Forêts, dirigée par Henri Faré, se battent pour obtenir l’élaboration d’une politique publique et la reconnaissance d’une spécificité régionale des Maures et de l’Esterel, désormais appelés « la région du feu ». Dans le contexte scientifique et libéral de la fin du XIXe siècle, que recouvre véritablement cette nouvelle idée de vulnérabilité ? Quels acteurs construisent ce nouveau discours ? Quelles politiques et quelles législations sont proposées ? Et avec quel succès ?

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

Produits oubliés, produits menacés, produits disparus Causes et mécanismes du déclin, XIVe-XXIe siècle

Colloque international, Université Bordeaux Montaigne, 4-6 avril 2017

Dans le cadre du programme TERESMA qui s’intéresse aux liens entre produits de terroirs, territoires, espaces et marchés hier et aujourd’hui, ce colloque se propose d’essayer de comprendre les causes et les mécanismes du déclin de certains produits du XIVe au XXIe siècle. Si l’histoire et les sciences sociales en général se sont beaucoup intéressées aux success stories, aux produits qui ont réussi à se diffuser largement, à s’inscrire dans la durée, à assoir leur notoriété et à entraîner la croissance de secteurs économiques, d’entreprises ou de territoires, l’échec peut lui aussi être un objet historique permettant de mettre en lumière les transformations économiques, sociales et culturelles d’une époque et d’un espace. Étudier les multiples processus de déclin, de la menace latente sur un aliment à sa disparition définitive, conduit ainsi à interroger les choix alimentaires et leurs contraintes, les orientations du secteur agro-alimentaire ou les politiques menées dans ce domaine.

Programme sur le carnet de Teresma.

Archéopages 43 – Médecines

Revue, Inrap, ed. Faton, n°43, 2016

Comment l’archéologie peut-elle faire le lien entre ce qui est vécu à un moment donné comme une maladie, une atteinte physique ou mentale, contre laquelle on doit se prémunir, ou se défendre, à titre individuel ou social, et les remèdes choisis pour ce faire ? Parce qu’elle a accès directement ou indirectement aux traces de nombreuses manières de soigner d’ordre très divers : l’instrument, la pharmacopée, le rite, le parcours, le mot, le geste…

Sommaire

Éditorial
Dominique Garcia

Quand se soigner, c’est croire. Les ex-voto anatomiques, témoins des appels aux dieux dans les processus de guérison
Stéphanie Raux

Le sanctuaire antique du site des Jacobins au Mans. Des eaux pour guérir et pour maudire
Pierre Chevet

Un objet prophylactique ? L’intaille en argent de Mandeure
Bérangère Fort

Au fil de Sirona… la déesse de Mediolanum/Mâlain. Nouvelles données épigraphique et iconographique
Marie-Agnès Widehen, Michel Kasprzyk

Nouvelle documentation épigraphique à Mâlain. Se soigner à Fanum Martis dans l’Antiquité. Les enseignements de l’instrumentum
Bérangère Fort, Nicolas Tisserand
avec la collaboration de Jennifer Clerget, Raphaël Clotuche

Le verre dans la sphère médicale. Une utilisation plurielle de l’Antiquité au Moyen Âge
Lydie Joan

Plantes médicinales et régime alimentaire. Les nonnes de Clairefontaine au XVIIIe siècle
Sidonie Preiss

Autopsies à l’Hôpital Général de Dijon (1785-1841). Le cimetière du « Pont des Tanneries »
Carole Fossurier

Organisation médicale pendant la première guerre mondiale. L’exemple de l’hôpital américain de Saint-Parize-le-Châtel
Nicolas Tisserand, Alexandre Coulaud

Remèdes et médicaments au début du XXe siècle. L’apport d’un dépotoir de la métropole lyonnaise
Stéphane Brouillaud, Alban Horry

Débat : Le médecin face à l’homme
Joël Chandelier, Denis Roland

Numéro en vente sur le site de l’Inrap.

Une histoire des plantes médicinales. La colonisation du savoir

Émission « La fabrique de l’histoire », cycle « Histoire des remèdes et des médicaments« , radio France Culture, 13.03.2017

Après un nouvel épisode de la « fabrique de la guerre froide » consacré à la chute de Saïgon, nous recevons Samir Boumediene qui, dans une thèse publiée sous le titre « La colonisation des savoirs » (Ed. des mondes à faire ) s’interroge sur ce que la découverte du Nouveau Monde a changé dans le rapport des européens aux médicaments. Mais cette histoire est bien plus complexe qu’il n’y paraît car on y parle de décoctions indiennes, de commerce mondial de quinquina, de conflits entre souverains européens pour s’accaparer de nouveaux remèdes et d’expérimentations pharmaceutiques.

Émission à (re) écouter ici.

 

L’homme de Neandertal accro à l’aspirine

Article de Mehr Themen paru dans la Tribune de Genève, 08.02.2017

« L’homme de Neandertal, notre cousin disparu, se soignait déjà à l’«aspirine» il y a 48’000 ans. Il mangeait en effet du peuplier qui libère une substance aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, selon une étude publiée mercredi.

Cette découverte a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs qui a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d’hommes de Neandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de Spy) et en Espagne (site d’El Sidron), ils ont entre 42’000 et 50’000 ans.

La plaque dentaire est un véritable attrape-tout: elle capture les micro-organismes de la bouche, les agents pathogènes de l’appareil respiratoire et digestif mais aussi de petits morceaux de nourriture coincés dans les dents. Lorsqu’elle se minéralise sur les dents, elle se transforme en tartre… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

La vulnérabilité de la forêt provençale face aux incendies : naissance d’une notion (fin XIXe siècle)

Article de Martine Chalvet paru dans VertigO, vol. 16, n°3, décembre 2016

Au XIXe siècle, la notion de vulnérabilité environnementale n’est pas encore définie. Pourtant, l’idée de vulnérabilité des forêts face aux incendies en Provence commence à apparaître. L’article cherche à comprendre pourquoi et comment, les incendies sont perçus comme « un fléau » dans le nouveau contexte économique et technique de l’exploitation des lièges et de la gemme. Dans les années 1860, cette nouvelle perception des incendies entraîne la mise en place de groupes de pression efficaces. Les notables provençaux, comme Charles de Ribbe, et l’administration des Eaux et Forêts, dirigée par Henri Faré, se battent pour obtenir l’élaboration d’une politique publique et la reconnaissance d’une spécificité régionale des Maures et de l’Esterel, désormais appelés « la région du feu ». Dans le contexte scientifique et libéral de la fin du XIXe siècle, que recouvre véritablement cette nouvelle idée de vulnérabilité ? Quels acteurs construisent ce nouveau discours ? Quelles politiques et quelles législations sont proposées ? Et avec quel succès ?

Article à lire librement et en intégralité sur le site de la revue.