ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de Jardins et patrimoine

Les Buttes Chaumont, le technoparc du Baron Haussmann

Reportage radiophonique, série LSD, radio France Culture, 23.01.2017

Un paysage paysager à Paris. Dans l’histoire de ce parc achevé en 1867, on croise le Baron Haussmann et ce souci d’offrir un morceau de nature aux habitants des villes. Grotte, cascades, rivières et ponts suspendus, le tout dans un mobilier en béton creux imitant des rondins de bois et des rochers.

C’est l’étonnante histoire de ce parc du 2nd Empire achevé en 1867 à côté du village de Belleville, ses principes paysagers, sa mise en scène dramatique et tourmentée faite de grotte, de cascades, de rivières, de ponts suspendus, de belvédère, le tout dans un mobilier en béton creux imitant des rondins de bois, des rochers, des pierres. Y apparaissent en contrepoint les mille et uns personnages qui le peuplent aujourd’hui : gardiens, jardiniers, paysagistes et, bien sûr, ceux qui le pratiquent, s’y promènent, y courent, le traversent.

S’intéresser à grand parc urbain, c’est retourner à ce moment où la ville changeait radicalement de visage et aux tout premiers questionnements sur la place que la modernité pouvait faire à la nature, entre paradis perdu, domestication et paysagisme obligé.

A (re) écouter sur le site de la radio.

 

Charles de Noailles et les jardins

Exposition, Fondation Civa, Bruxelles, 18.01 ou 12.02.2017

Surtout connu pour son mécénat exceptionnel vis-à-vis des courants d’avant-garde, le vicomte Charles de Noailles (1891-1981) a consacré une grande partie de sa vie aux jardins et à la botanique. Aux côtés de Lawrence Johnston, Edith Wharton ou Vita Sackville-West, il se rattache à une longue lignée d’amateurs passionnés et savants qui ont eu un rôle déterminant dans l’histoire des parcs et jardins.
Cette exposition propose de découvrir les grandes étapes du parcours “jardinier” de Charles de Noailles à travers des photographies d’époque, des planches et revues anciennes, des plans du Fonds René Pechère, des courriers inédits, des reproductions de documents précieux.
Évènement organisé dans le cadre de l’exposition Rob Mallet-Stevens. Paris – Bruxelles – Hyères par le Département Jardin, Paysage et Écosystème urbain.

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Des arbres au coeur d’une émotion. La fabrique d’un consensus patrimonial : le parc de Versailles après la tempête

Ouvrage de Véronique Dassié, Les carnets du Lahic, Ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, département pilotage de la recherche et de la politique scientifique, 2014, n°9, 223 p.

En 1999, une tempête dévaste le territoire français. Rapidement, l’attention se cristallise sur le parc du château de Versailles où de nombreux arbres multi-centenaires ont été abattus par les vents. L’enquête ethnographique menée sur cette émotion patrimoniale révèle toutes les contradictions du rapport à la nature chez nos contemporains et analyse les rouages du consensus patrimonial auquel il a donné forme. Ce carnet analyse les conditions qui ont permis la mobilisation d’une communauté d’action aussi éphémère qu’atomisée autour d’une émotion aux multiples facettes. L’histoire du parc, elle-même constitutive de la notion de patrimoine collectif, révèle l’importance de la nature pour faire culture commune.

Ouvrage intégralement accessible en version PDF (3.5 Mo) sur Hal-Amu.

Le Jardin des Deux Rives – der Garten der Zwei Ufer (Strasbourg-Kehl). L’émergence d’une centralité frontalière.

Communication de Antoine Beyer, colloque «La dimension paysagère des itinéraires culturels du Conseil de l’Europe », 15 et 16 décembre 2010, Luxembourg

A cheval sur le Rhin, entre Strasbourg et Kehl, le Jardin des Deux Rives est emblématique de l’évolution de la fonction frontalière dans un cadre européen. C’est autour d’elle que le jardin s’est constitué pour en faire évoluer la signification, instaurant un lieu de rencontre dévolu à la promenade et aux animations pacifiques dans un lieu longtemps marqué par la logique de séparation et de conflit.

Communication intégralement accessible en version PDF (769.61 Ko) sur Hal-Shs.

Les habitants et leur jardin. Relations au vivant, pratiques de jardinage et biodiversité au coeur de l’agglomération parisienne

Thèse de Mathilde Riboulot,  Paris 1 , dans le cadre de Géographie de Paris espaces, sociétés, aménagements , en partenariat avec Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS), soutenance le 15-09-2016.

Mention de thèse, document n’est pas (encore) accessible.

 

 

La ville dans ses jardins, l’urbain en bord de route

Rapport de Gregoire Chelkoff et Magali Paris, laboratoire du Cresson, 2012, 192 p.

Cette recherche propose d’évaluer l’impact urbain à grande échelle des jardins familiaux et partagés grenoblois (38) plus particulièrement dans les contextes d’urbanisation en mutation à proximité d’infrastructures de transport. Dans un espace urbain hétérogène et complexe, la proximité et la confrontation de ces fonctions (jardins et transports) créent des «chocs d’ambiances» et des situations sensibles paradoxales qu’il convient d’évaluer pour en déceler les potentialités d’évolution. En ce sens, l’approche multidisciplinaire développée porte un enjeu particulier : celui d’articuler les critères d’ambiance et ceux relevant de l’approche écologique de l’environnement. Les questions de la biocomplexité, des relations entre espaces, ambiances urbaines et pratiques sociales, de la gestion de territoires partagés entre différents acteurs et des perspectives de reconquête d’espaces en bord d’infrastructures de transport, sont ainsi au coeur de cette recherche. À partir d’un recueil ex-situ (donnés bibliographiques et entretiens réalisés avec des acteurs clefs) et in situ des jardins partagés grenoblois, d’une expérience pédagogique visant à caractériser les ambiances et les mutations potentielles des sites, il s’agit d’identifier des situations remarquables mettant en jeu les jardins familiaux ou partagés et des potentialités de développement. Ces situations sont explorées en couplant des méthodes d’observations et d’analyse empruntées aux sciences de l’homme, à l’architecture, à l’urbanisme et au paysage et aux sciences de la nature. Limitée à un territoire et construite en instaurant un dialogue entre les différents acteurs impliqués (habitants, bailleurs sociaux, services municipaux, experts, concepteurs), cette recherche a pour objectif de proposer des leviers, des modes d’actions, des stratégies de développement urbain explorant les possibilités d’une cohabitation du vivant avec son environnement en les croisant aux qualités d’ambiance vécues. Les éléments recueillis contribuent à élaborer un outil de travail transversal en cours d’élaboration, la carte des potentialités territoriale.

Rapport intégralement accessible en version PDF (13.63 Mo) sur Hal-Shs.

Entre Orient et Occident, le voyage des plantes au Moyen Âge

Nouvelle collection du Jardin des 4 carrés, Abbaye de Royaumont, 2016-2018

Créé en 2004 par Damée, Vallet & Associés Paysagistes (DVA), le Jardin des 9 carrés, évocation paysagère du monde médiéval, est conçu pour accueillir des expositions renouvelées tous les trois ans sur les plantes, leurs usages et les regards que l’on porte sur elles.

Cette nouvelle exposition végétale nous interroge sur le métissage, la traçabilité, l’hybridation et les modifications génétiques des graines.
Entre croisades, explorations de terres inconnues et échanges commerciaux, les migrations végétales à l’époque de Saint Louis nous permettent d’aborder la notion d’origine des plantes.
Peut-on parler aujourd’hui d’espèce locale ?

Voir ici une présentation du jardin.