ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Jardins et patrimoine

Ce que nos jardins disent de nous

Émission Dans quel monde on vit, radio France Inter, 21.07.2017

Camélias, roses, coquelicots… Le jardinier Alain Baraton et la paysagiste Charlotte Fauve font visiter de beaux espaces fleuris le temps d’une émission ensoleillée.

A (ré) écouter sur la page de l’émission.

Gilles Clément : « Avec la création d’un jardin, on entre dans une dimension politique »

Les Masterclasses, radio France Culture, 13.07.2017

Le jardinier, paysagiste, botaniste, biologiste et écrivain Gilles Clément revient sur les principaux concepts résultant de ses recherches et de ses réalisations associées telles que le Jardin en Mouvement, le Jardin Planétaire ou encore le Tiers-Paysage. Ayant longtemps enseigné à l’École nationale supérieure du paysage de Versailles, Gilles Clément devient en 2011 titulaire de la Chaire annuelle de Création artistique au Collège de France. Pour présenter sa proposition au Collège de France, il écrit : « Ma pratique professionnelle consiste en une activité globale où figurent la conception et la réalisation de paysages ou de jardins, l’écriture et la publication de textes liés à cette activité et la communication raisonnée de cette pratique. Ce dernier point donne lieu aux conférences, aux expositions mais aussi et surtout à une pédagogie du ‘projet de paysage’ dans le cadre d’un enseignement dispensé, notamment, à l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles ». Tout semble lié pour ce jardinier qui défend le concept de « génie naturel » permettant de mieux comprendre la nature, en exploitant sa diversité sans la détruire.

Émission à ré-écouter ici.

Le jardin extraordinaire

Reportage de Rémi Douat, émission Les Pieds sur Terre, radio France Culture, 17.07.2017 (rediffusion du 27. 05 .2011)

Coincé entre deux immeubles du 18ème arrondissement de Paris, le ravissant jardin partagé du « Square des deux Nèthes », à deux pas de la place de Clichy, est le terrain d’une petite lutte entre les jeunes fumeurs de pétards et les néo réacs ou quasi bobos. Les jeunes fumeurs de pétards viennent y prendre leurs aises et les néo réacs’ ou quasi bobos du quartier veulent les chasser pour cultiver leur jardin en paix.

A ré-écouter ici.

Jardins et jardiniers : les pieds dans la terre, la tête dans les nuages. Une anthropologie du potager

Thèse de Vincent Larbey, Sociologie. Université Paul Valéry – Montpellier III, 2013, 460 p.

Depuis le XIXe siècle en France, l’opposition entre agrément et utilitaire détermine nos représentations du jardin. Ainsi, le potager s’inscrirait avant tout dans une logique de production, à l’opposé du plaisir créatif et distingué propre au jardin d’agrément. L’observation de nombreux jardins vivriers et des manières de faire de leurs jardiniers, montre que ces jardins sont chargés d’intentions et de symboles dépassant la seule préoccupation de produire de la nourriture. C’est le cas des jardins éloignés du domicile, tels les jardins collectifs, familiaux ou partagés, mais aussi d’autres jardins, vivriers en Papouasie et en Amazonie, transitoires à New York. L’intimité du jardin, la mémoire du lieu, le « contact » avec la terre, l’autoproduction de nourriture, la dimension collective et l’exposition au regard des autres sont sources d’un fort investissement symbolique, suscitant des formes particulières d’appropriation, de sociabilité et d’expression ; une façon de concrétiser sa présence au monde, sa relation au temps, à « l’environnement », aux autres et à soi-même. Sans doute le mythe paradisiaque se construit-il sur ces aspects, dont se saisissent aussi les philosophes et les poètes. Cette recherche a également pour objet de souligner le hiatus entre la conception des jardins proposés par les collectivités publiques et les pratiques quotidiennes des jardiniers.

Thèse intégralement accessible en version PDF (77.43 Mo) sur Tel.

Revue Archéopages. Jardins

Revue Archéopages, n°37, avril 2013

Que les jardins soient privés ou publics, laïcs ou religieux, leur construction relève de modèles, de mode, d’innovations agronomiques et technologiques. Comment leurs architectes les articulent-ils avec le bâti ? Comment composent-ils avec les contraintes naturelles ? Quelle est la pérennité de ces installations ? Et pour quels usages les édifie t-on ?

Numéro en accès intégral et libre sur le site de la revue.

Appel d’offres pour une enquête ethnobotanique

La Métropole Européenne de Lille lance un appel d’offres qui  concerne la réalisation d’une enquête ethnobotanique auprès de personnes d’origine germanique, pour collecter des souvenirs de jardins dans le cadre de la création d’un 11ème jardin qui sera germanique au parc Mosaïc situé à Houplin Ancoisne.

Voir les détails ici.

Jardins de demain

Colloque international, 3-4 juillet 2017, Paris et Villetaneuse (France)

Le jardin, dans sa dimension sociale et spatiale, dans sa conception et son vécu, dans sa tradition et sa nouveauté, dans son contexte urbain, péri-urbain, rural, autorise un large champ d’interprétations.

Quels jardins nos sociétés produisent-elles aujourd’hui et quels jardins créeront-elles demain ? Ces jardins ne sont pas seulement issus de la commande publique et de l’initiative des aménageurs et des paysagistes, il résulte aussi de son appropriation par les habitants ou les passants, suscitant de nouvelles formes de sociabilité et de paysage.

Le colloque Jardins de demain examinera les différentes formes prises par les jardins qui condensent des fonctions plurielles, à la fois écologiques, muséales, sociales et productives. Le jardin devient ainsi un lieu d’expérimentation dans lequel se nouent des rapports écologique et/ou social à l’autre.

A priori lieu clos et de taille réduite, le jardin s’est souvent affranchi de ses barrières et s’entend aujourd’hui à toutes échelles. L’espace jardiné est également un espace de circulation qui contribue à la constitution du paysage urbain et à son articulation avec le périurbain, favorisant échanges et mobilité. Le jardin contemporain relève à la fois de l’espace « intégré », à l’échelle de la ville dans les plans d’urbanisation et de l’espace interstitiel (anciennes friches ou terrains vagues, jardins partagés). Il est ce lieu paradoxal qui comble l’interstice dans le tissu urbain, ou entre monde rural et urbain. « Fracture », apportant la nature en ville, il peut en même temps être conçu comme assurant une « continuité » tolérable à la ville ou une cohérence à l’échelle d’un quartier, ou encore en liant entre eux les quartiers (« ceintures », « coulées », « trames vertes »). 

Le colloque Jardins de demain a aussi pour ambition de renforcer les passerelles entre chercheurs et praticiens. Il s’agit de dépasser les frontières entre les disciplines (histoire, géographie, écologie) et les métiers liés au jardin (architecte, paysagiste, conservateur du paysage) pour faire du colloque un lieu de dialogue. Pour cela, les débats s’organiseront autour de quatre axes thématiques:

  • Axe 1 : Quels héritages pour les jardins demain ?
  • Axe 2 : Le global et le local
  • Axe 3 : Oser la marge
  • Axe 4 : Jardiner au XXIe siècle

Voir les conditions de participations et l’intégralité du programme ici.

[Info Calenda]