ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Forêt

Le séquoia millénaire « qu’on pouvait traverser » détruit par la tempête en Californie

Article de Luc Vinogradoff, Le Monde, 10.01.2017

« L’inhabituelle tempête hivernale en Californie du Nord n’a pas seulement provoqué d’importantes inondations, elle a eu raison d’un des arbres les plus impressionnants et connus de la région.

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Le Pioneer Cabin Tree était un séquoia majestueux de plus de 45 mètres qu’on pouvait traverser : son tronc avait été creusé à la fin du XIXe siècle, en faisant une attraction touristique mondiale et une icône pour les habitants du coin. Des générations de touristes et de locaux avaient traversé et retraversé le tunnel, se photographiant et laissant leurs initiales sur le tronc de 10 mètres de diamètre… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

L’homme des bois et l’homme vert. L’imaginaire de l’homme sylvestre dans la littérature et les arts

Colloque international, Université de Toulouse, 8 et 9 février 2017

Ce colloque international représente le dernier volet d’un projet de recherche engagé sur trois ans (2015-2017) et ayant pour objet l’étude diachronique et transdisciplinaire de la représentation de l’homme et de la femme sauvages. Après avoir analysé les caractéristiques physiques et morales de l’homme sauvage allogène (soit le représentant des habitants des confins de la terre, ou le barbare envahisseur, étranger à toute norme et à la civilisation) ou indigène (soit le représentant des « enfances » de la civilisation, ou l’habitant des territoires « découverts » par le voyageur-colonisateur), il s’agit à présent d’interroger des aspects spécifiques liés à l’imaginaire de l’homme sauvage : son interdépendance avec la nature « sauvage » d’une part et son caractère ambivalent et souvent instable de l’autre.

Programme et informations ici.

[Info Calenda]

Forêt, arts et culture, l’esprit des lieux

Journée d’étude du GHFF, Sorbonne (Paris), 28 janvier 2017

La journée d’études sera précédée le 27 janvier d’une soirée cinéma avec conférence. Nul besoin de présenter le film « Lady Chatterley », réalisé par Pascale Ferran en 2006. Ses nombreux prix attestent sa notoriété. Mais peu savent que ses paysages ont été filmés dans les forêts limousines. La forêt tient une place majeure et abrite plusieurs scènes essentielles. L’esprit de la forêt habite les personnages…

Le paysagiste Gilles Clément abordera l’idée d’un génie naturel des écosystèmes forestiers et les questions soulevées par leur mise en paysage. Sa contribution au choix des paysages du film de Pascale Ferran illustre les enjeux de la spatialité forestière.

Télécharger le flyer avec la totalité du programme : flyer-programme-j2-051216

 

Des arbres au coeur d’une émotion. La fabrique d’un consensus patrimonial : le parc de Versailles après la tempête

Ouvrage de Véronique Dassié, Les carnets du Lahic, Ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, département pilotage de la recherche et de la politique scientifique, 2014, n°9, 223 p.

En 1999, une tempête dévaste le territoire français. Rapidement, l’attention se cristallise sur le parc du château de Versailles où de nombreux arbres multi-centenaires ont été abattus par les vents. L’enquête ethnographique menée sur cette émotion patrimoniale révèle toutes les contradictions du rapport à la nature chez nos contemporains et analyse les rouages du consensus patrimonial auquel il a donné forme. Ce carnet analyse les conditions qui ont permis la mobilisation d’une communauté d’action aussi éphémère qu’atomisée autour d’une émotion aux multiples facettes. L’histoire du parc, elle-même constitutive de la notion de patrimoine collectif, révèle l’importance de la nature pour faire culture commune.

Ouvrage intégralement accessible en version PDF (3.5 Mo) sur Hal-Amu.

Hammams au Maroc, la forêt en surchauffe

Article de Perrine Massy et Timothée Vinchon paru dans Le Temps, 4.11. 2016

« Prisés des touristes et des locaux, les hammams marocains brûlent chaque jour des milliers de tonnes de bois. Un appétit qui grignote toujours plus les forêts, parfois au nez et à la barbe de l’Etat.

Marrakech, la ville la plus visitée du Maroc, s’apprête à accueillir la COP22 (7-18 novembre) et ses 30 000 participants, qui viendront se mêler aux touristes venus découvrir les charmes de la ville ocre. Aux portes de la médina, le hammam Pacha, l’un des plus vieux de la ville, attire les voyageurs en quête d’authenticité.

Comme la majorité des hammams du pays, cet établissement est chauffé au bois, et pas qu’un peu: une tonne par jour et par unité en moyenne. Rapporté au nombre de bains dans tout le royaume – 6 000 à 12 000 selon l’estimation des associations de propriétaires de bains maures – l’appétit en bois des hammams représenterait 45% du bois consommé en ville. Le bois de feu, également utilisé par les boulangeries et les particuliers, serait même responsable de 76% de la déforestation au Maroc, d’après certaines estimations… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Autre article du Monde sur les hammams durables.

 

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

Mettre le feu à la forêt pour exploiter ses ressources ?

Article de Sébastien Poublanc, carnet Mondes sociaux, 15.09.2016

« Notre mémoire collective l’a oublié, les forêts ont longtemps été le contraire de ces représentations. Elles étaient des lieux grouillants de vie, fournissant du bois pour la construction, des pâtures pour les bestiaux et du charbon pour alimenter âtres et industries. De cette mémoire passée, il ne nous reste presque rien, si ce n’est quelques témoignages enfouis dans les archives. L’exode rural est passé par là. Le vieillissement des arbres, la disparition de l’activité agricole, l’enfrichement et les boisements de substitution condamnent la trace de ce qui fut. Seuls de rares témoins se souviennent encore de cette époque, des gestes réalisés et des techniques utilisées pour profiter des fruits de la forêt.

Afin que leurs souvenirs ne s’éteignent pas avec eux, l’Université de Gênes et le Parc de l’Antola ont initié une mission dans le Val Vobbia, vallée encaissée de l’Apennin ligure. Dédiée à la production de charbon de bois entre 1920 et 1950, elle renferme encore quelques charbonniers à même de reproduire les gestes anciens. La mission procède ainsi à la reconstitution expérimentale d’une charbonnière afin de l’observer et de recueillir les données liées à sa construction, sa combustion et son impact sur l’environnement. Tout au long du film Les charbonniers de l’Antola, les géographes Jean-Paul Métailié et Guiseppina Poggi, filment les deux charbonniers à l’oeuvre, les interrogent sur le choix des essences à brûler, sur leurs techniques, sur l’importance de la terre et sur les conditions de vie à l’époque. La nuit succède au jour tandis que la charbonnière continue de brûler, nécessitant une vigilance de tous les instants pendant la semaine qu’elle met à se consumer… »

Lire l’article et voir le film de la mission sur le carnet.