ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Ecologie, Environnement, Biodiversité, Protection de la nature, Développement durable

Les « Jardins Perchés », à Tours cherchent leur maraîcher

« Une fois n’est pas coutume, l’exploitation prendra place sur le toit et au pied d’une résidence sociale, portée par Tours Habitat,  dont le permis de construire est déposé depuis le mois de septembre 2016, pour lequel Toits Vivants a participé à l’étude de faisabilité avec l’association Fermes d’Avenir. Ce projet se veut précurseur et inspirera sans doute bien d’autres bailleurs.

Aujourd’hui, nombreux sont les programmes d’agriculture urbaine qui se développent. Pour chaque projet, l’objectif est le même : préserver l’environnement et ses habitants en ville. Faire venir la campagne dans la ville, c’est d’ailleurs le défi que s’est lancé Tour(s) Habitat. Le bailleur social a imaginé une résidence de 75 logements sociaux associés à 2 000 m2 de cultures maraîchères : « Les Jardins Perchés ».

 
Tour(s) Habitat a souhaité innover et s’est lancé dans un projet insolite d’agriculture urbaine. Dans le nord de la ville de Tours, le bailleur social a souhaité expérimenter un tout nouveau concept, celui de marier une opération de logements au gabarit urbain à la création d’une exploitation maraîchère économiquement viable.. »
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Lire la suite de l’article sur Toits Vivants.

Cueilleur-Culteur n°1

« Voici le n°1 du « Cueilleur-Culteur », revue coopérative sur la flore sauvage comestible et l’enrichissement de nos terrains. 
Vous trouverez des textes « culinaires » sur la cueillette et la réalisation d’une salade, puis une recette de la célèbre soupe d’ortie. Un texte qui commence à introduire la notion de Jardin Eclaté qui m’est chère, ou comment enrichir et prélever le maximum d’espace autour de soi, cette fois ci en jetant un œil nouveau sur votre pelouse !

Et enfin une monographie sur l’achillée Millefeuille, petite plante abondamment piétinée et souvent invisible qui persiste pourtant à se rapprocher de nos lieux de vie, frappant à la porte de nos maisons pour s’inviter dans nos cuisines alors que nous l’avons collectivement chassée quand elle se révèle indispensable parce qu’elle est riche de propriétés insoupçonnées …

Cette revue est une boule d’argile à sculpter de manière coopérative, en brouillon perpétuel pour arriver à une œuvre que nous n’imaginons pas encore. Aussi j’attends vos retours de lecture pour remodeler le numéro deux et votre participation pour faire circuler une information (textes, formations) visant à réhabiliter le sauvage dans nos vies et à revisiter la notion de jardin dans une vision plus respectueuse du sol et des plantes ». Patrick Chêne

Informations sur la revue ici.

Dites-le avec des fleurs

Émission de radio « Le journal des idées », radio France Culture, 16.12.2016

  • Entre écologie pratique et plaisir esthétique, un mouvement se développe en Angleterre pour réhabiliter la culture des fleurs locales.
  • Dans son dernier livre, le philosophe Emanuele Coccia fait un vibrant hommage du monde négligé des plantes et des fleurs
  • Il est vrai que nous sommes plus sensibles aux fleurs, et à leurs insolentes couleurs

Écouter l’émission ici.

A Ouagadougou, une élève ingénieure veut produire de l’électricité avec la jacinthe d’eau

Article de Morgane Le Cam, paru dans Le Monde Afrique, 29.11.2016

« Pour Mariama Mamane, une nuisance peut être la solution à deux problèmes. Ce n’est pas de la magie mais de la chimie. La Nigérienne de 26 ans veut transformer une « mauvaise herbe » en électricité.

La jacinthe d’eau, plante envahissante originaire d’Amazonie, est un véritable fléau en Afrique. Dès la tombée des premières pluies de la saison, elle pullule à la surface des plans d’eau, les assèche et les pollue, asphyxiant petit à petit la faune et la flore. Chaque année, les pays tropicaux envahis mènent des campagnes géantes d’arrachage. Des tonnes de jacinthes sont déracinées et le plus souvent enfouies.

« On peut faire mieux et utiliser la jacinthe pour résoudre des problèmes, garantit l’étudiante, avec assurance. A partir des plantes arrachées, on peut produire un engrais naturel. La méthanisation produit un biogaz qui peut être transformé en électricité. »

L’idée lui est venue en 2013. Après avoir obtenu une licence en biodiversité et gestion de l’environnement à l’université de Niamey, sa ville d’origine, l’étudiante intègre l’école internationale d’ingénieurs 2iE, à Ouagadougou, la capitale burkinabée. A côté du campus où elle suit ses cours en master eau et assainissement, un lac dont on ne distingue presque plus la surface retient son attention. Il est saturé de jacinthes… »

Lire la suite de l’article ici.

La stevia au cœur d’un scandale de biopiraterie

Article de Patricia Jolly, Le Monde, 28.11.2016

« Des multinationales sont accusées de ne pas partager leurs bénéfices avec les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay.

Aux yeux des patrons de Coca-Cola ou de PepsiCo, la stevia est un ingrédient miracle. Cette plante qui pousse en Amazonie possède des propriétés édulcorantes permettant d’offrir aux consommateurs des boissons naturellement allégées en calories. Comme le Coca-Cola Life ou le Pepsi Next qui, sous leurs emballages verts, se targuent de contenir 30 % à 60 % de sucre en moins que les boissons originales des mêmes fabricants.

Les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay, qui ont découvert la stevia il y a des siècles, adoucissent leur maté avec ses feuilles fraîches ou infusées, et l’utilisent à des fins médicinales, se réjouissent eux aussi des propriétés naturelles de cette plante et ne sont pas fâchés que celles-ci soient mondialement reconnues.

A un détail près. Ils considèrent que l’utilisation industrielle et la commercialisation de leur végétal fétiche par ces géants de l’agroalimentaire et les enseignes de grande distribution constituent un cas flagrant de « biopiraterie ». En clair, que ces entreprises se sont appropriées leurs ressources génétiques et leurs connaissances traditionnelles à des fins commerciales. Aussi les Guaranis refusent-ils désormais de laisser l’industrie se partager les bénéfices de l’utilisation de la stevia à leurs dépens… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

 

Passion pour des activités de pleine nature et comportements environnementaux : influence de la passion pour une APN sur la motivation environnementale

Thèse de Amandine Junot, Psychologie. Université de la Réunion, 2016, 178 p.

À La Réunion, les activités de pleine nature sont au cœur d’enjeux environnementaux importants. De plus en plus, ces activités sont présentées comme des pratiques passionnées. Selon le type de passion, l’engagement dans l’activité est différent et le degré d’ouverture à la nature et à l’environnement pourrait être impacté. En ce sens, la passion pourrait être un facteur clé dans le développement d’un pro-environnementalisme à la suite de la pratique de ces activités. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle de la passion pour une activité de pleine nature sur l’affiliation à la nature et le conflit vis-à-vis de la protection de l’environnement et leur influence sur la motivation environnementale, tout en soulignant le rôle des émotions et de l’attachement au lieu comme médiateurs.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.36 Mo) sur Tel.

Hammams au Maroc, la forêt en surchauffe

Article de Perrine Massy et Timothée Vinchon paru dans Le Temps, 4.11. 2016

« Prisés des touristes et des locaux, les hammams marocains brûlent chaque jour des milliers de tonnes de bois. Un appétit qui grignote toujours plus les forêts, parfois au nez et à la barbe de l’Etat.

Marrakech, la ville la plus visitée du Maroc, s’apprête à accueillir la COP22 (7-18 novembre) et ses 30 000 participants, qui viendront se mêler aux touristes venus découvrir les charmes de la ville ocre. Aux portes de la médina, le hammam Pacha, l’un des plus vieux de la ville, attire les voyageurs en quête d’authenticité.

Comme la majorité des hammams du pays, cet établissement est chauffé au bois, et pas qu’un peu: une tonne par jour et par unité en moyenne. Rapporté au nombre de bains dans tout le royaume – 6 000 à 12 000 selon l’estimation des associations de propriétaires de bains maures – l’appétit en bois des hammams représenterait 45% du bois consommé en ville. Le bois de feu, également utilisé par les boulangeries et les particuliers, serait même responsable de 76% de la déforestation au Maroc, d’après certaines estimations… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Autre article du Monde sur les hammams durables.