ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de Ecologie, Environnement, Biodiversité, Protection de la nature, Développement durable

Dites-le avec des fleurs

Émission de radio « Le journal des idées », radio France Culture, 16.12.2016

  • Entre écologie pratique et plaisir esthétique, un mouvement se développe en Angleterre pour réhabiliter la culture des fleurs locales.
  • Dans son dernier livre, le philosophe Emanuele Coccia fait un vibrant hommage du monde négligé des plantes et des fleurs
  • Il est vrai que nous sommes plus sensibles aux fleurs, et à leurs insolentes couleurs

Écouter l’émission ici.

A Ouagadougou, une élève ingénieure veut produire de l’électricité avec la jacinthe d’eau

Article de Morgane Le Cam, paru dans Le Monde Afrique, 29.11.2016

« Pour Mariama Mamane, une nuisance peut être la solution à deux problèmes. Ce n’est pas de la magie mais de la chimie. La Nigérienne de 26 ans veut transformer une « mauvaise herbe » en électricité.

La jacinthe d’eau, plante envahissante originaire d’Amazonie, est un véritable fléau en Afrique. Dès la tombée des premières pluies de la saison, elle pullule à la surface des plans d’eau, les assèche et les pollue, asphyxiant petit à petit la faune et la flore. Chaque année, les pays tropicaux envahis mènent des campagnes géantes d’arrachage. Des tonnes de jacinthes sont déracinées et le plus souvent enfouies.

« On peut faire mieux et utiliser la jacinthe pour résoudre des problèmes, garantit l’étudiante, avec assurance. A partir des plantes arrachées, on peut produire un engrais naturel. La méthanisation produit un biogaz qui peut être transformé en électricité. »

L’idée lui est venue en 2013. Après avoir obtenu une licence en biodiversité et gestion de l’environnement à l’université de Niamey, sa ville d’origine, l’étudiante intègre l’école internationale d’ingénieurs 2iE, à Ouagadougou, la capitale burkinabée. A côté du campus où elle suit ses cours en master eau et assainissement, un lac dont on ne distingue presque plus la surface retient son attention. Il est saturé de jacinthes… »

Lire la suite de l’article ici.

La stevia au cœur d’un scandale de biopiraterie

Article de Patricia Jolly, Le Monde, 28.11.2016

« Des multinationales sont accusées de ne pas partager leurs bénéfices avec les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay.

Aux yeux des patrons de Coca-Cola ou de PepsiCo, la stevia est un ingrédient miracle. Cette plante qui pousse en Amazonie possède des propriétés édulcorantes permettant d’offrir aux consommateurs des boissons naturellement allégées en calories. Comme le Coca-Cola Life ou le Pepsi Next qui, sous leurs emballages verts, se targuent de contenir 30 % à 60 % de sucre en moins que les boissons originales des mêmes fabricants.

Les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay, qui ont découvert la stevia il y a des siècles, adoucissent leur maté avec ses feuilles fraîches ou infusées, et l’utilisent à des fins médicinales, se réjouissent eux aussi des propriétés naturelles de cette plante et ne sont pas fâchés que celles-ci soient mondialement reconnues.

A un détail près. Ils considèrent que l’utilisation industrielle et la commercialisation de leur végétal fétiche par ces géants de l’agroalimentaire et les enseignes de grande distribution constituent un cas flagrant de « biopiraterie ». En clair, que ces entreprises se sont appropriées leurs ressources génétiques et leurs connaissances traditionnelles à des fins commerciales. Aussi les Guaranis refusent-ils désormais de laisser l’industrie se partager les bénéfices de l’utilisation de la stevia à leurs dépens… »

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Passion pour des activités de pleine nature et comportements environnementaux : influence de la passion pour une APN sur la motivation environnementale

Thèse de Amandine Junot, Psychologie. Université de la Réunion, 2016, 178 p.

À La Réunion, les activités de pleine nature sont au cœur d’enjeux environnementaux importants. De plus en plus, ces activités sont présentées comme des pratiques passionnées. Selon le type de passion, l’engagement dans l’activité est différent et le degré d’ouverture à la nature et à l’environnement pourrait être impacté. En ce sens, la passion pourrait être un facteur clé dans le développement d’un pro-environnementalisme à la suite de la pratique de ces activités. L’objectif de cette thèse est d’étudier le rôle de la passion pour une activité de pleine nature sur l’affiliation à la nature et le conflit vis-à-vis de la protection de l’environnement et leur influence sur la motivation environnementale, tout en soulignant le rôle des émotions et de l’attachement au lieu comme médiateurs.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.36 Mo) sur Tel.

Hammams au Maroc, la forêt en surchauffe

Article de Perrine Massy et Timothée Vinchon paru dans Le Temps, 4.11. 2016

« Prisés des touristes et des locaux, les hammams marocains brûlent chaque jour des milliers de tonnes de bois. Un appétit qui grignote toujours plus les forêts, parfois au nez et à la barbe de l’Etat.

Marrakech, la ville la plus visitée du Maroc, s’apprête à accueillir la COP22 (7-18 novembre) et ses 30 000 participants, qui viendront se mêler aux touristes venus découvrir les charmes de la ville ocre. Aux portes de la médina, le hammam Pacha, l’un des plus vieux de la ville, attire les voyageurs en quête d’authenticité.

Comme la majorité des hammams du pays, cet établissement est chauffé au bois, et pas qu’un peu: une tonne par jour et par unité en moyenne. Rapporté au nombre de bains dans tout le royaume – 6 000 à 12 000 selon l’estimation des associations de propriétaires de bains maures – l’appétit en bois des hammams représenterait 45% du bois consommé en ville. Le bois de feu, également utilisé par les boulangeries et les particuliers, serait même responsable de 76% de la déforestation au Maroc, d’après certaines estimations… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Autre article du Monde sur les hammams durables.

 

L’arbre sauveur

Reportage de Jean-Philippe Camborde et Pascal Moret, Universiences, 2016, 5min 15s

Les végétaux dits « oxalogènes » ont la propriété de capter le carbone atmosphérique et, avec l’aide de champignons et de bactéries, de le transformer en calcaire. A Haïti, dans le cadre du projet Arbres sauveurs, des milliers des noyers Maya « oxalogènes » ont été plantés pour permettre à terme l’agroforesterie, lutter contre le changement climatique par la captation du CO2, et apporter une source de nourriture à des populations en insécurité alimentaire, grâce aux noix de cet arbre qui peuvent être transformées en farine.

Reportage à regarder sur Universciences.

Sales bêtes ! Mauvaises herbes ! « Nuisibles », une notion en débat

Colloque, AHPNE, 31 janvier-1er février 2017, La Défense (Paris)

Cette question du « nuisible » sera abordée selon sept thèmes :

- une notion historiquement évolutive
- le nuisible dans la loi
- définir scientifiquement le nuisible
- les espèces exotiques sont-elles nuisibles ?
- les nuisibles dans les campagnes
- quelles sources pour construire de nouveaux regards ?
- le nuisible et la mer

L’après midi du premier jour, une table ronde réunissant une députée, un philosophe, un vétérinaire et un président de fédération départementale de chasseurs débattront sur la question : vivre avec les nuisibles ?

Pour plus d’informations, vous trouverez ici le programme détaillé et le livret des résumés des interventions.