ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Ecologie, Environnement, Biodiversité, Protection de la nature, Développement durable

Vulnérabilités environnementales : perspectives historiques

Revue VertigO, vol. 16 n°3, décembre 2016

Sous la direction de Charles-François Mathis (Université Bordeaux Montaigne, France), Stéphane Frioux (Université Lumière Lyon 2, France ), Michèle Dagenais (Université de Montréal, Canada) et François Walter (Université de Genève, Suisse)

L’explication des vulnérabilités réside dans une combinaison de facteurs liés aux conditions naturelles, aux aménagements et au contexte social : le regard des sciences humaines est dès lors indispensable pour mieux les comprendre. La géographie,la sociologie,par exemple, se sont emparées de cette notion, mais l’histoire beaucoup moins, ou alors à propos d’autres problématiques. C’est l’objectif de ce numéro consacré à l’histoire environnementale francophone, de réunir des contributions donnant à la notion de vulnérabilité une épaisseur historique qui lui fait trop souvent défaut. Il peut bien sûr sembler problématique d’envisager la « vulnérabilité avant la vulnérabilité », c’est-à-dire de discuter de cette notion pour des situations environnementales qui précèdent l’élaboration de ce concept. Mais si le mot peut manquer, les articles du présent dossier prouvent que les situations qui lui correspondent, les tentatives de réponses et les réflexions n’en ont pas moins existé depuis longtemps.

Numéro intégralement accessible sur le site de la revue.

Pratiques fun, aventures sportives et sports de nature. Trois moments dans l’évolution des dynamiques sportives de nature en France (1970-2010)

Article de André Suchet et John Tuppen paru dans Jean-Paul Callède, Fabien Sabatier & Christine Bouneau. « Sport, nature et développement durable. Une question de génération ? », Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, pp.389-406, 2014

Un certain nombre d’auteurs mélangent abusivement les vocables : sports de nature, pratiques fun, ou nature/aventure pour désigner les activités physiques ayant renouvelé le paysage sportif centré autour du sport moderne organisé en compétitions et en fédérations sportives. Il s’agit du surf, de l’escalade ou varappe, du vol libre, du fun board, canyoning, rafting, hydrospeed, mountain bike devenu VTT, du benji ou saut à l’élastique, et depuis peu du kite surf, ou aussi du BASE-jump. Plus encore, d’autres auteurs contrarient l’une de ces notions élaborée pour décrire les années 1970-80 à partir d’observations actuelles, c’est-à-dire relatives aux années 2010. Un certain nombre des critiques pensées à l’encontre du travail de Loret (1995) ou de Maurice (1987) tombe dans cet anachronisme. Contre ce biais, la présente étude envisage de tracer les contours de trois périodes au sein du renouvellement des dynamiques sportives ayant marqué le dernier tiers du XXème siècle.

Article intégralement accessible en version PDF (1.16 Mo) sur Hal-Shs.

Le Livret A…rbre pour s’acheter un arbre dans la forêt

Émission « L’esprit d’initiative », radio France Inter, 19.04.2017

Une start-up bretonne propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter un ou des arbres dans ses forêts. Un investissement écologique de long terme. Eco Tree c’est le nom de cette jeune pousse qui propose aux particuliers comme aux entreprises d’acheter des arbres sur pied. Elle a ses racines en Bretagne et ses forêts dans plusieurs régions de France.

Il n’est pas utile d’avoir une âme de bûcheron, la société s’occupe de tout du début jusqu’à la fin, l’investissement devenant plus intéressant au fur et à mesure des années. Une solution écoresponsable qui devrait déjà permettre d’entretenir mieux les forêts.

Émission à ré-écouter ici.

Le projet ARBELE

Le programme Casdar ARBELE : l’ARBre dans les exploitations d’ELEvage herbivore, réunit des partenaires de la recherche et du développement dans le domaine de l’élevage, de la forêt et de l’agroforesterie et a pour objectif d’étudier et évaluer dans le contexte actuel la pertinence des différentes pratiques agroforestières.

Différentes actions sont conduites afin d’une part de cerner les atouts et limites de l’agroforesterie (intérêt fourrager, bien-être animal, bois litière, bois-énergie, impacts environnementaux,…), et d’autre part de capitaliser des références technico-économiques (évaluation des coûts, temps et matériel des chantiers, itinéraires d’exploitation…).

Fiche de présentation synthétique du projet ici.

Cosmétiques  : innover sans piller

Article de Nathalie Picard, Le Monde, 13.03.2017

« L’application du protocole de Nagoya et le succès des cosmétiques naturels incitent industriels et chercheurs à trouver localement des matières premières végétales.

Dans les années 1970-1980, la quintessence du produit cosmétique était d’origine chimique, se rappelle Claude Fromageot, directeur du développement durable chez Yves Rocher, pionnier de la cosmétique végétale. Le mouvement vers le naturel s’est amorcé au début des années 2000 et ne cesse de s’amplifier depuis. » Une attente des consommateurs, soutenue par une législation de plus en plus stricte.

Le 14 mars, à Orléans, la réglementation en cosmétique était justement le thème d’une journée scientifique nationale organisée par le groupement de recherche Cosm’actifs (CNRS) et le programme Cosmétosciences de la région Centre-Val de Loire. Des ­industriels ont présenté aux chercheurs académiques les enjeux réglementaires, de l’approvisionnement en matières premières à la sécurité des produits finis… »

Article payant sur le site du journal.

Dîtes-le avec des fleurs !

Edito de Denis Cheissoux, radio France Inter, 11.02.2017

« Dîtes-le avec des fleurs ! Et plutôt deux fois qu’une !.. à la St Valentin… mais sans doute pas avec n’importe lesquelles !… Voilà le message que nous susurre à l’oreille cette semaine, Reporterre, le magazine de l’écologie sur Internet.

Fleurs que nous Français – peuple autant sentimental que bucolique – importons gaillardement, essentiellement depuis le pays des tulipes et des moulins à vent, qui lui-même pratique une cueillette intensive dans les pays du Sud, depuis le Kenya notamment.

Séduisantes mais ces jolies fleurs ont un côté « peau de vache », et nous dissimulent quelques surprises passées sous silence par les producteurs. Ben oui, autant de beauté cache une gourmandise sans bornes en énergie, en eau et en produits chimiques. Une chimie pas toujours homologuée que des ouvriers payés au lance-pierres appliquent au mieux … en bermuda. Bah, le salarié kenyan résiste à tout !.. »

Edito à ré-écouter ici.

Écouter également le Billet économique, France Culture du 14.02.2017 ici.

Lire l’article de Reporterre sur les fleurs bio.

Étude ethnobotanique, phytochimique et écotoxicologique de Ocimum gratissimum Linn (Lamiaceae) à Cotonou

Article de Wilfrid Hinnoutondji Kpètèhoto, Septime Hessou, Victorien Tamègnon Dougnon  , Roch Christian  Johnson, Gratien Boni, Eustache Enock Houéto,  Fidèle Assogba, Elias Pognon, Frédéric Loko, Michel Boko, Joachim Gbénou paru dans Journal of Applied Biosciences, vol.109, janvier 2017

L’usage de Ocimum gratissimum Lamiaceae (Basilic tropical) est très répandu au Bénin. Cette utilisation repose sur les connaissances empiriques des populations. Il est légitime de se demander si les vertus attribuées à cette plante reposent sur des bases scientifiques et sa consommation sans conséquences néfastes pour la santé humaine. Une étude ethnobotanique a ciblé les vendeurs de légumes feuilles des trois principaux marchés (Dantokpa ; Saint Michel ; Vêdoko), quelques phytothérapeutes, des agents de santé et des consommateurs de Cotonou la capitale de la République du Bénin. Elle a été complétée par une étude phytochimique basée sur des réactions de précipitations différentielles, complétée par le dosage des métaux lourds  (Plomb ;  Cadmium),  de  quelques  éléments  nutritifs  et  oligo-éléments par  spectrophotométrie d’absorption moléculaire.  Il ressort des investigations plusieurs usages de Ocimum gratissimum Linn (médicinal ; alimentaire ; rituel ; chimique ; ornemental). Cette plante renferme plusieurs groupes phytochimique (phénoliques ; azotés ; stéroïdes ; terpènes ; mucilages ; dérivés cyanogéniques), des éléments nutritifs (Protéines ; Azote ; Fer ; Zinc ; Cuivre). Par ailleurs, nos résultats montrent la présence de métaux lourds (Plomb ; Cadmium) dans des concentrations supérieures aux normes OMS.  Les  résultats  des  analyses  phytochimiques  et  nutritionnelles  confirment les usages empiriques identifiés lors de l’étude ethnobotanique. Cette plante est un remède dans la prévention et le traitement de certaines maladies, un complément alimentaire, une solution alternative dans la lutte chimique. Toutefois, la présence des Éléments Traces Métalliques avec des concentrations supérieures aux normes OMS traduit un risque potentiel pour la santé humaine. Il urge pour l’état central, les partenaires sociaux et la communauté scientifique de repenser la production de Ocimum gratissimum Linn de qualité phytosanitaire acceptable afin de garantir à la population l’usage sans risque de cette Plante Médicinale à caractère de Légumes feuilles, gage de bonne santé et de Développement Durable.

Article intégralement accessible en version PDF (172 Ko) sur le site du Journal.