ETHNOBOTANIQUE

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Archive pour Ecologie, Environnement, Biodiversité, Protection de la nature, Développement durable

Des plantes et du droit. Approches juridiques de l’environnement végétal

Rencontres Montpellier – Sherbrooke, Faculté de Droit et de Science politique, bât 2, amphithéâtre 201 – 39 rue de l’Université
Montpellier (France), 22 Juin 2017

Le végétal représente un enjeu majeur pour notre époque. Les contributions tenteront de rendre compte de la manière dont le droit appréhende le végétal, de la garantie d’une justice redistributive au brevetage du vivant. Qu’il nourrisse directement ou indirectement les hommes et les animaux, le végétal – et le droit qui le protège, encadre sa production et son utilisation, sont au cœur de problématiques vitales qui vont de la sécurité alimentaire mondiale, au commerce international des denrées, aux modes de production agricole anciens, actuels et futurs, ou bien encore à la reconnaissance des valeurs de la biodiversité et de leur impact sur la santé. D’un autre côté, le vivant végétal en devenant un matériau pour certaines industries et l’objet d’appropriation aux modalités les plus variées, suscite de nouveaux risques pour le patient et le consommateur, que ce soit en matière pharmaceutique, cosmétique, agricole ou agro-alimentaire, risques dont le droit devrait pouvoir se saisir par anticipation.

Programme

09h15 | Introduction |

  • Éric de Mari, Histoire du droit, Université de Montpellier, UMR 5815 Dynamiques du droit)
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke)

| Session 1 | Président de séance : Jacques Tassin, Ecologue, CIRAD

  • Catherine Ribot, Droit public, Université de Montpellier, « La mise en œuvre de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages »
  • Elisabeth Tardieu, Droit privé, Université de Montpellier, « Une approche de droit privé des textes relatifs à la biodiversité »
  • Luc Grenon, Droit fiscal, Université de Sherbrooke, « Les politiques éco-fiscales : vert comme végétal ? »
  • Aliènor Bertrand, Philosophie, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « La nature végétale nassée par le droit »
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke, « Droit de buchage et foresterie : le végétal comme outil de colonisation (Canada 1664-1867) »
  • Catherine Choquette, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « Le droit de la foresterie face aux changements climatiques »

14h00

| Session 2 | Président de séance : Eric Vindimian, Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD)

  • Claire Vial, Droit public, Université de Montpellier, « Concurrence et circularité entre animaux et humains dans l’usage du végétal »
  • Pierre François Mercure, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « L’évolution du régime commercial des produits agricoles de base dans une perspective Nord-Sud »
  • Pascal Vielfaure, Histoire du droit, Université de Montpellier, « La réglementation de la vente des plantes médicinales au XIXe siècle »
  • Cécile Le Gal Fontès, Droit et économie de la santé, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « L’utilisation médicale des plantes et leur arrivée sur le marché »
  • Hervé Cassan, Droit international, Université de Sherbrooke, « Les plantes psychotropes et le droit international du développement : Carences normatives et effervescence opérationnelle »
  • Sébastien Lanctot, Droit des assurances, Université de Sherbrooke, « Les impacts assuranciels de la culture de la marijuana : des protections qui peuvent s’envoler en fumée ?

[Info Calenda]

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1 730 nouvelles plantes découvertes en 2016

Article de Pierre Le Hir, Le Monde, 18.05.2017

« L’organisation scientifique Les Jardins botaniques royaux de Kew dresse un nouvel inventaire de la flore mondiale. De possibles aliments du futur y figurent.

C’est une publication qui ravira les naturalistes et, plus largement, les amoureux du monde végétal. Les Jardins botaniques royaux de Kew, organisation scientifique qui gère notamment les célèbres Kew Gardens de la banlieue londonienne, inscrits au patrimoine de l’Unesco, livrent, jeudi 18 mai, la deuxième édition de leur rapport annuel sur l’état des lieux mondial des plantes. Un « herbier » auquel ont contribué 128 scientifiques de 12 pays.

On y apprend que 1 730 nouvelles espèces de plantes ont été découvertes en 2016 sur la planète, dont certaines constitueront peut-être des aliments du futur. C’est le cas de onze variétés brésiliennes de manioc (Manihot esculenta), la denrée de base la plus répandue dans le monde après le maïs et le riz. Ces nouvelles variétés pourraient contribuer à diversifier la production du manioc, estiment les auteurs, en permettant sa culture sous des climats plus arides que ceux où il pousse aujourd’hui… »

Lire l’article sur le site du journal.

Quand la musique adoucit l’esprit du vin

Documentaire de Lydia Ben Ytzhak, réalisé par Anna Szmuc, radio France Culture, 14.05.2017

On connaissait les vertus de la musique pour adoucir les mœurs. On s’était même laissé dire que les tomates rougissaient un peu plus lorsqu’elles étaient bercées par du Mozart. Michel Duhamel, lui, va un cran plus loin. Son petit air bougon, il ne faut pas s’y fier : lorsqu’il commence à expliquer comment fonctionne « la musique des protéines », son regard s’éclaire, sa parole prend le ton de la confidence… S’appuyant sur les découvertes de physiciens, avec la société Genodics,il met la mécanique quantique au service de la biologie. Par les vibrations de la musique, ils réussissent à lutter contre les maladies de certaines plantes (champignons, virus, bactéries…), limitant ainsi l’usage des pesticides, surtout quand ils sont peu efficaces sur ce type d’affections des plantes.

Ré-écouter l’émission ici.

 

Mooc ProtéiNNOV

La prise de conscience d’une raréfaction des ressources en protéines animales dans les décennies à venir et la nécessité de produire plus durablement ces ressources alimentaires nous conduit à repenser aux autres sources de protéines, notamment les protéines d’origine végétale. Parmi les sources de protéines végétales, la plus employée comme substitut des protéines animales est le soja, mais le soja n’est pas la seule source de protéines végétales. Il est donc opportun de faire le point sur les autres sources de protéines végétales et sur leur utilisation. Le développement de nouveaux produits alimentaires riches en protéines végétales passe par la connaissance des atouts tant technologiques que nutritionnels de ces ingrédients, mais aussi des freins à leur introduction dans le régime alimentaire des européens.

Le MOOC proposé est donc ciblé sur les protéines végétales et sur leur utilisation dans l’alimentation humaine. Le cours a pour but d’apporter des connaissances dans quatre domaines ciblés sur l’utilisation des protéines végétales pour l’innovation de produits alimentaires : Agronomie, Nutrition, Technologie alimentaire et Innovation produits.

Informations sur ce Mooc sur la plateforme Fun.

La nature en ville, entre protection, communication et patrimonialisation : approches géographiques dans les territoires du Grand Lyon

Thèse de Inès Méliani, Géographie. Ecole normale supérieure de lyon – ENS LYON, 2013, 297 p.

À l’heure où la notion de ville durable s’inscrit au cœur des objectifs des politiques d’aménagement urbain, la nature revient sur le devant de la scène. Il en est ainsi pour ce qui concerne l’Agglomération lyonnaise où, dans leurs démarches visant à écrire la ville d’aujourd’hui et de demain, les acteurs confèrent à la « restauration » de la nature en ville une place majeure. En effet, alors que, longtemps, la présence de la nature dans les villes n’était regardée que comme l’un des éléments consubstantiels au tissu urbain, l’émergence des préoccupations écologistes dans le champ politique a, à partir des années 1990, changé la donne : aujourd’hui, les espaces de nature constituent l’une des pièces prépondérantes dans la panoplie des outils et des mesures mobilisés par les aménageurs pour répondre aux problématiques des villes contemporaines et concevoir la ville de demain. La question des relations entre ville et nature recouvre un champ sémantique complexe conduisant à soulever nombre d’interrogations, auxquelles la présente recherche tente de répondre. Comment et quand les politiques prennent-ils en compte la place de la nature dans la ville ? Au service de qui ? Au service de quoi ? Et à quelles fins ? Ce travail s’appuie sur deux études de cas, complémentaires l’une de l’autre. La première s’applique à analyser la façon dont les instances politiques lyonnaises communiquent sur la nature auprès de leurs administrés depuis vingt ans : de 1989 (élection de Michel Noir à la fonction de maire de Lyon) à 2009 (sous la mandature actuelle de Gérard Collomb). La seconde étude s’est appliquée à analyser les représentations, propres aux acteurs politiques, de la nature en milieu urbain : la patrimonialisation de la nature est apparue, simultanément aux préoccupations environnementales, comme un outil efficace pour prendre en compte la nature en ville.

Thèse intégralement accessible en version PDF (14.44 Mo) sur Hal-Shs.

Garden plants dynamics at urban fallow land interfaces : influence of local versus landscape factors

Article (en anglais) de Audrey Marco, Sébastien Oliveau, Nicolas Pech, Thierry Dutoit, Valérie Bertaudiere-Montes paru dans Salzburger Geographische Arbeiten, 2008, pp.25-41

Rural areas have been subjected to a strong pressure of urbanization which reorganizes landscape mosaics in creating new ecological interfaces: garden/fallow land. These latter are the place of specific floristic dynamics through the movement of cultivated plants from garden to neighboring habitat. In order to understand these ecological processes, the pool of cultivated plants was firstly characterized in Mediterranean gardens. Then, the escaped garden plants and the factors explaining their presence in post-cultural fallow lands were identified with a spatial analysis of two hierarchical levels: the local structure of fallow lands is related to a well adapted pool of escaped garden plants to the Mediterranean climatic and edaphic constraints. The species richness of escaped garden plants in fallow lands was also mainly associated with four landscape variables (41%) corresponding to the proximity and the density of gardens and the openness of landscape around the fallow lands. The dispersal process occurs mainly over short distance. Three local factors related to vegetation structure and topo-edaphism conditions explain 4,8% of total variation. The set of these results highlight that in urbanized landscapes garden plants dynamics are more determined by the composition of landscape through the organization of introduction sites than ecological conditions within establishment sites.

Article intégralement accessible en version PDF (2.1 Mo) sur Hal-Shs.

Arbres en otages : L’utilisation à Lyon de l’image de l’arbre en ville par le politique

Article de Inès Méliani et Paul Arnould paru dans François Lormant, Charles Dereix, Christine Farcy (dir.). « Forêt et communication : héritages, représentations et défis », L’Harmattan, 2016

Depuis les années 1990 à Lyon, le choix d’une politique de réhabilitation de l’image de l’arbre en milieu urbain a été soutenu par une communication territoriale assidue autour des concepts d’ « écologie urbaine » et de « nature en ville ». Les responsables de la communication institutionnelle du Grand Lyon ont peu à peu introduit dans leurs écrits les questions relatives à la présence de l’arbre en ville – l’arbre et plus généralement le tissu forestier y étant envisagés à la fois en tant que composantes fondatrices du paysage urbain mais aussi comme éléments structurants dans sa complexité. L’émergence et la fabrication d’un récit autour de l’image de l’arbre en ville repose sur sa valorisation procédant d’une stratégie conduisant à remporter l’adhésion des habitants et à la reconnaissance de l’arbre en tant qu’objet patrimonial. Mais pas seulement. Ce travail a aussi l’ambition de montrer qu’il existe une interdépendance entre la volonté de modeler l’identité du territoire et des motivations locales d’ordre essentiellement économiques : en jouant sur les concepts d’identité territoriale grâce à la présence d’objets de nature en ville, l’arbre en chef de file, le support d’une promotion territoriale pour la métropole lyonnaise est alors tout trouvé.

Article intégralement accessible en version PDF (1.45 Mo) sur Hal-Shs.