ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Ecologie, Environnement, Biodiversité, Protection de la nature, Développement durable

À quoi pensent les plantes ?

Emission « Le temps d’un bivouac », radio France inter, 25.07.2017

Plus de 99% de la masse du vivant sur terre est constitué par les plantes… L’écologue Jacques Tassin se demande à quoi pensent les plantes.

A (ré) écouter sur la page de l’émission.

 

Jardins de demain

Colloque international, 3-4 juillet 2017, Paris et Villetaneuse (France)

Le jardin, dans sa dimension sociale et spatiale, dans sa conception et son vécu, dans sa tradition et sa nouveauté, dans son contexte urbain, péri-urbain, rural, autorise un large champ d’interprétations.

Quels jardins nos sociétés produisent-elles aujourd’hui et quels jardins créeront-elles demain ? Ces jardins ne sont pas seulement issus de la commande publique et de l’initiative des aménageurs et des paysagistes, il résulte aussi de son appropriation par les habitants ou les passants, suscitant de nouvelles formes de sociabilité et de paysage.

Le colloque Jardins de demain examinera les différentes formes prises par les jardins qui condensent des fonctions plurielles, à la fois écologiques, muséales, sociales et productives. Le jardin devient ainsi un lieu d’expérimentation dans lequel se nouent des rapports écologique et/ou social à l’autre.

A priori lieu clos et de taille réduite, le jardin s’est souvent affranchi de ses barrières et s’entend aujourd’hui à toutes échelles. L’espace jardiné est également un espace de circulation qui contribue à la constitution du paysage urbain et à son articulation avec le périurbain, favorisant échanges et mobilité. Le jardin contemporain relève à la fois de l’espace « intégré », à l’échelle de la ville dans les plans d’urbanisation et de l’espace interstitiel (anciennes friches ou terrains vagues, jardins partagés). Il est ce lieu paradoxal qui comble l’interstice dans le tissu urbain, ou entre monde rural et urbain. « Fracture », apportant la nature en ville, il peut en même temps être conçu comme assurant une « continuité » tolérable à la ville ou une cohérence à l’échelle d’un quartier, ou encore en liant entre eux les quartiers (« ceintures », « coulées », « trames vertes »). 

Le colloque Jardins de demain a aussi pour ambition de renforcer les passerelles entre chercheurs et praticiens. Il s’agit de dépasser les frontières entre les disciplines (histoire, géographie, écologie) et les métiers liés au jardin (architecte, paysagiste, conservateur du paysage) pour faire du colloque un lieu de dialogue. Pour cela, les débats s’organiseront autour de quatre axes thématiques:

  • Axe 1 : Quels héritages pour les jardins demain ?
  • Axe 2 : Le global et le local
  • Axe 3 : Oser la marge
  • Axe 4 : Jardiner au XXIe siècle

Voir les conditions de participations et l’intégralité du programme ici.

[Info Calenda]

Nature et ville : regards croisés franco-lusophones

Appel à communication, colloque, 13-14-15 juin 2018, Tours (France)

Modification du climat, diminution de la biodiversité, standardisation des paysages : dans un monde de plus en plus urbanisé, ne faut-il pas examiner en quoi ces enjeux environnementaux concernent les villes, où qu’elles se trouvent dans le monde et quelle que soit leur taille ? Réciproquement, quand les autorités locales s’emparent des questions de nature, sous la pression des populations ou par la force des modèles d’écocités, n’aborde-t-on pas simultanément des questions écologiques et d’autres qui relèvent de l’urbanisme et de la promotion d’un territoire ?

Limite des résumés des propositions : 15 Novembre 2017

Informations sur le site du colloque.

 

Biotechnologies du palmier dattier

Ouvrage dir. par Frédérique Aberlenc-Bertossi, IRD Editions, Marseille, 2010, 261 p.

Le palmier dattier est une plante d’intérêt écologique, économique et social majeur pour de nombreux pays des zones arides qui comptent parmi les plus pauvres du globe. En effet, en créant au milieu du désert un microclimat favorable au développement de cultures sous-jacentes, le palmier dattier constitue l’axe principal de l’agriculture dans les régions désertiques et représente la principale ressource vivrière et financière des populations oasiennes.

Pour traiter les problématiques liées à la culture du palmier au Maghreb, en Afrique et en Europe du Sud, 60 chercheurs font ici un bilan de leurs recherches sur l’évaluation, la conservation et la valorisation des ressources génétiques du palmier dattier, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pluridisciplinaires.

L’ouvrage présente les dernières avancées scientifiques sur la production à grande échelle, les variations somaclonales et l’amélioration génétique. Enfin, il pose les bases de nouveaux projets internationaux sur la conservation des ressources génétiques du palmier dattier, un enjeu important pour développer l’agriculture oasienne.

Livre intégralement accessible sur le site Open edition Books.

 

Deuxième colloque européen sur les trognes

Colloque européen, 1-3 mars 2018, Sare, Pays Basque (France)

Faire rimer biomasse et biodiversité, à tous les étages : le 2e colloque européen sur les trognes s’annonce comme un moment de partage et de découverte privilégié, un évènement phare sur l’agenda agroforestier de l’année à venir. Résolument tourné vers l’avenir, c’est la richesse et la diversité des pratiques à travers l’Europe (et au delà), et à travers elles les applications concrètes et les enjeux de développement pour des territoires durables et productifs qui seront mis à l’honneur.
Public : agriculteurs, chercheurs, élus, techniciens, naturalistes, écologues, gestionnaires de territoire…
Conférences, tables rondes, ateliers d’échanges, visites de terrain, démonstrations de matériel (taille, produits, filières, gestion durable et renouvellement de la ressource…)

Du bon usage des arbres
Les trognes témoignent d’une intense complicité historique entre les arbres et les agriculteurs. Si ces modes de gestion paysans sont caractéristiques des pays bocagers, ils se rencontrent couramment dans bien des contextes, et sous presque toutes les latitudes de la planète.

La trogne, arbre « cultivé » par excellence, fournit une diversité de produits à court et moyen terme (fourrage, bois énergie, litière…), tout en permettant de capitaliser, en valeur économique, paysagère et services environnementaux, dans une bille de pied et une tête pérennes, habitats d’une biodiversité foisonnante. La conduite en trogne stimule l’arbre dans sa croissance, tant aérienne que souterraine, assurant une production de ressources disponibles, accessibles, gratuites et durables.

Vidéo « L’arbre comme fourrage, Ted Green »
Vidéo « Trognes, arbres paysans, Dominique Mansion »

Informations ici.

 

Défendons les fruits défendus

Émission « On ne parle pas la bouche pleine », radio France Culture, 04.06.2017

Défendons les cépages interdits et les fruits oubliés… Quand au19ème, le mildiou ruine le vignoble occitan les viticulteurs implantent des cépages venus d’Amérique : le noah, le clinton, l’herbemont, l’isabelle, le jacquez et l’othello, ces vieux cépages vont servir de porte greffe mais s’ils vont sauver le vignoble ils nous apportent un puceron : le phylloxera. En 1934 pour lutter contre la surproduction on prétend que ces cépages rendent fou ils sont interdits. Les Cévennes des camisards résisteront à ces interdictions.

Avec Dominique Garrel, président de lassociation Fruits Oubliés Réseau.

Emission en ré-écoute ici.

 

Des plantes et du droit. Approches juridiques de l’environnement végétal

Rencontres Montpellier – Sherbrooke, Faculté de Droit et de Science politique, bât 2, amphithéâtre 201 – 39 rue de l’Université
Montpellier (France), 22 Juin 2017

Le végétal représente un enjeu majeur pour notre époque. Les contributions tenteront de rendre compte de la manière dont le droit appréhende le végétal, de la garantie d’une justice redistributive au brevetage du vivant. Qu’il nourrisse directement ou indirectement les hommes et les animaux, le végétal – et le droit qui le protège, encadre sa production et son utilisation, sont au cœur de problématiques vitales qui vont de la sécurité alimentaire mondiale, au commerce international des denrées, aux modes de production agricole anciens, actuels et futurs, ou bien encore à la reconnaissance des valeurs de la biodiversité et de leur impact sur la santé. D’un autre côté, le vivant végétal en devenant un matériau pour certaines industries et l’objet d’appropriation aux modalités les plus variées, suscite de nouveaux risques pour le patient et le consommateur, que ce soit en matière pharmaceutique, cosmétique, agricole ou agro-alimentaire, risques dont le droit devrait pouvoir se saisir par anticipation.

Programme

09h15 | Introduction |

  • Éric de Mari, Histoire du droit, Université de Montpellier, UMR 5815 Dynamiques du droit)
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke)

| Session 1 | Président de séance : Jacques Tassin, Ecologue, CIRAD

  • Catherine Ribot, Droit public, Université de Montpellier, « La mise en œuvre de la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages »
  • Elisabeth Tardieu, Droit privé, Université de Montpellier, « Une approche de droit privé des textes relatifs à la biodiversité »
  • Luc Grenon, Droit fiscal, Université de Sherbrooke, « Les politiques éco-fiscales : vert comme végétal ? »
  • Aliènor Bertrand, Philosophie, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « La nature végétale nassée par le droit »
  • David Gilles, Histoire du droit, Université de Sherbrooke, « Droit de buchage et foresterie : le végétal comme outil de colonisation (Canada 1664-1867) »
  • Catherine Choquette, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « Le droit de la foresterie face aux changements climatiques »

14h00

| Session 2 | Président de séance : Eric Vindimian, Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD)

  • Claire Vial, Droit public, Université de Montpellier, « Concurrence et circularité entre animaux et humains dans l’usage du végétal »
  • Pierre François Mercure, Droit de l’environnement, Université de Sherbrooke, « L’évolution du régime commercial des produits agricoles de base dans une perspective Nord-Sud »
  • Pascal Vielfaure, Histoire du droit, Université de Montpellier, « La réglementation de la vente des plantes médicinales au XIXe siècle »
  • Cécile Le Gal Fontès, Droit et économie de la santé, UMR 5815 Dynamiques du droit, Université de Montpellier, « L’utilisation médicale des plantes et leur arrivée sur le marché »
  • Hervé Cassan, Droit international, Université de Sherbrooke, « Les plantes psychotropes et le droit international du développement : Carences normatives et effervescence opérationnelle »
  • Sébastien Lanctot, Droit des assurances, Université de Sherbrooke, « Les impacts assuranciels de la culture de la marijuana : des protections qui peuvent s’envoler en fumée ?

[Info Calenda]