ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Botanique

Santé des plantes : de l’observation au diagnostic

MOOC, Agrocampus Ouest, 15 septembre 2017

La suppression prochaine des produits phytosanitaires de synthèse pour les Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures (JEVI) dont font partie les jardins amateurs, impose un accompagnement des utilisateurs. Ces produits peuvent être remplacés par des techniques dites « alternatives ». Ces techniques sont propres à chaque bioagresseur pour une période donnée. Il est donc primordial de savoir reconnaitre les bioagresseurs et autres causes de désordre affectant la santé et le développement des plantes pour viser au plus juste.
Ce MOOC donne toutes les clefs pour passer d’une simple observation au diagnostic, afin d’identifier précisément les causes de désordre affectant la santé des plantes : comprendre le fonctionnement des plantes, connaitre et identifier les principaux ravageurs et maladies des plantes.

Ce MOOC se déroulera sur 6 semaines, au cours desquelles vous découvrirez diverses vidéos.
Un questionnaire à choix multiple (QCM) d’évaluation portant sur les éléments clés à retenir sera proposé lors des semaines 2, 3, 4 et 5. Ils permettront de valider votre compréhension des diverses vidéos, vous permettant ainsi de revenir sur certaines si besoin.
En fin de dernière semaine, une étude de cas finale, corrigée par les pairs, vous permettra de mettre en pratique la démarche de diagnostic que vous aurez acquis au cours des 6 semaines de vidéos.

Aucun prérequis scolaire n’est nécessaire. Ce MOOC s’adresse :
Aux personnes curieuses et intéressées par les questions environnementales et/ou engagées dans sa préservation ; Aux utilisateurs de produits phytosanitaires qui souhaitent mettre en place des techniques de protection des plantes plus respectueuses de l’environnement ;
Aux particuliers, jardiniers amateurs, élèves et étudiants souhaitant acquérir des connaissances.

Informations sur FUN.

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À quoi pensent les plantes ?

Emission « Le temps d’un bivouac », radio France inter, 25.07.2017

Plus de 99% de la masse du vivant sur terre est constitué par les plantes… L’écologue Jacques Tassin se demande à quoi pensent les plantes.

A (ré) écouter sur la page de l’émission.

 

Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté

Exposition au Musée de la Vie Romantique, Paris, 26.04 au 1.10.2017

Entre science et beaux-arts, Pierre-Joseph Redouté incarne l’apogée de la peinture florale ; surnommé le « Raphaël des Fleurs », il est devenu un modèle encore célébré aujourd’hui grâce à l’élégance et à la justesse de son interprétation d’une nouvelle flore venue orner les jardins entre la fin de l’Ancien Régime et la Monarchie de Juillet.
Grâce à la générosité du Muséum national d’Histoire naturelle, le musée de la Vie romantique organise pour la première fois en France, une exposition consacrée à Redouté et à son influence. Peintre botaniste, il a contribué à l’âge d’or des sciences naturelles en collaborant avec les plus grands naturalistes de son temps. Il a répondu à leur préoccupation de classement et d’identification de plantes rapportées des quatre continents en les reproduisant à l’aquarelle sur de précieux vélins avec une rigueur scientifique et un talent artistiques inégalés. Peintre des souveraines, de l’impératrice Joséphine à la reine Marie Amélie, il est aussi graveur, éditeur, et professeur.


Plus de 250 peintures, aquarelles, objets d’art, et vélins qui, en raison de leur fragilité, seront présentés suivant un accrochage en partie renouvelé en trois « saisons » proviennent de nombreuses collections publiques françaises (musée du Louvre, musée des Beaux-Arts de Lyon, musée de Grenoble, musée Fabre de Montpellier…) et des musées de Belgique.

Ecouter également cette émission de France Culture.

1 730 nouvelles plantes découvertes en 2016

Article de Pierre Le Hir, Le Monde, 18.05.2017

« L’organisation scientifique Les Jardins botaniques royaux de Kew dresse un nouvel inventaire de la flore mondiale. De possibles aliments du futur y figurent.

C’est une publication qui ravira les naturalistes et, plus largement, les amoureux du monde végétal. Les Jardins botaniques royaux de Kew, organisation scientifique qui gère notamment les célèbres Kew Gardens de la banlieue londonienne, inscrits au patrimoine de l’Unesco, livrent, jeudi 18 mai, la deuxième édition de leur rapport annuel sur l’état des lieux mondial des plantes. Un « herbier » auquel ont contribué 128 scientifiques de 12 pays.

On y apprend que 1 730 nouvelles espèces de plantes ont été découvertes en 2016 sur la planète, dont certaines constitueront peut-être des aliments du futur. C’est le cas de onze variétés brésiliennes de manioc (Manihot esculenta), la denrée de base la plus répandue dans le monde après le maïs et le riz. Ces nouvelles variétés pourraient contribuer à diversifier la production du manioc, estiment les auteurs, en permettant sa culture sous des climats plus arides que ceux où il pousse aujourd’hui… »

Lire l’article sur le site du journal.

Le buis dans tous ses états

Emission « CO2 mon amour » de Denis Cheissoux, radio France Inter, 15. 10. 2016

Emission thématique sur le buis à (re) écouter ici.

Quels sont les facteurs naturels et humains conduisant au statut public d’espèce invasive ? Le cas de l’ajonc d’Europe (Ulex europaeus) sur l’île de La Réunion

Thèse de Nathalie Udo, Environnement et Société. Université de Rennes 1; Université Européenne de Bretagne, 2016, 377 p.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les espèces invasives ont été hissées au rang des problèmes publics majeurs en raison de leurs effets sur l’environnement, l’économie ou la santé. L’objectif général de cette thèse est d’identifier les facteurs naturels et humains conduisant à attribuer au cours du temps le statut public d’espèce invasive à certaines espèces et dans certains contextes, à travers le cas de l’ajonc d’Europe (Ulex europaeus) sur l’île de La Réunion (Océan Indien). Ce travail se structure en trois parties : (i) une comparaison des caractéristiques biologiques de l’ajonc entre La Réunion, où il est déclaré invasif, et la France métropolitaine, d’où est-il originaire, (ii) une analyse historique de sa dynamique d’expansion géographique et des facteurs naturels et humains qui l’ont favorisée, et (iii) une étude de la construction des statuts publics qui lui ont été attribués depuis son introduction. Les résultats ont révélé une évolution biologique entre des populations d’ajonc de France et de La Réunion sur le taux et la vitesse de germination, et la production et dispersion des graines. Couplée à une croissance des individus plus rapide précédemment démontrée, ceci suggère que les capacités de colonisation de l’ajonc sont plus importantes dans l’île que dans sa zone d’origine. Ces capacités ont favorisé son expansion géographique dans les milieux agricoles et naturels, en interaction avec les usages du sol, les pratiques agricoles et les savoir-faire liés à l’ajonc. Ces éléments découlent eux-mêmes du contexte socio-économique global à l’œuvre, de l’échelle européenne à l’échelle de l’exploitation agricole familiale. La construction et publicisation du statut invasif de l’ajonc dans l’île résulte d’une combinaison entre ces éléments écologiques et les éléments sociologiques suivants : une nouvelle lecture scientifique écologique du monde à l’échelle globale, et, à l’échelle régionale, des jeux d’acteurs complexes autour de la gestion des milieux naturels protégés. Ces résultats mettent une fois de plus en évidence l’importance des approches interdisciplinaires pour appréhender les objets foncièrement hybrides, produits de nature et de culture.

Thèse intégralement accessible en version PDF (9,96 Mo) sur Hal-Shs.

Comment la Nouvelle-Calédonie protège l’utilisation de sa nature

Article de Angela Bolis, Le Monde, 19.01. 2016

« Dans le maquis minier du sud de la Nouvelle-Calédonie, les sols rouges, pauvres et métalliques sont par endroits si chargés de nickel que la sève des plantes en devient bleue. C’est cette flore singulière, adaptée à des conditions extrêmes, que viennent explorer les chercheurs de l’équipe de chimie des substances naturelles de l’université de Nouvelle-Calédonie (UNC).

Guidés par un passionné de botanique, les chimistes prospectent la végétation éparse en quête de plantes à huile essentielle, de diospyros, étudiés pour leurs propriétés anticancéreuses, et d’hépatiques, classe aux multiples vertus, « antibactérienne, anticancéreuse, antiradicalaire », énumère le doctorant Benjamin Metoyer. Une fois un spécimen repéré, ils le localisent et le décrivent, avant de récolter quelques échantillons de feuilles, d’écorce ou de fruits.

Ces extraits végétaux seront ensuite testés en laboratoire pour déceler leur activité biologique. Si les résultats se révèlent prometteurs, des chimistes tenteront d’isoler les molécules actives afin de les identifier, puis éventuellement de les synthétiser. De la plante au médicament, toutefois, les étapes sont multiples et l’aboutissement à un produit fini rarissime. Il n’empêche : la biodiversité suscite toujours l’intérêt de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, et le partage des bénéfices qui en découle baigne dans un grand flou juridique, entouré de soupçons de biopiraterie… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.