ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Agriculture

La culture du riz dans le delta du Tonkin

Ouvrage de René Dumont, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Prince of Songkla University, Paris, 1995, 596 p.

C’est en Indochine, dans les rizières du Tonkin – le nord de l’actuel Vietnam – que le célèbre agronome a débuté sa carrière en 1929. Au terme de trois années de terrain, il a acquis une connaissance rare de la situation agricole régionale.
Dans une langue limpide. René Dumont nous fait découvrir avec profondeur et force l’une des civilisations du riz, aliment vital et élément culturel primordial au Vietnam et dans toute l’Asie du Sud-Est où « manger le riz » signifie « se nourrir ».
Rien n’y manque descriptions techniques, analyses agronomiques, observations économique s et sociologiques, réflexions politiques et sur le développement – confirmées par les faits – se conjuguent avec bonheur pour former un témoignage exceptionnel par sa densité et sa modernité. Cet ouvrage de référence n’avait jusqu’à présent jamais été réédité. Augmente d’autres écrits de l’auteur sur le Vietnam, il est illustré par des photographies anciennes et des cartes d’époque.
Pour la première fois, la bibliographie de René Dumont – près de mille dent cents litres publiés et inédits présentée ici comme un hommage à ce personnage hors du commun.

Ouvrage intégralement accessible sur OpenEdition Books.

Biotechnologies du palmier dattier

Ouvrage dir. par Frédérique Aberlenc-Bertossi, IRD Editions, Marseille, 2010, 261 p.

Le palmier dattier est une plante d’intérêt écologique, économique et social majeur pour de nombreux pays des zones arides qui comptent parmi les plus pauvres du globe. En effet, en créant au milieu du désert un microclimat favorable au développement de cultures sous-jacentes, le palmier dattier constitue l’axe principal de l’agriculture dans les régions désertiques et représente la principale ressource vivrière et financière des populations oasiennes.

Pour traiter les problématiques liées à la culture du palmier au Maghreb, en Afrique et en Europe du Sud, 60 chercheurs font ici un bilan de leurs recherches sur l’évaluation, la conservation et la valorisation des ressources génétiques du palmier dattier, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pluridisciplinaires.

L’ouvrage présente les dernières avancées scientifiques sur la production à grande échelle, les variations somaclonales et l’amélioration génétique. Enfin, il pose les bases de nouveaux projets internationaux sur la conservation des ressources génétiques du palmier dattier, un enjeu important pour développer l’agriculture oasienne.

Livre intégralement accessible sur le site Open edition Books.

 

Deuxième colloque européen sur les trognes

Colloque européen, 1-3 mars 2018, Sare, Pays Basque (France)

Faire rimer biomasse et biodiversité, à tous les étages : le 2e colloque européen sur les trognes s’annonce comme un moment de partage et de découverte privilégié, un évènement phare sur l’agenda agroforestier de l’année à venir. Résolument tourné vers l’avenir, c’est la richesse et la diversité des pratiques à travers l’Europe (et au delà), et à travers elles les applications concrètes et les enjeux de développement pour des territoires durables et productifs qui seront mis à l’honneur.
Public : agriculteurs, chercheurs, élus, techniciens, naturalistes, écologues, gestionnaires de territoire…
Conférences, tables rondes, ateliers d’échanges, visites de terrain, démonstrations de matériel (taille, produits, filières, gestion durable et renouvellement de la ressource…)

Du bon usage des arbres
Les trognes témoignent d’une intense complicité historique entre les arbres et les agriculteurs. Si ces modes de gestion paysans sont caractéristiques des pays bocagers, ils se rencontrent couramment dans bien des contextes, et sous presque toutes les latitudes de la planète.

La trogne, arbre « cultivé » par excellence, fournit une diversité de produits à court et moyen terme (fourrage, bois énergie, litière…), tout en permettant de capitaliser, en valeur économique, paysagère et services environnementaux, dans une bille de pied et une tête pérennes, habitats d’une biodiversité foisonnante. La conduite en trogne stimule l’arbre dans sa croissance, tant aérienne que souterraine, assurant une production de ressources disponibles, accessibles, gratuites et durables.

Vidéo « L’arbre comme fourrage, Ted Green »
Vidéo « Trognes, arbres paysans, Dominique Mansion »

Informations ici.

 

Défendons les fruits défendus

Émission « On ne parle pas la bouche pleine », radio France Culture, 04.06.2017

Défendons les cépages interdits et les fruits oubliés… Quand au19ème, le mildiou ruine le vignoble occitan les viticulteurs implantent des cépages venus d’Amérique : le noah, le clinton, l’herbemont, l’isabelle, le jacquez et l’othello, ces vieux cépages vont servir de porte greffe mais s’ils vont sauver le vignoble ils nous apportent un puceron : le phylloxera. En 1934 pour lutter contre la surproduction on prétend que ces cépages rendent fou ils sont interdits. Les Cévennes des camisards résisteront à ces interdictions.

Avec Dominique Garrel, président de lassociation Fruits Oubliés Réseau.

Emission en ré-écoute ici.

 

Café Society

Émission « Cultures monde », radio France Culture, 29.05.2017

De la Colombie au Brésil en passant par le Vietnam, comment évolue le marché du café ? Régulé jusqu’en 1989 et en grande partie dédié à la consommation européenne, il se tourne désormais vers les pays émergents. Que nous dit l’industrie du café de l’état de l’économie mondiale ?

Découvert au XII siècle vers l’actuelle Ethiopie, le café est désormais cultivé dans toute la ceinture tropicale, mais consommé dans le monde entier. C’est la deuxième matière première la plus commercialisée en valeur – après le pétrole.

Ce qui en fait un enjeu économique majeur, les échanges mondiaux représentent entre 10 et 15 milliards de dollars, selon les années, mais aussi un enjeu social important car la production de café fait vivre directement quelques 25 millions de personnes et plus 100 millions si l’on regarde l’ensemble de la filière.

Si sa consommation stagne un peu dans les pays occidentaux, elle continue de progresser dans les pays émergents. Pourtant, les producteurs, eux, ne bénéficient de cette croissance.

Comment le comprendre ? Comment comprendre que le chiffre d’affaire du secteur progresse alors que la part revenant aux producteurs, elle, décélère – ce que les spécialistes appellent le « paradoxe du café » ?

Comment les pays producteurs font-ils face à cette crise du café ? Comment résistent-ils ? Les labels et autres certifications visant à les protéger des fluctuations du marché s’avèrent-ils efficaces ?

Les dernières années ont été difficiles pour les cultivateurs de caféiers. En effet, depuis 3 ans maintenant, la production caféière mondiale est inférieure à la consommation; ce qui tend à diminuer dangereusement les stocks mondiaux. Quels sont les effets de la diminution des réserves sur les cours du café ?

Et au-delà du contexte conjoncturel : Comment se structure le marché mondial du café ? Comment a-t-il évolué ces dernières années ? Et quels ont été les effets de sa dérégulation survenue en 1989 après plus de 35 ans de régulation défini par un accord international ?

Émission à re-écouter ici.

Ainsi que la suite « D’Addis-Abeba à Istanbul : les cérémonies du café », en ré-écoute .

Et encore « Les transformations de la caféiculture » en ré-écoute par là.

Et pour finir « De l’Inde au Guatemala : le goût de la rareté » en peau de cast aussi.

Du court, du local ! Une sociologie du gouvernement de la filière fruits et légumes

Thèse de Pierre Naves, Sociologie. Université de Bordeaux, 2016, 420 p.

La filière des fruits et légumes frais est aujourd’hui confrontée à la mise en question des institutions gouvernant ses rapports institués de distribution. De plus en plus, une partie des acteurs intervenant dans le gouvernement de cette filière (collectivités territoriales, producteurs, distributeurs, organisations professionnelles) cherchent à promouvoir de nouvelles formes de distribution, caractérisées par la réduction des distances sociales et / ou relationnelles entre producteurs et consommateurs. La fin des années 2000 a notamment été marquée par la mise en œuvre d’une politique publique nationale destinée à développer les« circuits courts » de commercialisation des produits agricoles, caractérisés par l’absence ou la présence d’un seul intermédiaire entre producteurs et consommateurs. Ces circuits courts sont, en outre, souvent associés par les acteurs à des dynamiques de relocalisation des processus de distribution. Historiquement peu concernée par ces modes de distribution, dont les titulaires de son gouvernement ont au contraire cherché à l’affranchir en les marginalisant économiquement, la filière des fruits et légumes frais redécouvre aujourd’hui de nouvelles manières d’organiser ses marchés et de qualifier les produits. Doit-on pour autant conclure au triomphe des challengers du gouvernement de cette filière, parce qu’ils auraient réussi à institutionnaliser de nouveaux rapports institués de distribution ? Nous prétendons justement montrer, à partir d’une sociologie du gouvernement de la filière inspirée des travaux de la sociologie économique et de l’économie politique, que la réalité est plus complexe et ambigüe. En effet, si, à l’échelle locale, ces challengers parviennent à mieux contrôler les opérations de problématisation, d’instrumentation et de légitimation des enjeux associés à l’institutionnalisation de nouveaux modèles de distribution des fruits et légumes, aux échelles nationale et communautaire, le gouvernement de la filière demeure contrôlé par les acteurs les plus puissants : producteurs spécialisés, organisations de producteurs, enseignes de la grande distribution. Finalement, plutôt qu’à une relocalisation des circuits de distribution de la filière, on assiste en réalité à une évolution des dynamiques de qualification, marquée par la stabilisation du « local » comme une nouvelle institution marchande, dont l’usage stratégique permet aux titulaires du gouvernement de conserver la mainmise sur la définition des enjeux légitimes à traiter, en particulier ceux relatifs aux modèles de développement agricoles à soutenir et encourager.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3.67 Mo) sur Tel.

Mooc ProtéiNNOV

La prise de conscience d’une raréfaction des ressources en protéines animales dans les décennies à venir et la nécessité de produire plus durablement ces ressources alimentaires nous conduit à repenser aux autres sources de protéines, notamment les protéines d’origine végétale. Parmi les sources de protéines végétales, la plus employée comme substitut des protéines animales est le soja, mais le soja n’est pas la seule source de protéines végétales. Il est donc opportun de faire le point sur les autres sources de protéines végétales et sur leur utilisation. Le développement de nouveaux produits alimentaires riches en protéines végétales passe par la connaissance des atouts tant technologiques que nutritionnels de ces ingrédients, mais aussi des freins à leur introduction dans le régime alimentaire des européens.

Le MOOC proposé est donc ciblé sur les protéines végétales et sur leur utilisation dans l’alimentation humaine. Le cours a pour but d’apporter des connaissances dans quatre domaines ciblés sur l’utilisation des protéines végétales pour l’innovation de produits alimentaires : Agronomie, Nutrition, Technologie alimentaire et Innovation produits.

Informations sur ce Mooc sur la plateforme Fun.