ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Proche-Orient

Le palmier dattier

Numéro spécial de la Revue d’Ethnoécologie, n°4, 2013

Le palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) constitue une espèce emblématique des régions chaudes et arides de l’Ancien Monde où il est cultivé depuis la Préhistoire. Malgré son rôle économique primordial, en tant qu’espèce nourricière et élément structurant dans les cultures en palmeraie, son origine et l’histoire ancienne de son exploitation avaient jusqu’alors fait l’objet de très peu de recherches.

palmier dattier

Dans ce numéro spécial, nous avons rassemblé onze textes qui abordent ces thématiques de perspectives très diverses, reflétant les travaux des auteurs venant d’horizons disciplinaires variés. Les questions centrales sont celles de la domestication et de la culture ancienne du palmier dattier, approchées par l’archéologie, l’archéobotanique, la morphométrie géométrique, la génétique et l’iconographie. À ces contributions percevant le palmier dattier dans une perspective historique s’ajoutent deux textes portant sur la gestion de l’agrobiodiversité et des ressources en eau dans des palmeraies actuelles en Oman et en Égypte.

Intégralité du numéro en accès libre sur le site de la revue.

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Leçon de terrain en forêt libanaise

Billet de Justine Pasquier paru sur le site des Cafés Géographiques, 1er mars 2013

« Qu’est-ce que c’est que cette m… ? ». Que répondre à des étudiants de licence de géographie qui expriment leur désappointement face aux troncs torturés que l’on découvre au cœur de la forêt des Cèdres de Dieu (Nord-Liban) ?

J. Pasquier

Ce fameux bosquet nommé Arz el Rabb, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en tant que Paysage Culturel depuis 1998. Bien que l’inscription soit censée mettre en avant la valeur universelle exceptionnelle d’un site, la question est posée de ce qui fait ou a pu faire la valeur de ce « simple bouquet d’arbres » pour reprendre l’expression de Jacques Eddé (1964).

D’une superficie de 11 hectares, cette forêt fait effectivement bien pâle figure au sein du cirque dénudé dans lequel elle se trouve. Pourtant, elle est demeurée l’objet de toutes les attentions depuis des siècles de la part du Patriarcat maronite, des voyageurs, des touristes et des populations autochtones… »

Lire la suite sur le site des Cafés.

Charbons ardents et grains à moudre. Approche archéobotanique du site de Dharih (Jordanie)

Article de Charlène Bouchaud (25 juillet 2011) à lire dans les Carnets de l’Ifpo 

« L’archéobotanique, en tant que science archéologique, s’appuie sur l’étude de découvertes matérielles, les vestiges de plantes, afin d’améliorer notre connaissance du passé en développant un aspect précis, celui des relations entre l’homme et le monde végétal. Cette discipline, dont les balbutiements remontent au XIXe siècle, est le produit d’une rencontre entre deux géants scientifiques, les sciences humaines d’un côté, les sciences de la vie de l’autre. Ses perspectives de recherche, qui soulignent son statut hybride, s’orientent selon deux problématiques : la définition de l’économie végétale des sociétés passées (acquisition et utilisation des végétaux) et la reconstitution des paysages végétaux dans lesquels évoluent ces sociétés.

 
                                                   Grain carbonisé d’orge vêtue (Hordeum vulgare L.)  © Ch. Bouchaud

J’ai commencé la recherche archéologique motivée par une envie d’approcher le quotidien des populations passées ; assez vite, les plantes, pour une question d’affinité, me sont apparues comme un terrain d’étude approprié. Pour ma thèse, j’ai pu m’appuyer sur les apports d’archéologues qui ont travaillé depuis le milieu des années 1980 sur des sites des époques antiques et islamiques du sud du Proche-Orient, comme Dharih et Pétra en Jordanie ou Bosra en Syrie du Sud. Leurs collectes ont permis de rassembler un nombre important de graines et de bois découverts lors des fouilles. Ma participation aux dernières campagnes sur les sites de Dharih et de Bosra m’a donné l’occasion de vivre pleinement cette situation « hybride » de l’archéobotaniste, me conduisant à m’intéresser tant à l’objet végétal – vieux de 2000 ans, minuscule, carbonisé, déformé et pourtant chargé d’informations historiques – qu’au paysage végétal actuel, difficile à appréhender sans clés de compréhension de pure botanique. Une mission de prospection botanique effectuée en avril 2011 dans le but de découvrir la flore printanière m’a définitivement convaincue de la nécessité de développer une approche globale où la division entre sciences humaines et sciences de la vie n’a pas sa place… » (lire la suite sur le carnet)

L’hébreu se met au vert

Article de Marianne Miguet par dans les Bulletins électroniques de l’Actualité technologique internationale, 28 mars 2011

L’académie de la langue hébraïque cherche des mots hébreux pour répondre à la vague « écolo » de plus en plus présence. Des mots tels que « composte » et « composteur » devraient prochainement pouvoir être traduit en hébreu. Le comité de terminologie environnementale, qui compte des représentants du Ministère de la protection environnementale, a plusieurs propositions de mots nouveaux qu’elle présente au public sur le site internet de l’académie. L’avis des internautes y est d’ailleurs demandé sur le terme le plus pertinent.
Les suggestions sont jusqu’à présent les racines hébraïques pour « décomposition » -rèsh-kaf-vav (rkv), dont tirkovet et tarkiv. Mais la secrétaire du comité scientifique Ronit Gadish déplore la connotation négative de ces mots. « Nous devons persuader le public que le composte est une bonne chose, positive et utile » explique-t-elle, « et je dis ceci en tant que personne qui composte depuis déjà un an ».
Ronit Gadish affirme que contrairement à l’époque d’Eliezer Ben-Yehuda, le père de l’hébreu moderne, l’académie n’essaye pas de « nettoyer totalement la langue » des terminologies étrangères. Mais elle souligne que tout un groupe de termes commence à trouver une alternative en hébreu et qu’il serait inconcevable de ne pas avoir de solutions dans cette langue.

L’agriculture égyptienne dix ans après l’achèvement du Haut-Barrage d’Assouan

Article de Marc Etienne Lavergne paru dans le « Bulletin du CEDEJ« , n°14 (1982), pp. 111-130

L’agriculture égyptienne connaît une situation préoccupante en dépit des promesses du Haut-Barrage d’Assouan : la production agricole est insuffisante par rapport à l’augmentation de la population, les terres désertiques bonifiées ne produisent pas ce qui était espéré, le système coopératif mis en place 20 ans plus tôt est en crise, avec l’affranchissement des paysans riches.

Accessible intégralement en version PDF (1Mb) sur HAL-SHS.

Cahiers Supplémentaires des Memnonia, volume 1, 2003

Publication de la Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest (MAFTO), 2003

A signaler deux articles intéressants dans ce volume :

– Victoria Asensi-Amoros
« Essences à brûler en Égypte ancienne une enquête ethnobotanique du côté de la Corne de l’Afrique », pp. 1-19.


Amani Katamesh, Gihane Zaki
« Quelques remarques sur les soins de beauté, d’après les textes médicaux du Nouvel Empire. Hygiène du corps et beauté », pp. 133-146.

Vegetation Ecology and Ethnobotany of Cyphostemma digitatum in the Western Highlands in Yemen

Thèse (en anglais) de Mohammed Al-Duais, Université de Biologie-Pharmacie d’Iéna, juin 2009

The project was motivated by the problem of overexploitation of the plant species Cyphostemma digitatum (Vitaceae), traditionally used in Yemen for culinary and medical purposes. It is aimed to restore this plant and the culture of its use. First the antioxidant capacity and the total phenolics of the processed form and the raw material were examined. No or very weak correlations were found between these. This led to investigate other functional food ingredients standing behind the antioxidant capacity. Rather high contents of vitamin C, vitamin E, and carotenoids were found. Some of the carotenoids along with vitamin C were reduced by processing, while vitamin E was enhanced. This implied that carotenoids give the characteristic aroma. A descriptive analysis of the volatiles was done and remarkable ones were described according to their retention times. The results underline that C. digitatum will become an important source of nutrition for general and specific health purposes. The ecological situation of C. digitatum was assessed based on Braun-Blanquet approach coupled with multivariate statistical tools, which ended with seven distinct communities harbouring that species. Two of them are frost tolerant vegetation; four are frost free vegetation, while one is a transition community. With respect to the holistic concept a predictive habitat model for these community types were constructed by a nonparametric multiplicative regression approach. Mathematical evaluation based on resubstitution method classified the resulting models as rather good. The predictive vegetation model led to find and record the species far away from the overexploited areas, sometimes with different ecological conditions. Consequently a higher accuracy individualistic prediction map for C. digitatum could be constructeded afterwards because of the iteration between species and vegetation modelling. Hence, areas of high suitability can now be detected and used for species restoration.

Accessible intégralement en version PDF à partir du site européen DART.