ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de Asie

Le génie des plantes

Reportages, Arte, janvier 2017

Médicinales, aromatiques ou d’apparat, les plantes présentent mille vertus. Un tour du monde végétal en cinq épisodes.

  • Génie des plantes en Amérique du Sud
  • Génie des plantes dans les Alpes
  • Génie des plantes dans les Balkans
  • Génie des plantes en Inde
  • Génie des plantes en Provence

Série d’émissions à revoir ici.

Travaux forcés, exploitation d’enfants… Des abus dans la production d’huile de palme

Article, Le Monde, 30.11.2016

Dans un rapport, Amnesty International dénonce les conditions de travail dans des plantations en Indonésie et souligne l’apathie des multinationales.

Des multinationales commercialisent des produits alimentaires et cosmétiques contenant de l’huile de palme dont la production est entachée de multiples infractions, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi 30 novembre. L’ONG s’appuie sur des investigations effectuées dans des plantations en Indonésie, appartenant au géant singapourien des matières premières agricoles Wilmar.

Parmi les abus constatés, des enfants âgés de 8 à 14 ans transportent des sacs pesant de 12 à 25 kilos et travaillent sans équipements de protection dans des exploitations où des pesticides toxiques sont utilisés, dénonce l’ONG. Certains quittent l’école pour toute ou partie de la journée pour venir en aide à leurs parents. En outre, des femmes sont contraintes de travailler pendant de longues heures sous la menace de réduction de salaire, et sont payées moins que le salaire minimum, gagnant seulement 2,50 dollars (2,30 euros) par jour dans les cas extrêmes… »

Lire la suite de l’article ici.

Les rites d’ordination d’arbres. Mise en scène de l’écologie indigène en Thaïlande

Article de Abigaël Pesses paru dans Aséanie, Sciences humaines en Asie du Sud-Est, n°25, 2010

Cet article décrit et analyse une cérémonie d’ « ordination » d’arbres organisée en 1999 par un réseau de villages karen, la principale minorité montagnarde de la Thaïlande. Ce dispositif rituel d’origine récente consiste à sanctifier des espaces forestiers protégés, symboliquement offerts au roi, à travers des procédures qui combinent bouddhisme et cultes dédiés aux esprits des cosmologies locales. L’hommage rendu au roi permet, le temps de cette performance spectaculaire, de créer un espace de rencontre et de dialogue pacifié entre les principaux protagonistes concernés par la gestion du capital forestier national : la communauté monastique, les fonctionnaires de l’administration, les gardes forestiers, les organisations non gouvernementales, les paysans des plaines et des montagnes, leurs porte-parole et les médias. En retraçant les modalités d’appropriation de ce rituel par les montagnards karen, le propos est ici de montrer comment ils s’efforcent de refonder un statut territorial et identitaire leur garantissant le droit de rester au sein des « aires protégées », autoritairement contrôlées par l’État.

Article intégralement accessible en version PDF (8,17 Mo) sur HAL-SHS.

L’huile de palme rallume la mèche de la déforestation en Indonésie

Article de Maria Laforcade paru ans Le Monde, 16. 07. 2015

« L’île indonésienne de Sumatra est de nouveau dans le brouillard. Comme chaque année à la saison sèche, des nuages de fumée se sont formés au-dessus de la province de Riau. En cause, la série d’incendies qui s’y est déclenchée depuis mai et qui touche particulièrement le parc national de Tesso Nilo, si l’on en croit les images satellites, mises en ligne par le think tank américain World Resources Institute (WRI) le 9 juillet.

Sauf que ces incendies n’ont rien à voir avec les fortes chaleurs enregistrées à la saison sèche dans la région. Ils sont en grande majorité d’origine criminelle. Alternatives moins coûteuses que le défrichement mécanique, les brûlis permettent de débroussailler la forêt pour y planter d’autres cultures. Le marché le plus florissant sur l’île indonésienne de Sumatra, c’est celui de l’huile de palme, dont l’archipel asiatique est le premier producteur au monde. Cette huile, tirée de la pulpe du fruit du palmier, a particulièrement mauvaise réputation en Europe depuis quelques années. Dangereuse pour la santé à cause de sa forte teneur en acides gras saturés, connus pour affaiblir l’appareil cardio-vasculaire, elle est aussi dénoncée pour son impact environnemental… »

Lire la suite de l’article sur le site du journal.

Les impacts de la guerre du Việt Nam sur les forêts d’A Lưới

Article de Amélie Robert-Charmeteau paru dans VertigO, vol. 15, n°1, mai 2015

Au cours de la guerre du Việt Nam, l’actuel district d’A Lưới (province de Thừa Thiên Huế, Việt Nam central), traversé par la piste Hồ Chí Minh, subit de nombreux épandages d’herbicides et pilonnages. Les forêts sont une cible privilégiée. Mais les conséquences de ces pratiques militaires sur les sylvosystèmes sont sujettes à controverses. Pour identifier objectivement le poids de la guerre sur les dynamiques paysagères, l’étude se fonde sur une analyse diachronique régressive des paysages et privilégie les sources iconographiques, a priori non biaisées (images satellitales, photographies aériennes). La guerre n’est pas la seule période étudiée puisque les conséquences environnementales des pratiques militaires sont analysées autant à court terme qu’à long terme ; les impacts sur les paysages actuels sont interrogés. Par ailleurs doit être vérifiée l’hypothèse selon laquelle les pratiques pré et post-guerre ont aggravé le strict impact du conflit. Sont ainsi analysées les dynamiques paysagères et les pratiques anthropiques qui affectent la région d’A Lưới pour chaque période clé identifiée, de la colonisation à aujourd’hui. Au terme de la recherche, menée dans le cadre d’un doctorat, la guerre apparaît comme un facteur de recul des forêts mais loin d’être le seul ; elle ne marque aujourd’hui que ponctuellement les paysages.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

Le Nutella qui cache la forêt

Reportage « Sciences », France Inter, 19. 06. 2015

La polémique sur le Nutella est-elle retombée un peu trop vite ? Depuis lundi, les propos de la ministre de l’Écologie Ségolène Royale sur la célèbre pâte à tartiner et les excuses qu’elle a présentées par la suite au fabricant italien font polémiques. Certes la marque semble verdir sa marque en respectant de nouvelles normes, mais sont-elles suffisantes ? La culture des palmiers à huile est durable ?

Pour en parler, Mathieu Vidard et Axel Villard reçoivent Sabrina Krief (Maître de conférence au Muséum National d’Histoire Naturelle) et Serge Bahuchet (Ethnobiologiste). Ils sont tout deux commissaires de l’exposition Sur la piste des grands singes, à Paris.

Reportage à ré-écouter ici.

Lire également l’article d’Amandine Réaux « En quoi la consommation d’huile de palme influe sur notre santé et notre environnement » paru dans Le Monde du 18. 06. 2015.

Des plantes pour dépolluer l’air Intérieur à Hong Kong ?

Article de Julie Metta, Bulletins Électroniques, 12. 05. 2015

« A Hong Kong, où le niveau de pollution atmosphérique est particulièrement élevé (2 à 3 fois supérieur aux valeurs seuils conseillées par l’OMS), la qualité de l’air devient un une problématique majeur pour le département de la santé. Les hongkongais, qui passent près de 70% de leur temps en intérieur, prennent peu à peu conscience de l’enjeu de la qualité de l’air intérieur.

Et ce n’est pas sans raison, car si les les polluants chimiques ne sont présents qu’en faible quantité dans l’air l’intérieur ils ont de nombreux effets toxiques sur l’organisme. Ces polluants peuvent à long terme nuire à l’appareil respiratoire, à l’appareil cardio-vasculaire, au système immunitaire, etc. A court terme, ils peuvent provoquer des irritations des yeux, des voies respiratoires supérieures (nez, gorge) et inférieures (bronches, bronchioles), mais aussi des phénomènes allergiques. Leurs effets dépendent principalement de la nature du polluant, de la concentration et du temps d’exposition. Parmi les polluants les plus nocifs pour l’homme et que l’on retrouve principalement dans l’air intérieur il y a :
– Les COV (Composés Organiques Volatiles) incluant principalement le formaldéhyde, le benzène et le toluène. Ces composés sont largement émis par les produits de nettoyages ou par solvants des peintures.
– Les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) comme le benzo [a]pyrène, cyclopenta [c,d]pyrène dibenzo [a,h]anthracène et dibenzo [a,l]pyrène) qui sont 4 composés avérés cancérigènes pour l’homme. Ils sont émis à la suite d’activités de cuissons.
– Certains gaz comme le monoxyde de Carbone qui est incolore, inodore, insipide et non irritant. Il se substitue à l’oxygène dans le sang et peut entraîner des vertiges voir la mort dans les cas le plus graves.

Dans cette ville où les climatiseurs fonctionnent déjà en quasi continu tout au long de l’année, il n’est pas envisageable d’ajouter à la facture énergétique de Hong Kong un appareil électronique supplémentaire. Afin de purifier cet air intérieur, des méthode plus naturelles sont donc considérées. Au delà de transformer le dioxyde de carbone en oxygène, grâce à la photosynthèse pendant la journée, certaines plantes peuvent aider à la dépollution : ce phénomène est appelé « Phytoremédiation ». »

Lire l’intégralité de l’article sur les Bulletins Électroniques.