ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Amérique du Sud

L’Amazonie : quand la forêt cache l’Homme

Emission Carbone 14, radio France Culture, 15.04.2017

Que doit-on à l’Amazonie, hormis les amazones ? Comment d’ailleurs, l’Homme put-il s’adapter à ce milieu nous paraissant, aujourd’hui, si hostile ? Infatigables constructeurs, les peuples amazoniens ont inventé les « champs surélevés » mais surtout la domestication d’une partie de nos ressources : le cacao, la patate douce, le manioc mais aussi le piment et le tabac… De fait, leur empreinte est encore bien visible dans cette immensité tropicale, la végétation près des habitats archéologiques plus dense, tandis que les espèces anciennement domestiquées sont bien plus abondantes au sein de la forêt. Aujourd’hui peu peuplée, la forêt a perdu la majorité de sa population humaine sous le choc microbien de la colonisation européenne. Bien loin de faire une « archéologie de salon », depuis trois décennies, Stephen Rostain est un des très rares archéologues à travailler dans la démesure de cette forêt. Directeur de recherche au CNRS, il vient de publier ses recherches sur la plus grande forêt du monde, pour laquelle la France, dernier pays européens à posséder un territoire amazonien, n’a que peu d’intérêt.

Émission à re-écouter ici.

Ecouter la forêt guyanaise

Série « Ecouter Paris, écouter les villes du monde » de Monica Fantini, radio RFI, 4.03.2017

Dans les années 1950, l’ingénieur géographe Jean-Marcel Hurault (1917-2005) a enregistré la forêt en Guyane française. La forêt est un écosystème, un lieu de vie, de ressources, de travail ; elle s’invite dans les créations humaines. Les hommes y travaillent le bois, partent en chasse ou bien encore se réunissent pour des rituels musicaux.

« Ecouter la forêt guyanaise » a été réalisé en collaboration avec les anthropologues de Milson, un programme du Centre de recherche en ethnomusicologie (CNRS) qui étudie et raconte la diversité des sociétés du monde à travers ses milieux sonores. Enregistrements sonores effectués par Jean Marcel Hurault, 1956-1958, Guyane française, population Boni (interprètes inconnus).

Forêt à écouter ici.

Mapuche les hommes – plantes

Emission « Tout un monde », radio France Culture, 04.02.2017

Malgré les exactions coloniales, les spoliations territoriales, près de un million de Mapuche vivent au Chili. Leurs subtiles connaissances des plantes, les usages qu’ils en font pour l’artisanat, la construction, l’alimentation, la médecine ou les activités rituelles pratiquées par les machis (leurs chamanes), perdurent et même renaissent sous nos yeux. Dans cette perspective, l’émission fera le point sur l’application du protocole de Nagoya en matière de biodiversité dans le monde et sur l’appropriation illégale des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées, sans partage des avantages issus de leur utilisation.

Émission à (re) écouter sur le site de la radio.

Le génie des plantes

Reportages, Arte, janvier 2017

Médicinales, aromatiques ou d’apparat, les plantes présentent mille vertus. Un tour du monde végétal en cinq épisodes.

  • Génie des plantes en Amérique du Sud
  • Génie des plantes dans les Alpes
  • Génie des plantes dans les Balkans
  • Génie des plantes en Inde
  • Génie des plantes en Provence

Série d’émissions à revoir ici.

La stevia au cœur d’un scandale de biopiraterie

Article de Patricia Jolly, Le Monde, 28.11.2016

« Des multinationales sont accusées de ne pas partager leurs bénéfices avec les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay.

Aux yeux des patrons de Coca-Cola ou de PepsiCo, la stevia est un ingrédient miracle. Cette plante qui pousse en Amazonie possède des propriétés édulcorantes permettant d’offrir aux consommateurs des boissons naturellement allégées en calories. Comme le Coca-Cola Life ou le Pepsi Next qui, sous leurs emballages verts, se targuent de contenir 30 % à 60 % de sucre en moins que les boissons originales des mêmes fabricants.

Les Indiens Guarani-Kaiowa du Brésil et Paî Tavyterâs du Paraguay, qui ont découvert la stevia il y a des siècles, adoucissent leur maté avec ses feuilles fraîches ou infusées, et l’utilisent à des fins médicinales, se réjouissent eux aussi des propriétés naturelles de cette plante et ne sont pas fâchés que celles-ci soient mondialement reconnues.

A un détail près. Ils considèrent que l’utilisation industrielle et la commercialisation de leur végétal fétiche par ces géants de l’agroalimentaire et les enseignes de grande distribution constituent un cas flagrant de « biopiraterie ». En clair, que ces entreprises se sont appropriées leurs ressources génétiques et leurs connaissances traditionnelles à des fins commerciales. Aussi les Guaranis refusent-ils désormais de laisser l’industrie se partager les bénéfices de l’utilisation de la stevia à leurs dépens… »

Lire l’intégralité de l’article ici.

 

6,000-year-old fabric reveals Peruvians were dyeing textiles with indigo long before Egyptians

Article (en anglais) de Deborah Netburn, paru dans Los Angeles Times, 16.09.2016

L’indigo était utilisé comme teinture il y a 6 000 ans par des habitants de l’actuel Pérou. Soit un millénaire et demi plus tôt qu’en Egypte…

Lire l’article ici.

Un métier très spécial : Alain Cuerrier est l’un des rares ethnobotanistes du Québec

Article de Lise Gobeille, paru dans Le Devoir, 23 juillet 2016

« Du Grand Nord à la Guyane en passant par le Maroc, Alain Cuerrier étudie les relations entre les hommes et les plantes. Sa profession ? Ethnobotaniste. Son parcours professionnel l’a amené à s’intéresser en particulier aux connaissances sur les plantes des communautés inuites et cries du Grand Nord.

Depuis peu, il collabore à la création d’un jardin ethnobotanique dans un couvent au Maroc et est allé en Guyane afin d’y établir des partenariats pour réaliser des études comparatives. M. Cuerrier est botaniste au Jardin botanique de Montréal et professeur associé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.