ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Amérique du Nord

L’asclépiade, la plante miracle à tout faire

Article de Frédérique Féron paru dans Paris Match le 14.12.2016

« C’est une plante incroyable qui pousse comme du chiendent au Canada. L’asclépiade produit une fibre d’une douceur incomparable qui tient chaud sur les glaciers de l’Everest et peut dépolluer les océans… Un ingénieur québécois a redécouvert ce qui était au XVIIe siècle, à la cour de France, l’étoffe des rois. Et va ouvrir une nouvelle « route de la soie » qui sillonnera l’Amérique du Nord du Québec jusqu’au Mexique.

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Moissonner un champ de mauvaises herbes, cela ne s’était encore jamais vu. Cet automne, au Canada, dans la vallée du Saint-Laurent, c’est pourtant ce qu’il s’est passé. De là à penser que les Québécois sont tombés sur la tête… Quelques dizaines d’agriculteurs se sont en effet laissé convaincre d’ensemencer l’asclépiade, une plante envahissante qui pousse comme du chiendent en Amérique du Nord, au bord des autoroutes et dans les terrains mal entretenus. La bête noire de tous les Canadiens, sauf pour François Simard. Ce n’est pas sa jolie fleur rose qui intéresse l’ingénieur mais son fruit en forme de gousse qui laisse flotter au vent comme des dizaines de fils blancs, plus doux que le coton, ce qui vaut à la plante le surnom de «soyer du Québec»… »

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La révolution des urbainculteurs

Émission de radio « De causes à effets, le magazine de l’environnement », radio France Culture, 19.02.2017

Près de 80% de la population française est citadine. Mais depuis quelques années, le béton fleurit. Ou du moins, certains s’attellent à rendre nos rues et nos modes de vie plus verts. Nous les appellerons, les urbainculteurs, et ce sont eux, qu’Aurélie Luneau reçoit.

La ville gagne, la vie citadine est le quotidien d’une majorité d’humains sur terre, un environnement « béton » qui a tendance, depuis une quinzaine d’année, à se verdir et à fleurir bon… à une époque où la qualité de l’environnement et les questions de santé publique sont devenues un moteur en ce domaine !

Dans le monde entier, des hommes et des femmes jouent les innovateurs, imaginent la campagne à la ville, entendent se nourrir autrement et parviennent à faire vivre une production agricole au coeur des villes. Des urbainculteurs d’aujourd’hui que la canadienne Jennifer Cockrall-King a rencontrés, parcourant le monde, à la découverte des fermes verticales, des balcons-potagers, des ruches sur les toits, des vignobles urbains, des jardins communautaires… Une nouvelle économie qui répond à une réelle attente !

Avec aussi, Eric Duchemin, professeur à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université de Québec, et rédacteur en chef de la revue Vertigo, Florence Chaumontet, présidente de l’association Jardins Malins, du 13ème arrondissement de Paris, et Sébastien Goezler, co-fondateur de Vergers Urbains, urbaniste indépendant, spécialisé en permaculture urbaine.

Émission à (re) écouter ici.

Le séquoia millénaire « qu’on pouvait traverser » détruit par la tempête en Californie

Article de Luc Vinogradoff, Le Monde, 10.01.2017

« L’inhabituelle tempête hivernale en Californie du Nord n’a pas seulement provoqué d’importantes inondations, elle a eu raison d’un des arbres les plus impressionnants et connus de la région.

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Le Pioneer Cabin Tree était un séquoia majestueux de plus de 45 mètres qu’on pouvait traverser : son tronc avait été creusé à la fin du XIXe siècle, en faisant une attraction touristique mondiale et une icône pour les habitants du coin. Des générations de touristes et de locaux avaient traversé et retraversé le tunnel, se photographiant et laissant leurs initiales sur le tronc de 10 mètres de diamètre… »

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Découverte d’un champ de patates vieux de 3800 ans

Article, Tribune de Genève, 27.12.2016

« Canada. Des archéologues ont mis au jour la première preuve que les tribus de chasseurs-cueilleurs s’adonnaient au jardinage.

Des restes de pomme de terre découverts sur la côte pacifique du Canada sont la «première preuve» que les populations autochtones d’Amérique du Nord cultivaient déjà des potagers il y a presque quatre millénaires.

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Le champ de tubercules, découvert sur les terres ancestrales de la tribu Katzie, devenues aujourd’hui la Colombie-Britannique, est la «première preuve» de jardinage par les tribus de chasseurs-cueilleurs de la région pendant cette période, selon une étude publiée dans l’édition de décembre du journal «Science Advances»… »

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Forêt, arts et culture, l’esprit des lieux

Journée d’étude du GHFF, Sorbonne (Paris), 28 janvier 2017

La journée d’études sera précédée le 27 janvier d’une soirée cinéma avec conférence. Nul besoin de présenter le film « Lady Chatterley », réalisé par Pascale Ferran en 2006. Ses nombreux prix attestent sa notoriété. Mais peu savent que ses paysages ont été filmés dans les forêts limousines. La forêt tient une place majeure et abrite plusieurs scènes essentielles. L’esprit de la forêt habite les personnages…

Le paysagiste Gilles Clément abordera l’idée d’un génie naturel des écosystèmes forestiers et les questions soulevées par leur mise en paysage. Sa contribution au choix des paysages du film de Pascale Ferran illustre les enjeux de la spatialité forestière.

Télécharger le flyer avec la totalité du programme : flyer-programme-j2-051216

 

La Terre qui pousse. L’ethnobotanique innue d’Ekuanitshit

Ouvrage de Daniel Clément, Québec, Presses de l’Université Laval, « Mondes autochtones », 2014, 247 p.

Les Innus ou Montagnais ont, de tout temps, été associés à la forêt boréale du nord‑est du Canada, et la cueillette des végétaux a toujours joué un rôle économique et culturel très important au sein de leur société. Cette étude sur la science botanique innue, effectuée auprès des membres de la communauté d’Ekuanitshit, ou Mingan, de la Côte-Nord, répond à deux objectifs : élargir notre connaissance de ce peuple amérindien, mais également renouveler notre propre point de vue de la flore nordique en adoptant la perspective autochtone.

Le savoir botanique innu comprend des concepts relatifs à la vie des plantes, un système de classification et de nomenclature (cent trente‑sept termes), des modes d’identification et des utilisations techniques, médicales, alimentaires et rituelles. Les plantes sont elles‑mêmes réparties en deux domaines distincts, les végétaux à racines et les végétaux sans racines ( » la terre qui pousse « ), qui comprennent, chacun, plusieurs divisions, dont les arbres, les arbustes, les petits arbustes, les plantes herbacées et les mousses principalement. Le système de représentation innu des végétaux repose sur une structure de relations qui fonctionne à partir des parties de plantes, comme le bois, l’écorce, les fruits et les feuilles, et d’un discours détaillé sur l’utilisation, ce qui vient expliquer, en définitive, la formation même des classes de plantes et la nomenclature. Les Innus et leurs plantes apparaîtront dorénavant comme un ensemble global d’interactions, témoin d’une intégration originale de l’être humain dans son milieu.

Compte-rendu sur l’ouvrage à lire sur Erudit ou ouvrage en vente chez l’éditeur.

Un métier très spécial : Alain Cuerrier est l’un des rares ethnobotanistes du Québec

Article de Lise Gobeille, paru dans Le Devoir, 23 juillet 2016

« Du Grand Nord à la Guyane en passant par le Maroc, Alain Cuerrier étudie les relations entre les hommes et les plantes. Sa profession ? Ethnobotaniste. Son parcours professionnel l’a amené à s’intéresser en particulier aux connaissances sur les plantes des communautés inuites et cries du Grand Nord.

Depuis peu, il collabore à la création d’un jardin ethnobotanique dans un couvent au Maroc et est allé en Guyane afin d’y établir des partenariats pour réaliser des études comparatives. M. Cuerrier est botaniste au Jardin botanique de Montréal et professeur associé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.