ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de Afrique du Nord

Enquête ethnobotanique sur l’utilisation de Coriaria myrtifolia au Nord du Maroc

Article de Maha Hafse, Abdellah Farah, et Kawtar Fikri Benbrahim paru dans International Journal of Innovation and Applied Studies, Volume 20, Issue 3, June 2017, Pages 1011–1019

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’un travail portant sur la valorisation de Coriaria myrtifolia du Nord du Maroc. Elle a comme objectif la détermination de l’usage traditionnel de cette plante par la population locale. Afin d’atteindre cet objectif, un questionnaire est utilisé auprès des habitants, des herboristes et des phytothérapeutes de la région de chefchaouene. Les résultats ont révélé que Coriaria myrtifolia est généralement utilisée toute entière (90%) pour différents usages comme la combustion (87%), le lavage des ustensiles de la cuisine (3%) et le tannage des cuirs (10%).

Article intégralement accessible en version PDF (566 Ko) sur le site de la revue.

Evaluation ethnobotanique des potentialités thérapeutiques de Ptychotisverticillata

Thèse de pharmacie, Belkisse Bentahar, Faculté de médecine, Rabat, 2016, 172 p.

Ptychotis verticillata est une plante aromatique médicinale, originaire du Maroc oriental et de l’Afrique du Nord, utilisée en médecine traditionnelle pour ses vertus thérapeutiques. Dans un premier temps, sont présentés les aspects théoriques de la médecine traditionnelle basée sur l’usage de la plante P. verticillata ainsi que ses effets thérapeutiques et les composants actifs. Suivent les résultats d’une enquête ethnopharmacologique réalisée qui évaluent son usage traditionnel en recensant les différents modes de préparation, d’utilisation et administration. Enfin, la troisième partie s’est intéressée à la comparaison de cette plante, P.verticillata, avec une autre espèce très proche et plus populaire, originaire d’Asie, soit Carum copticum. Cette comparaison a pour but de tracer les différentes similitudes d’usages des plantes, tout en faisant un rapprochement sur le plan botanique, composition chimique et potentialités thérapeutiques. Ce travail permet de mettre en évidence certains aspects de l’usage médical traditionnel de P. verticillata et de le comparer avec les effets thérapeutiques démontrés chez cette plante. De nouvelles perspectives de recherche sont ressorties de ce travail, notamment à travers la comparaison avec la plante C. copticum, dont les intérêts thérapeutiques ne sont plus à démontrer.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.55 Mo) sur le site de l’Université Mohammed V.

Etude ethnobotanique, écologique et activités biologiques de la coloquinte (Citrullus colocynthis. L) et du contenu floristique de la région de Béchar

Thèse de NAHAL BOUDERBA, Nora (Sciences de la nature, microbiologie), Université Mustapha Stambouli-Masacra (Algérie), janvier 2017

L’objectif de notre travail porte sur l’étude ethnobotanique, la composition phytochimique, les activités antimicrobienne et antioxydante de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata, des plantes endémiques de la région de Béchar. L’étude ethnobotanique a prouvé que 46.41% de la population utilisent le Citrullus colocynthis comme hypoglycémiant, 50% utilisent Datura stramonium comme aphrodisiaque alors que Salsola vermiculata est utilisé à 72.2% pour traiter les brûlures de soleil. Le criblage phytochimique a mis en évidence la présence des flavonoïdes, des alcaloïdes, des tanins, dans les feuilles des trois plantes et l’absence des stérols et stéroïdes dans les feuilles de Datura stramonium. Cette richesse en substances phytochimiques est confirmée par les rendements des extraits aqueux, méthanolique et des flavonoïdes où ils ont donné un rendement de 2.8%, 2.61% et 1.5 % des flavonoïdes pour les feuilles de Citrullus colocynthis, Datura stramonium et Salsola vermiculata respectivement. L’activité antimicrobienne a été testée par la technique des disques et le contact direct sur sept souches bactériennes et la technique de la croissance radiale et la biomasse pour quatre souches fongiques, les meilleurs CMI ont été enregistrées sur Escherichia coli avec une concentration de 6mg/ml de l’extrait aqueux des racines de Citrullus colocynthis. Les souches fongiques testées ont été inhibées à 100% par tous les extraits des plantes à différentes concentrations, l’Aspergillus ochraceus a présenté une sensibilité importante où il a été inhibé à des faibles concentrations des extraits ou des flavonoïdes. La méthode du piégeage des radicaux libres à l’aide du DPPH. est appliquée pour mesurer l’activité antioxydante ; les concentrations effectives en flavonoïdes qui inhibent les radicaux libres sont 5μg/ml pour les flavonoïdes des feuilles de C.colocynthis, puis 7 μg/ml de D. stramonium et 8μg/ml pour les feuilles de S.vermiculata.

Thèse intégralement accessible en version PDF (15.13 Mb) sur le site de l’université.

Etude ethnobotanique, phytochimique, histologique et activité antidépressive de Portulaca oleracea L. et Peganum harmala L.

Thèse de Dallal Sassoui, Biologie, Faculté des Sciences BadjiMokhtar Annaba, 2016, 181 p.

Ce travail se veut une plaidoirie pour l’utilisation des substances bioactives végétales au profit de la médecine notamment en neurologie et ce
en terme d’étude ethnobotanique, phytochimique, histologique, et surtout en terme de mise en évidence de l’activité antidépressive des espèces
Peganum harmala L. et Portulaca oleracea L., connues pour leur richesse en alcaloïdes, et acides gras ; et qui selon notre enquête, révèlent une vocation antidépressive tant reconnue, et utilisé dans la région de Djelfa.

Thèse intégralement accessible en version PDF (5.3 Mo) sur le site de la bibliothèque.

Les fleurs qui rendent immortel

Blog L’Avventura, blog scientifique (en bande dessinée) de Fiamma Luzzati, 24. 11. 2016

herbier-4Lire le reportage bd en intégralité sur le blog.

Hammams au Maroc, la forêt en surchauffe

Article de Perrine Massy et Timothée Vinchon paru dans Le Temps, 4.11. 2016

« Prisés des touristes et des locaux, les hammams marocains brûlent chaque jour des milliers de tonnes de bois. Un appétit qui grignote toujours plus les forêts, parfois au nez et à la barbe de l’Etat.

Marrakech, la ville la plus visitée du Maroc, s’apprête à accueillir la COP22 (7-18 novembre) et ses 30 000 participants, qui viendront se mêler aux touristes venus découvrir les charmes de la ville ocre. Aux portes de la médina, le hammam Pacha, l’un des plus vieux de la ville, attire les voyageurs en quête d’authenticité.

Comme la majorité des hammams du pays, cet établissement est chauffé au bois, et pas qu’un peu: une tonne par jour et par unité en moyenne. Rapporté au nombre de bains dans tout le royaume – 6 000 à 12 000 selon l’estimation des associations de propriétaires de bains maures – l’appétit en bois des hammams représenterait 45% du bois consommé en ville. Le bois de feu, également utilisé par les boulangeries et les particuliers, serait même responsable de 76% de la déforestation au Maroc, d’après certaines estimations… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Autre article du Monde sur les hammams durables.

 

Raconter le haschich dans l’époque mamelouke : étude et édition critique partielle de la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489)

Thèse de Danilo Marino, Littératures. Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris, 2015, 209 p.

Dans cette étude nous cherchons à explorer le lien entre haschich et humour par l’analyse du corpus des récits arabes contenus dans la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ (“Le repos des âmes dans le haschich et le vin”) de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489). L’originalité de cette anthologie qui existe en quatre manuscrits dont seulement deux étaient connus à la critique, découle du fait qu’elle est le plus ancien recueil en langue arabe de textes en prose et en vers inspirés du haschich. Dans la première partie, nous abordons le haschich d’un point de vue historique, médicale et juridico-religieux. Longtemps utilisé en médicine et pour la fabrication de cordes et tissus, on ignore quand le cannabis (qinnab) est passé de médicament à substance enivrante et récréative. Cependant l’utilisation de cette herbe était devenue un problème social, si entre le VIIe/XIIIe et le VIIIe/XIVe siècle plusieurs oulémas y consacrèrent des écrits, tant qu’ils l’incluront dans la liste des munkarāt, (les choses blâmables, défendues), à côté du vin (ḫamr), de la fornication (zinā) et de l’homosexualité (liwāṭ). Parallèlement, la littérature n’a pas manqué de représenter l’expérience de psychotropes. Et c’est autour des enjeux littéraires soulevés par cette substance que nous centrons la deuxième partie de notre travail. Par l’étude d’un certain nombre de motifs nous montrons que le personnage du ḥaššāš fonctionne comme un «catalyseur thématique» des motifs littéraires auparavant associés aux ivrognes, aux stupides ou aux fous. L’ordre que nous avons suivi est: la méprise, la stupidité et folie, le rapport au rêve et à l’imaginaire et l’avidité. Nous concluons sur le fait que le passage à la littérature du motif du mangeur de haschich représente le processus de cristallisation d’une figure narrative à potentiel fortement humoristique, née dans la première époque post-abbasside et dérivée d’une série de matériaux narratifs attribués auparavant à d’autres figures littéraires.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.83 Mo) sur Tel.