ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Afrique

Acacias et agropasteurs sahariens : façonnage d’un terroir et enjeux de conservation

Article de Julien Blanco, Mohamed Alifriqui, Kamil Hassan, Didier Genin et Geneviève Michon paru dans Mohamed Berriane; Geneviève Michon. « Les terroirs au Sud, vers un nouveau modèle ? : une expérience marocaine », IRD, p. 97-109, 2016

Au Sud-Ouest du Maroc, présentation des grandes lignes de l’intégration des acacias dans un système agro-pastoral traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (884.43 Ko) sur le site de l’IRD.

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Les plantes médicinales utilisées dans le traitement des diarrhées au Niger. Etude ethnobotanique

Article de Lawaly Maman Manzo paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 5 n°2, 2017, pp. 475-482

Au Niger, quelques enquêtes sur les plantes médicinales ont été réalisées par différents chercheurs au cours des missions ethnobotaniques et ethnographiques. Les données concernant l’utilisation des plantes médicinales contre les diarrhées sont extraites à partir des documents publiés et ou rapports de recherche concernant les différentes enquêtes ethno-médicinales conduites au Niger pour synthèse et analyse. Au total, 98 espèces de plantes appartenant à 34 familles sont recensées être utilisées par la population nigérienne pour traiter les diarrhées et dysenteries. Combrétacée (14/34), Césalpiniacée (11/34), Mimosacée (10/34) et Fabacée (9/34) sont les familles botaniques des espèces de plante les plus utilisées. 10 espèces de plantes identifiées ont un usage très fréquent. En conclusion, cette synthèse des plantes médicinales rapportées dans plusieurs revues à travers différentes études ethno-médicinales conduites au Niger ont permis d’apporter des précisions supplémentaires sur l’usage médicinale de certaines plantes dans le cadre du traitement des diarrhées.

Article intégralement accessible en version PDF (371.7 Kb) à partir du site de la revue.

Enquête ethnobotanique auprès des tradipraticiens de santé des régions de Niamey et Tillabéri au Niger

Article de MA. Jazy, S. Karim, B. Morou, R. Sanogo, S. Mahamane paru dans European Scientific Journal November 2017 edition Vol.13, No.33

Au Niger, les populations font un grand recours aux tradipraticiens de santé qui utilisent des recettes et des plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Objectif: Recenser les plantes médicinales pour les soins de santé primaires.

Méthodologie: Une enquête ethnobotanique effectuée dans deux régions du Niger : Tillabéri et Niamey, selon un questionnaire. Résultats: L’étude a permis d’apprécier la transmission des connaissances, d’appréhender la notion de posologie en médecine traditionnelle, et d’établir un répertoire des recettes et des plantes de la pharmacopée traditionnelle. Au total 913 recettes thérapeutiques relatives à 226 espèces appartenant à 77 familles sont recueillies auprès de 168 tradipraticiens. Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont : Sclerocarya birrea, Acacia nilotica, Guiera senegalensis, Annona senegalensis, Combretum micranthum, Balanites aegyptiaca, Pennisetum americanum, Piliostigma reticulatum, Cassia sieberiana, Ziziphus mauritiana, Azadirachta indica, Cassia occidentalis, Anogeissus leiocarpus, Combretum glutinosum, Khaya senegalensis, Momordica balsamina, Tephrosia lupunifolia, Prosopis africana, Alysicarpus ovalifolius, Bauhinia rufescens. La famille la plus représentée est celle des Combretaceae (10,68%), suivie des Fabaceae (9,67%), des Caesalpiniaceae (8,49%), des Mimosaceae (7,82%), puis des Anacardiaceae (5,55%). Parmi ces plantes, 60 appartenant à 31 familles dont 6 familles nouvelles ont été répertoriées. Plusieurs pathologies sont traitées, les plus fréquentes sont les troubles digestifs, les hémorroïdes.

Conclusion: Ces plantes seront soumises à des études expérimentales avant la mise au point de nouveaux phytomédicaments.

Article intégralement accessible en version PDF (1012.82 Ko) sur le site de la revue.

Fête des Simples 2017

Mise en ligne des enregistrements des conférences de la Fête des Simples 2017 (Rosans, 26)

– « La médecine traditionnelle africaine à Keur Massar » de Chantal Perrin, cinéaste (75), Djibril Bâ, directeur de lʼhôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal)

– « Comment circulent les graines quand les hommes sont enfermés, de la Provence à la Syrie » par la Coopérative Longo Maï (04)

 – « La réglementation des plantes médicinales et les paysans herboristes » par Évelyne Boyer, paysanne-herboriste (04) et Thomas Échantillac, paysan-herboriste (26)

– « Liberté dʼaccès à la terre, histoire, perspectives et actions concrètes » par Pierre Fabre, président de Terre de Liens PACA (06) Samuel Genas, maraîcher en cours d’installation à Rosans (05)

-« Odeurs de liberté » par Marie-Thérèse Esneault, musicothérapeute et aromacologue (94)

-« Pour une reconnaissance des alternatives aux pesticides » par Jean François Liphout, Président d’ASPRO PNPP (ASsociation pour la PROmotion des Préparations Naturelles Peu Préoccupantes)

 

Approche ethnobotanique d’une endémique ibéro marocaine : Thymelaea lythroides (Thymelaeaceae)

Article (en français) de N. Dohou, K. Yamni et N. Gmra paru dans Quaderni di Botanica Ambientale e Applicata, 17/2, 2006, pp. 175-177

A l’heure actuelle et depuis toujours, les plantes représentent le premier réservoir de nouveaux médicaments grâce à leur richesse en métabolites secondaires. Le présent travail s’inscrit dans le cadre d’une contribution à la valorisation des substances naturelles des plantes médicinales de la région du Gharb. L’espère étudfiée est une plante endémique ibéro-marocaine très répandue dans la forêt de la Mamora : Thymelaea lythroides. Elle appartient à la famille des Thymeléacées et – à notre connaissance- n’a jamais fait l’objet d’une étude phytochimique. Pour une première approche, une étude ethnobotanique a été effectuée à travers des enquêtes conduites dans différentes villes marocaines. Celles-ci ont mis en évidence que Thymelaea lythroides est très utilisée dans la médecine traditionnelle. Les différentes thérapeutiques ont été exposées et discutées.

Article intégralement accessible en version PDF (1.9 Mo) sur le site de la revue.

 

Enquête ethnobotanique et effets de l’extrait aqueux des rhizomes de Anchomanes difformis Blume. Engl (Araceae) sur la motricité utérine de cobaye

Article de Makemba Nkounkou G. S. et al,  paru dans la Revue CAMES – Série Pharm. Méd. Trad. Afr., 2017, n°18(2), pp. 13-20

Le fonctionnement normal de l’utérus conditionne la nidation, le maintien de la gestation et le travail au moment de l’accouchement. Dans le but de contribuer à la valorisation des plantes utérotropes de la pharmacopée congolaise une enquête ethnobotanique a été réalisée pour lister ces différentes plantes. Anchomanes difformis a été sélectionné pour un screening chimique par réaction en tube et pour une évaluation des effets sur l’utérus de Cobaye. L’enquête ethnobotanique a permis de recenser vingt-une (21) plantes appartenant à seize (16) familles différentes. Le rhizome d’Anchomanes difformis contient des alcaloïdes, des flavonoïdes, des saponines, des tanins, des hétérosides, des terpénoïdes, des stérols et des anthocyanes. L’extrait aqueux de ces rhizomes aux doses de 400 et 800 mg/kg augmente significativement (**p˂0,001) le temps de latence des contractions utérines et diminue significativement (**p˂0,001) la fréquence des ces contractions. Cet effet chronotope négatif  serait lié à la présence de métabolites secondaires. Ce résultat confirme l’utilisation de cette plante en médecine traditionnelle. Cet extrait peut être envisagé pour la nidation, le maintien de la gestation ou contre les fausses couches.

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Article intégralement accessible en version PDF (813.75 Ko) sur le site de la revue.

Étude ethnobotanique sur l’usage des plantes toxiques en médecine traditionnelle dans la ville de Tlemcen (Algérie)

Thèse de pharmacie de Asma Boumediou  et Sounia Addoun, 2017, 130 p.

Les plantes toxiques ont toujours occupé une place importante dans la phytothérapie et les traditions de la médication dans la ville de Tlemcen. Dans le but de définir la proportion et la nature de l’usage de ces plantes, et d’évaluer l’impact de leur utilisation, une étude transversale descriptive, menée sur 200 personnes choisies au hasard (120 femmes et 80 hommes), a été réalisée au centre-ville de Tlemcen (Ouest d’Algérie) ; à la place d’El-Amir Abdelkader, entre novembre 2016 et février 2017. Les informations recueillies à l’aide d’un questionnaire, établi en français et en arabe ; ont été traitées par le logiciel IBM-SPSS (logiciel d’analyses statistiques pour les sciences sociales). L’approche bibliographique a permis d’identifier les plantes et de compléter ces informations. Quatre-vingt (80) espèces de plantes, appartenant à 36 familles botaniques ont été recensées ; les plus représentées étant : les Apiacées (15%), les Lamiacées (15%), et les Astéracées (7.5%). Parmi les plantes recensées, neufs 9 (soit 11%) ont été identifiées comme toxiques, et 21 (soit 26%) comme non-toxiques, pouvant être toxiques sous certaines conditions, utilisées respectivement par 8% et 35% des sujets interrogés. La majorité des plantes étaient utilisées contre les troubles respiratoires dans 64.7% des cas, suivi des maladies de l’appareil digestif dans 51.5% des cas et des troubles métaboliques 35.9% des cas. Les indications des plantes toxiques concernaient principalement des maladies rares et récurrentes. L’amélioration a été observée dans 88% des cas utilisant les plantes toxiques. Les effets secondaires ont été engendrés majoritairement par les plantes peu toxiques. Malgré les résultats encourageants de notre enquête, la pratique de la phytothérapie est laissée à la vulgarisation et à l’oubli scientifique, législatif et universitaire.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3.9 Mo) sur le Dspace de l’Université abou Bekr Belkaid de Tlemcen.