ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour Afrique

Les voies suivies par le chanvre dans sa conquête du Maghreb

Article de Jamal Bellakhdar paru dans la Revue Hespéris-Tamud, volume LII, fascicule 2, 2017

Donnant suite à un précédent article qui faisait le point, dans cette même revue, des connaissances actuelles sur l’introduction du chanvre au Maghreb, l’auteur revient dans la présente note sur les voies et modalités empruntées par cette espèce pour s’établir durablement dans le sous-continent. Trois voies sont tour à tour évoquées : 1/ la voie méditerranéenne, durant l’Antiquité, dans le sillage des Phéniciens et des Carthaginois, qui développèrent la culture de la variété sativa textile dans tout l’espace qu’ils contrôlaient. 2/ la voie de l’Égypte, ce pays ayant été la porte d’entrée par laquelle, dans la foulée des confréries mystiques, se diffusèrent en Afrique du Nord, à partir des XIIe-XIIIe siècles, des pratiques extatiques s’accompagnant souvent de consommation de la variété indica du cannabis qui fut très vraisemblablement introduite à ce moment-là. 3/ la voie sahélienne qui amena des souches africaines de chanvre indien dans les oasis sahariennes, à une époque plus tardive (XVIIe ou XVIIIe siècle), et très vraisemblablement aussi au nord du Sahara, un peu plus tard.

Cet article apporte un complément de données à la précédente étude parue dans la même Revue Hespéris-Tamuda, vol. XLVIII (2013) : pp. 107-141 : JAMAL BELLAKHDAR, “L’HISTOIRE DU CHANVRE AU MAGHREB”, téléchargeable en accès libre sur : http://www.hesperis-tamuda.com/index.php/derniers-numero/numero-2013/337-6

Pour se procurer l’article en tiré à part numérique, demande adressée à l’auteur sur Tela Botanica.

 

Publicités

Diversité et connaissance ethnobotanique des espèces végétales de la forêt sacrée de Badjamè et zones connexes au sud-ouest du Benin

Article de Hounto G.; Tente B.; Yabi F.; Yabi I.paru dans Revue Scientifique et Technique Forêt et Environnement du Bassin du Congo. Volume 7, pp.. 28-36, 2016

La forêt sacrée de Badjamè (Aplahoué, Couffo) ne bénéficie presque d’aucune mesure de protection et de gestion malgré son importance écologique. La présente étude met un accent sur la diversité des espèces végétales de cette forêt au Bénin en vue de proposer les stratégies de gestion et de conservation durable de cette forêt sacrée. Une prospection de terrain nous a permis d’observer la physionomie générale de la forêt sacrée et de ses zones connexes. Des sites d’inventaire floristique ont été retenus. Les relevés phytosociologiques ont été faits dans 35 placeaux de 30 m x 30 m chacun. La classification des relevés sur la base de l’algorithme de Ward et de la distance Euclidienne a permis d’obtenir trois (03) types de faciès floristiques : le groupement végétal G1 à Ocimum americanum, Elaeis guineensis et Tectona grandis ; le groupement végétal G2 à Adansonia digitata, Senna siamea1 et Piliostigma thonningii et le groupement végétal G3 à Cola millenii, Milicia excelsa et Deinbollia  pinnata. Les résultats obtenus ont permis d’inventorier 89 espèces végétales (ligneuses et herbacées) regroupées en 40 familles. L’indice de diversité de Shannon (H) varie de 1,71 à 4,40 bits et l’équitabilité (E) de Pielou varie entre 0,34 et 0,81. L’analyse des indices montre que les groupements étudiés ont subi de profondes modifications. Il est  donc urgent de mettre en œuvre un certains nombre de mesures pour la protection et la sauvegarde de la diversité biologique de la forêt sacrée de Badjamè.

Article intégralement accessible en version PDF (2.3 Mo) sur Zenodo.

Etude ethnobotanique sur les plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc)

Article de Abderrazak El Alami, Farouk Loubna, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural Products, vol. 4, n°2, 2016, pp. 271-282.

Dans ce manuscrit, l’inventaire ainsi que les usages thérapeutiques des plantes médicinales spontanées poussant dans le versant nord de l’Atlas d’Azilal (Maroc) ont été répertoriés. 66 espèces végétales spontanées sont utilisées en phytothérapie dont 14 espèces ont un usage fréquent. Les Gymnospermes ne sont représentées que par trois espèces, tandis que les Angiospermes sont représentées par 63 espèces dont 55 sont des dicotylédones et huit sont des monocotylédones. Les familles végétales, bien représentées dans la région explorée, sont les Lamiaceae et les Asteraceae. A la base de l’enquête ethnobotanique, nous avons recensé 25 plantes médicinales spontanées destinées au traitement  des affections digestives, huit plantes pour traiter les troubles uro-génitaux, cinq espèces sont connues pour leurs effets sur le système nerveux, 14 plantes sont utilisées contre les affections métaboliques, 11 plantes pour soigner les maladies de l’appareil respiratoire  et 26 plantes sont employées pour les soins la peau et les cheveux.

Article intégralement accessible en version PDF (504 Ko) sur le site du journal.

Enquête ethnopharmacologique et ethnobotanique sur les plantes médicinales dans le Haut Atlas central du Maroc

Article de Abderrazak El Alami, Abderrahman Chait paru dans Algerian Journal of Natural products, vol. 5, n°1, 2017, pp. 427-445

Cette étude ethnopharmacologique et ethnobotanique a été réalisée entre janvier 2012 et juillet 2016 dans le Haut Atlas central d’Azilal. Dans cette région, 172plantes sont utilisées en phytothérapie. Cinq espèces appartiennent à l’embranchement des gymnospermes. L’embranchement des angiospermes est représenté par 167 espèces, réparties en 62 familles dont 140 espèces sont des dicotylédones et 27 espèces sont des monocotylédones. Les familles les plus représentées par des plantes utilisées en phytothérapie sont : les Lamiaceae (19 espèces), Apiaceae (14), Asteraceae (13), Fabaceae (8), Liliaceae (7), Rosaceae (7), Poaceae (6), Solanaceae (6) et les Zingiberaceae (5). Le grand nombre de plantes médicinales est utilisé pour la prévention et pour traiter les affections digestives, les troubles respiratoires et les soins de la peau et des cheveux. Les modes de préparations les plus utilisées sont le séchage-broyage, la décoction et l’infusion et le mode d’utilisation le plus fréquent et l’administration par voie orale. 

Article intégralement accessible en version PDF (811 Ko) sur Zenodo.

Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire)

Article de AS Gnagne, D Camara, K Bene, GN Zirihi paru dans Journal of Applied Biosciences, n°113, 2017

Le but de cette étude est de contribuer à une meilleure connaissance des plantes médicinales antidiabétiques utilisées dans le département de Zouénoula. Des enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées à l’aide de questionnaires auprès des guérisseurs du département. Les résultats obtenus ont permis d’inventorier dix-sept espèces de plantes médicinales appartenant à quatorze familles botaniques et réparties en seize genres. Parmi ces espèces, Ageratum conyzoides (Herbe aux sorciers), Anthocleista djalonensis (Arbre chou) et Bidens pilosa (Piquant noir) sont les plus recommandées. Les feuilles sont les organes les plus utilisés. La décoction est le mode de préparation le plus sollicité et l’administration se fait majoritairement par voie orale. Ce travail constitue une source d’informations pouvant servir de base pour des études pharmacologiques afin d’évaluer l’efficacité thérapeutique et l’innocuité de ces trois plantes à effet antidiabétique traditionnel.

Article intégralement accessible en version PDF (1.5 Mo) sur le site de la revue.

 

 

Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Journal of Applied Biosciences, n°113, mai 2017

Plusieurs articles traitant d’ethnobotanique dans ce numéro :

  • « Diversité spécifique et usages ethnobotaniques des ligneux suivant un gradient pluviométrique Nord-Sud dans le bassin arachidier sénégalais« , Ibrahima NDIAYE, Boubacar CAMARA, Daouda NGOM et Oumar SARR
  • « Connaissances et pratiques ethnobotaniques en médecines traditionnelles vétérinaire et humaine au Bénin : similarité ou dissemblance ? », OUACHINOU Jéronime M-A. S., ADOMOU Aristide C., DASSOU G. Hospice, YEDOMONHAN Hounnankpon, TOSSOU G. Monique et AKOEGNINOU Akpovi
  • « Connaissances et usages traditionnels des plantes médicinales du département du haut Nyong », Emmanuel MPONDO MPONDO, Jean Paul NGENE, Léa MPOUNZE SOM, Gisèle ETAME LOE, Philomène Céleste NGO BOUMSONG, Jacques YINYANG, Siegfried Didier DIBONG.
  • « Étude ethnobotanique des plantes médicinales utilisées dans le traitement du diabète dans le Département de Zouénoula (Côte d’Ivoire) », Arthur Stéphane GNAGNE, Djeneb CAMARA, N’Guessan Bra Yvette FOFIE, Kouadio BENE et Guédé Noël ZIRIHI.

Articles intégralement accessibles en version Pdf sur Elewa.

Etude Ethnobotanique des plantes utilisées dans le traitement des maladies de l’appareil digestif à Kinshasa et ses environs, République Démocratique du Congo

Article de Marie-Cakupewa C. FUNDIKO, M. Angoyo MANDANGO, et Brigitte Mapendo MUTAMBALA paru dans International Journal of Innovation and Scientific Research, Vol. 31 No. 1 Jun. 2017, pp. 194-203

La présente étude, est consacrée exclusivement à l’étude  ethnobotanique des connaissances  traditionnelles sur les plantes utilisées pour soigner les maladies du tube digestif. Elle a pour objet principal la collecte des données sur les plantes utilisées, leurs noms, les parties utilisées, le mode de préparation des recettes et leur voie d’administration aux patients. Pour  ce  faire, les  enquêtes  ethnobotaniques  auprès des  tradipraticiens  et vendeurs  ont  permis  d’inventorier  87  plantes employées dans le traitement des maladies du tube digestif à Kinshasa. Les familles des Euphorbiaceae, les Zingiberaceae, les Asteraceae et les Rubiaceae sont les plus recherchées dans cette catégorie de maladie. Certaines espèces utilisées jouent un double rôle sur le plan traditionnel, alors que certaines plantes sont exclusivement à usage médicinal, d’autres par contre servent à la fois de médicament et d’aliments. Pour améliorer la compréhension de l’importance et de la valeur des plantes médicinales, la présente étude a décrit, dans la mesure du possible, les noms vernaculaires des plantes et les langues locales.  Tout en suggérant aux populations moins nanties une source importante de médicament à moindre cout, l’étude préconise une  exploitation  et  utilisation  rationnelle  des  plantes  pour  faciliter  l’accessibilité  aux  soins  de  santé  pour  tous  pour  le développement durable.

Article intégralement accessible ici.