ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour janvier, 2018

Forêts urbaines de loisirs. Usages récréatifs et manières d’habiter

Thèse de Romain Lepillé, sociologie, Université de Rouen, France, 2017, 442 p.

Ce travail analyse les recompositions territoriales que produisent l’augmentation et la diversification des usages sportifs des forêts urbaines. La thèse interroge conjointement les demandes et les usages des populations urbaines, la manière dont ils s’ajustent à des choix d’équipement et à des formes de gestion. La thèse rend compte des déterminations réciproques des cultures, des rapports sociaux et des rapports spatiaux à l’échelle d’une métropole, Rouen, dont la ceinture verte est classée « Forêt d’Exception® » et dont la démarche gestionnaire s’avère relativement pionnière. Le corpus comprend 43 entretiens semi-directifs, divers documents (articles de presse, bulletins d’information, rapports d’activités, etc.), ainsi que de nombreuses données obtenues par questionnaire. Ces dernières ont été produites à l’échelle de la métropole (n=5700), des quartiers de lisière (n = 661) et des pratiques (n=334). L’analyse, multiscalaire, révèle le fonctionnement de médiations territoriales originales, qui sont aussi des analyseurs de choix. La diversité des usages dévoile en premier lieu des territoires du quotidien et des manières d’habiter très différenciées. Leur émergence récréative permet également d’observer, à travers des profils de pratiquants, les recompositions des formes sportives de la vie urbaine contemporaine. À l’heure du numérique et au croisement des logiques de la socialisation (traces et images de soi), de l’événementiel (développement des fun runs) et de l’affirmation d’un échelon politique « métropolitain », on analyse enfin comment ces formes et ces logiques de communication affectent la prise en charge de ces espaces naturels, qu’elles tendent à constituer en « stations ».

Thèse intégralement accessible en version PDF (27.13 Mo) sur Tel.

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La nature en ville et le cas spécifique des jardins urbains : approche géographique et historique de la ville de Lyon et de son agglomération

Thèse de Lama Asaad, Géographie. Université de Lyon, 2016, 217 p.

Cette thèse est consacrée à l’évolution de la notion de jardin collectif et de leur place dans la ville. Elle s’appuie tout d’abord sur une mise en perspective historico-géographique de la notion de jardin dans le bassin méditerranéen, entre orient et occident, de l’antiquité à nos jours. La notion de jardin a pris, en effet, au cours du temps des acceptions très différentes, jardins nourriciers ou jardins d’agréments, mais aussi jardins privés, jardins publics et jardins collectifs. Nous resserrons ensuite notre approche sur les jardins collectifs, jardins ouvriers, jardins familiaux et aujourd’hui jardins partagés. Pour cela nous focalisons notre recherche sur l’agglomération lyonnaise de la fin du 19ème siècle à nos jours. Cette analyse historico-géographique s’appuie à la fois sur un travail d’archives et sur une cartographie des jardins. Pour associer, profondeur historique et approche spatiale, nous interrogeons les facteurs historiques, politiques, démographiques, économiques et sociaux qui, durant cette période, se révèlent déterminants dans la localisation et les usages des jardins collectifs. Cette analyse des dynamiques spatiales de création de jardins tout au long du 20ème siècle, reflète l’évolution de leur place et de leurs fonctions dans la ville. Ceci nous permet de révéler à la fois des valeurs et des fonctions attribuées aux jardins qui ont une forte stabilité dans le temps, alors que d’autres renvoient à des conceptions et à des préoccupations historiquement comme géographiquement situées. Pour cela, nous attachons une attention particulière à resituer la question des jardins collectifs dans les transformations des politiques urbaines, avec pour la période récente la montée en puissance des préoccupations liées au développement durable et à la place de la nature en ville.

Thèse intégralement accessible en version PDF (13.2 Mo) sur Hal-Shs.

Agriculteurs urbains

Ouvrage de Guillaume Morel-Chevillet , « Agriculteurs urbains », ed. Editions France Agricole, 2017, 280 p.

Ce guide présente, pour ceux qui les pratiquent ou qui veulent se lancer, les trois formes d’agricultures urbaines, ou comment d’initiatives individuelles de production agricole en ville, se développent de nouveaux métiers, les agriculteurs urbains :

  • L’agriculture urbaine amateur  : la production végétale et même animale à l’échelle du citadin privé. Les balcons, terrasses et petits jardins de ville sont en effet propices à l’implantation de microprojets individuels d’agriculture urbaine. Comment les citadins s’emparent-ils du phénomène ? Comment s’y prennent-ils pour produire chez eux ? Quelles sont les techniques innovantes et traditionnelles à leur disposition ?
  • L’agriculture urbaine collective, très souvent à but non lucratif. Elle montre la dynamique actuelle et les multitudes de projets existants de jardins collectifs en France et à l’étranger à travers un assez large mouvement de « retour à la terre ». Qu’est qui anime ces citadins-jardiniers à l’origine de ces actions de végétalisation collective ? Comment fonctionnent ces projets (gouvernance, techniques, etc.) ? Quels rôles peuvent jouer les collectivités ?
  • L’agriculture urbaine professionnelle. Les exemples de projets d’agriculture urbaine à but marchand en France et dans le monde, cités dans le livre, permettent d’expliquer les systèmes de production économiquement et techniquement viables. Un chapitre est dédié aux microfermes urbaines. Les projets plus techniques comme les serres en toitures et l’agriculture urbaine en milieu clos sont également décrits.

Informations sur le site de l’éditeur.

Domestiquer la nature

Appel à communication, séminaire Questes, Mason de la recherche, Paris-Sorbonne, 2018

Dans un contexte de multiplication récente des études sur la nature et ses représentations au Moyen Âge, le présent séminaire entend interroger les attitudes et les actions par lesquelles les médiévaux ont cherché à maîtriser et à transformer leur environnement. La mise en lumière des rapports protéiformes entre sociétés et nature permettra également de voir selon quelles modalités elles s’influencent et se transforment mutuellement. Ainsi, si les hommes et les femmes du Moyen Âge ne se pensent jamais, eux et leurs productions, comme une altérité radicale à la nature, comment comprendre les circonstances dans lesquelles ils agissent directement sur elle, la transforment pour leur usage, la modifient par leurs pratiques ?

Lire l’intégralité de l’appel à contribution sur Calenda.

L’amande, reine de Californie

Article de Elisa Bellanger, Marianne Boyer, Laurence Girard, Agathe Dahyot et Paul Pichot, Le Monde, 7.01.2018

« En l’espace de dix ans, la « Central Valley », principale zone agricole de Californie, a doublé la surface de ses vergers pour produire le fruit à coque. En apportant près de 80 % des volumes vendus sur la planète, elle écrase toute concurrence. Elle est parfois fourrée aux pommes. Ou au chocolat. Mais huit fois sur dix, la traditionnelle galette à la frangipane s’impose pour tirer les rois. Et pas uniquement lors de l’Épiphanie, célébrée dans les églises dimanche 7 janvier. Pendant tout le mois de janvier, une véritable fringale sucrée s’empare des Français, qui se ruent sur les galettes. Un jackpot pour les boulangers-pâtissiers prêts à faire leur beurre de cette douceur roborative. Mais aussi pour les vendeurs de poudre d’amande, l’ingrédient star de la recette de la frangipane. Avec les Rois, l’amande est reine… »

Lire la suite de l’article ici.

Les demandes de nature et d’agriculture. Quels outils de gestion pour les acteurs de l’agglomération grenobloise ?

Chapitre de Anthony Tchékémian paru dans P. Donadieu (dir.) « L’agriurbanisation : rêves ou réalités ? », ed. Editopics, 2014

Cette recherche s’articule autour de deux questions, présentant l’état actuel de la demande citadine dans l’agglomération grenobloise en termes de nature, de campagne et d’agriculture. Comment cette demande est prise en compte par les institutions de développement et d’aménagement du territoire, ainsi que par celles d’animation nature ? Comment répondre à cette demande et quelles sont les offres proposées par ces institutions ? Cette communication montrera que l’imbrication entre les territoires ruraux et urbains est au coeur de la demande sociale. Elle révélera également le rôle que joue l’agriculture périurbaine dans la structure du territoire.

Document intégralement accessible en version PDF (462.57 Ko) sur Hal-Shs.

4 expériences de retour à la nature

Émission « LSD » en 4 parties, radio France Culture, 01 – 04. 01.2018

1 : Sur les sentiers de la liberté : Henry David Thoreau, Elisée Reclus

2: Monte Verità, une réforme de la vie sur la montagne

3: Les clairières libertaires, une vie communautaire d’anarchiste en 1900

4 : Longo Maï, l’utopie dure longtemps

A ré-écouter ici.