ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Roses d’Afrique, roses du monde

Article de Léa Benoît, Bernard Calas, Sylvain Racaud, Olivier Ballesta et Lucie Drevet-Demettre paru sur  GéoConfluences, 11.09.2017

« Le marché mondial de la rose fonctionne sur le principe du « juste à temps » qui doit répondre à des pics de consommation annuels tout en produisant à contre-saison. Le Kenya s’est spécialisé dans une rosiculture à hauts rendements, intensive en capital et en travail. Ses atouts sont une main d’œuvre formée, un aéroport de fret important à Nairobi et des conditions agronomiques propices. Une politique de gestion de l’eau s’est toutefois avérée nécessaire pour traiter les effets environnementaux de cette monoculture.

Impeccables, orthogonales, alignées, ces serres plastifiées devant lesquelles broutent tranquillement des zèbres dans la lumière matinale du Rift africain contredisent l’image habituelle de l’agriculture africaine. Cet insolite oblige à s’interroger sur l’activité qui y règne, les raisons de ces investissements coûteux à cet endroit – en l’occurrence les rives du lac Naïvasha, au Kenya, à 1800 m. d’altitude, sur l’équateur exactement – et les enjeux géographiques, c’est-à-dire sociaux-spatiaux, de cette agriculture.

En écho, à 7 000 km de Nairobi, en Suède (ce qui explique que le prix soit indiqué en couronnes, qui équivaut à 20 €), ces bottes présentées chez un fleuriste (et dont l’origine est indiquée, chose rare), par –18°C en plein février rappellent que la production horticole kenyane est une production de contre-saison, destinée principalement aux marchés européens, ce qui insère les bassins de production africains dans une circulation mondiale.

Comment sont produites ces roses africaines, pourquoi sont-elles produites là, quels enjeux géographiques – c’est-à-dire socio-spatiaux – ces productions soulèvent-elles en Afrique, en Europe et pour le Monde ? »

Lire l’intégralité de l’article ici.

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