ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Étude ethnobotanique des plantes médicinales: cas des affections les plus fréquentes d’une région agricole Daloa (Centre Ouest, Côte d’Ivoire)

Article de KOULIBALY  Annick, MONIAN  Médard, ACKAH  Jacques  A.A.B., KONE Mamadou Witabouna, TRAORE Karidia paru dans Journla of Animal and plant sciences, 2016, vol.31

La région de Daloa est une région agricole située à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Elle fournit une part importante de la production nationale en produits vivriers et en produits d’exportation, provenant de petites exploitations souvent familiales. Les populations locales qui représentent la frange motrice de cette production se soignent la plupart du temps, par ingestion directe de plantes à cause du coût élevé des soins médicaux proposés par les centres de santé modernes. Les affections qui les touchent sont peu recensées et les plantes utilisées pour le traitement de ces affections sont méconnues. Il est apparu important de connaître les affections dans la population de la région de Daloa et les plantes utilisées pour les traiter. L’objectif de cette étude est  d’identifier  les  plantes médicinales  utilisées dans  le  traitement  des  affections  les  plus fréquentes de la région de Daloa. Une enquête ethnobotanique a été conduite auprès de 270 personnes dans 7 localités, en utilisant des interviews directes et semi-structurées. Elle a permis de détecter les affections les plus fréquentes qui sont : le Paludisme (71,85%), la Fièvre typhoïde (37,78%) et les Hémorroïdes (31,11%).  Ces maladies touchent la population sans distinction de couche socio-professionnelle, d’ethnie ou de sexe. Vingt-cinq espèces médicinales identifiées sont utilisées pour traiter les affections les plus dominantes dont 7 soignent à la fois, au moins deux  des  affections.  L’ensemble  des  espèces  se  répartit  entre  15  familles  dont  les  plus dominantes sont les Euphorbiaceae, les Asteraceae et les Rubiaceae. Le profil de santé de la population  motrice  de  la  production  agricole  montre une  prédominance  des  maladies infectieuses et parasitaires. Le cadre de vie devra être amélioré afin de réduire les infections. L’exploitation  durable  des  espèces  impliquées  dans le  traitement des  maladies devra  être assurée par des prélèvements contrôlés. Cette étude confirme que la médecine traditionnelle africaine contribue notablement à la prise en charge sanitaire des populations dans la région de Daloa  et  qu’elle  doit  être  accompagnée.  Les  plantes médicinales  identifiées  permettront d’orienter des recherches ultérieures sur des substances naturelles pour la mise en place de médicaments traditionnels améliorés.

Article intégralement accessible en version PDF (446 Ko) sur le site de la revue.

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