ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

« Dernière chance pour la biodiversité » Les pommes d’antan

Article de Angela Bovis et Antonin Sabot, Le Monde, 11. 2016

« Dans ce dernier épisode de notre série sur la réparation de la biodiversité, laissons derrière nous biodiversité sauvage et biodiversité urbaine pour plonger dans la biodiversité cultivée. Façonnée par les paysans et éleveurs pendant des millénaires, elle est aujourd’hui en chute libre. Dans un rapport de 2010, la FAO (agence alimentaire des Nations unies) estimait que trois quarts de la diversité des cultures avaient été perdus entre 1900 et 2000, soulignant que « la diversité génétique des plantes que nous cultivons et consommons – et des espèces sauvages apparentées – pourrait disparaître à jamais, compromettant ainsi la sécurité alimentaire future ».

Le cas de la pomme, fruit préféré des Européens, dont le nombre de variétés commerciales s’est effondré au XXe siècle, est emblématique de cette déperdition. En réaction, une myriade d’associations s’efforcent de redécouvrir et de conserver la gamme bigarrée de ses variétés locales. Non pas en les entreposant dans des banques de graines congelées – où dorment désormais, à l’abri des conditions réelles, « plus de 70 % de la diversité génétique de deux cents à trois cents plantes cultivées », selon la Convention sur la diversité biologique. Mais en tentant de faire revivre, sur leurs territoires, ce patrimoine agricole et culturel… »

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