ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Au Kenya, des kilowatts pour produire des tonnes de khat

Article de Matteo Maillard paru dans Le Monde, 08.11.2016

« C’est une petite plante semblable au thé dont on mastique inlassablement les feuilles pour atteindre un léger état d’euphorie. A cause de son principe actif, la cathinone, dont la structure chimique est proche des amphétamines, le khat est considéré au Canada, aux Etats-Unis et dans la majorité des pays européens comme une drogue et donc interdite à la vente. Mais au Kenya, la culture et le commerce du miraa sont légaux. Ils font même l’objet d’une production florissante dans la belle région d’Embu, au pied du mont Kenya.

Gabriel, 31 ans, plonge la main dans l’un des arbustes qui recouvrent son terrain de 2 acres (0,8 hectare) et, d’un geste vif, en cueille un rameau. Il est l’un des nouveaux producteurs de la région et espère faire fortune grâce à la plante. « J’ai acheté ce terrain il y a trois ans pour y produire le mowoka, la meilleure variété de khat, celle qui offre le plus de stimuli ! Ça réveille, ça tonifie, c’est mieux que boire de l’alcool. J’en consommais avant, puis j’ai arrêté parce que je suis infirmier dans un petit hôpital public. C’est quand même difficile de mâcher du khat et d’avoir un job stable. J’en produis à côté de mon travail parce que les Kényans adorent ça et que ça rapporte ! »

Tout le hameau a été raccordé, fin octobre, au réseau électrique national dans le cadre du Last Mile Connectivity Project, qui ambitionne d’électrifier tout le pays d’ici à 2020. Une aubaine pour Gabriel et le développement de sa production : « J’espère que l’électricité va me permettre de passer au stade de la petite industrie. Je voudrais créer une boisson énergisante… un KhatBull ! »…

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

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