ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour octobre, 2016

Enquête paysans-herboristes : pratiques et savoirs sur les plantes médicinales

En 2016, un travail parlementaire a été entamé autour du Sénateur Joël LABBE (EELV- Morbihan) afin de proposer une loi qui permette d’encadrer et de pérenniser les métiers de l’herboristerie.

Nous soutenons pleinement cette démarche et nous engagerons sans réserve pour tenter de faire valoir au maximum notre vision du métier de paysan-herboriste, à savoir accompagner le public pour des solutions complémentaires, locales et écologiques de santé et pour une certaine autonomie dans la gestion de son hygiène de vie.

Dans le cadre de ce travail, nous pensons qu’il est important que vous puissiez exprimer vos pratiques, vos attentes, votre vision du métier d’herboriste afin que la future loi soit la plus pertinente possible. C’est pourquoi, au lieu des habituelles pétitions, au lieu de vous demander tel ou tel soutien financier ou moral nous souhaitons diffuser une grande enquête nationale par différents réseaux.

Ce questionnaire s’inscrit dans le cadre des recherches menées à l’initiative de la Fédération des PAYSANS-HERBORISTES (www.paysans-herboristes.org) sur les pratiques et les acteurs de la phytothérapie en France. Ce questionnaire restera au seul usage de la fédération et les données éventuellement publiées dans le cadre de travaux de recherche resteront anonymes et utilisées pour des statistiques globales.

Accéder à l’Enquête publique autour de l’herboristerie en France

Pour les paysans herboristes, Thierry THEVENIN (23) producteur SIMPLES, porte-parole du syndicat Simples
Adresse :
Fédération des Paysans-herboristes
C/O Thierry THEVENIN
11, Mercin 23420 MERINCHAL

[Info Tela Botanica]

Ail ail ail ouille, l’ail comme marqueur social, sexuel et rituel

Émission de radio « On ne parle pas la bouche peine » d’Alain Kruger, radio France Culture, 23. 10. 2016

Obscénité de certains aliments, l’ail comme expérience physique de la honte ?

L’ail et le sexe, l’ail et le sang, l’ail et les vampires comme Delphine Seyrig dans Les Lèvres rouges de Harry Kumel.

L’ail remède d’Antonin Artaud et délice du marquis de Sade.

L’ail, la lavande et l’empeste

Liliane Giraudon et Xavier Girard ont tressé à quatre mains « Histoires d’ail » (éditions Argol), éloge de la rose puante.

Femme de lettres, l’écrivain et poète Liliane Giraudon vient partager sa passion marseillaise, pour ce bulbe nu ou en chemise, cru ou cuit, délicieusement baigné d’huile d’olive.

A (re) écouter ici.

La Terre qui pousse. L’ethnobotanique innue d’Ekuanitshit

Ouvrage de Daniel Clément, Québec, Presses de l’Université Laval, « Mondes autochtones », 2014, 247 p.

Les Innus ou Montagnais ont, de tout temps, été associés à la forêt boréale du nord‑est du Canada, et la cueillette des végétaux a toujours joué un rôle économique et culturel très important au sein de leur société. Cette étude sur la science botanique innue, effectuée auprès des membres de la communauté d’Ekuanitshit, ou Mingan, de la Côte-Nord, répond à deux objectifs : élargir notre connaissance de ce peuple amérindien, mais également renouveler notre propre point de vue de la flore nordique en adoptant la perspective autochtone.

Le savoir botanique innu comprend des concepts relatifs à la vie des plantes, un système de classification et de nomenclature (cent trente‑sept termes), des modes d’identification et des utilisations techniques, médicales, alimentaires et rituelles. Les plantes sont elles‑mêmes réparties en deux domaines distincts, les végétaux à racines et les végétaux sans racines ( » la terre qui pousse « ), qui comprennent, chacun, plusieurs divisions, dont les arbres, les arbustes, les petits arbustes, les plantes herbacées et les mousses principalement. Le système de représentation innu des végétaux repose sur une structure de relations qui fonctionne à partir des parties de plantes, comme le bois, l’écorce, les fruits et les feuilles, et d’un discours détaillé sur l’utilisation, ce qui vient expliquer, en définitive, la formation même des classes de plantes et la nomenclature. Les Innus et leurs plantes apparaîtront dorénavant comme un ensemble global d’interactions, témoin d’une intégration originale de l’être humain dans son milieu.

Compte-rendu sur l’ouvrage à lire sur Erudit ou ouvrage en vente chez l’éditeur.

Sales bêtes ! Mauvaises herbes ! « Nuisibles », une notion en débat

Colloque, AHPNE, 31 janvier-1er février 2017, La Défense (Paris)

Cette question du « nuisible » sera abordée selon sept thèmes :

- une notion historiquement évolutive
- le nuisible dans la loi
- définir scientifiquement le nuisible
- les espèces exotiques sont-elles nuisibles ?
- les nuisibles dans les campagnes
- quelles sources pour construire de nouveaux regards ?
- le nuisible et la mer

L’après midi du premier jour, une table ronde réunissant une députée, un philosophe, un vétérinaire et un président de fédération départementale de chasseurs débattront sur la question : vivre avec les nuisibles ?

Pour plus d’informations, vous trouverez ici le programme détaillé et le livret des résumés des interventions.

Histoire environnementale : études et réflexions

Appel à article, Les Cahiers d’Histoire

La revue Les Cahiers d’histoire sollicite des propositions d’articles pour son numéro d’hiver 2018. Ce numéro, qui porte sur l’histoire environnementale, sera publié sous la direction de Michèle Dagenais (Professeure titulaire, UdeM) et Catherine Paulin (étudiante à la maîtrise, UdeM). 

Voir l’intégralité des thèmes et des modalités sur Calenda.

Le buis dans tous ses états

Emission « CO2 mon amour » de Denis Cheissoux, radio France Inter, 15. 10. 2016

Emission thématique sur le buis à (re) écouter ici.

Le cacao vénézuélien : une plantation à front pionnier

Article de Nikita Harwich paru dans « Caravelle. Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien », Presses Universitaires du Mirail, 2005, pp.17-30

C’est en 1607 que les registres d’exportation de la province de Caracas font pour la première fois mention d’une modeste quantité de 4,5 fanegas (environ 250 kg ) de cacao. Quelques années plus tard, le chroniqueur Antonio Vásquez de Espinosa pouvait déjà parler d’«abondantes récoltes ». La culture du cacaoyer s’étendit tout d’abord vers l’ouest de la ville de Caracas : le long des vallées bordées par la chaîne côtière des Andes, autour des villages de Choroní, Ocumare de la Costa et Turiamo; le long de la rivière Aroa; dans les terres basses de Trujillo et de Mérida; ainsi qu’au sud du lac de Maracaibo. Les fèves vénézuéliennes apparurent régulièrement sur le marché mexicain – alors le principal débouché pour la consommation du chocolat – dès 1620 et, en 1632, le montant des exportations vers la Nouvelle-Espagne atteignait déjà 2 000 fanegas (environ 110 tonnes ), pour se stabiliser ensuite jusqu’en 1650 aux alentours de 5 000 fanegas (environ 225 tonnes) par an. L’utilisation, au départ, d’une main-d’oeuvre indigène, soumise au régime tributaire de l’encomienda, limitait le montant de l’investissement requis pour mener à bien l’exploitation d’une cacaoyère et permettait ainsi d’en obtenir une marge de bénéfices confortable.

Article intégralement accessible en version PDF (220.52 Ko) sur Hal-Shs.