ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour septembre, 2016

Biodiversité : quand Paris s’ensauvage

Reportage visuel de Angela Bolis, Antonin Sabot et Karim El Hadj, Le Monde, 29.09.2016

« Avec 20 % du territoire urbanisé en France, la ville, longtemps pensée comme l’antithèse du milieu naturel, est devenue un lieu incontournable de la reconquête de la biodiversité. La plupart des citadins et des mairies désirent accorder plus de place à la nature… mais quelle nature ? Des massifs ornementaux aux couleurs vives et aux contours bien délimités ; des plantes comestibles cultivées entre voisins ; ou une nature plus sauvage et spontanée ? Cette dernière conception, la plus propice à l’épanouissement de la biodiversité urbaine, fait doucement son chemin dans les esprits. Reportage à Paris qui, de la Petite Ceinture aux jardins de la « guérilla gardening », s’ensauvage… »

Lire et voir l’intégralité du reportage sur le site du Monde.

Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine

Actes de colloque de Marlène Albert-Llorca, Raphaële Garreta et Jean-Paul Métailié, Université Toulouse le Mirail, Maison de la Recherche, 6-8 Novembre 2009, 127 p.

L’idée que la nature est un patrimoine que l’humanité se doit de conserver est aujourd’hui largement admise. Plus problématique est la question des moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but. Car cet objectif ne suppose pas seulement qu’on dispose de savoirs et de techniques scientifiquement valides mais aussi qu’on prenne en compte les enjeux sociaux, économiques et symboliques des processus de patrimonialisation. C’est autour de ces prémisses que le colloque international  » Les plantes de montagne : regards et débats sur un patrimoine  » a réuni du 6 au 8 novembre 2009 à l’Université de Toulouse II des chercheurs en sciences sociales (géographes, sociologues, ethnologues) et des naturalistes ou écologues, appartenant pour la plupart à des institutions chargées de la conservation de la nature ou de la gestion des espaces naturels. Deux types de questions ont été abordées. D’une part, les processus de patrimonialisation de la flore : leurs justifications scientifiques et les questions qu’elles soulèvent, leurs enjeux socio-économiques et symboliques (les plantes peuvent avoir une valeur emblématique de l’identité régionale ou nationale), les tensions sociales suscitées par les mesures de protection de certains habitats ou espèces végétales utilisées par les populations locales. L’autre volet du colloque a porté sur les débats concernant la gestion patrimoniale de la végétation. Faut-il laisser faire la nature ou intervenir sur ses dynamiques pour conserver la biodiversité ? Et, dans ce cas, faut-il laisser aux scientifiques le soin d’intervenir ou faut-il tenir compte aussi, et comment, des savoirs et savoir-faire traditionnels des populations locales ?

Actes intégralement accessibles en version PDF (3.91 Mo) sur Hal-Shs et sur Symposciences.

 

Les habitants et leur jardin. Relations au vivant, pratiques de jardinage et biodiversité au coeur de l’agglomération parisienne

Thèse de Mathilde Riboulot,  Paris 1 , dans le cadre de Géographie de Paris espaces, sociétés, aménagements , en partenariat avec Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS), soutenance le 15-09-2016.

Mention de thèse, document n’est pas (encore) accessible.

 

 

Raconter le haschich dans l’époque mamelouke : étude et édition critique partielle de la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489)

Thèse de Danilo Marino, Littératures. Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Paris, 2015, 209 p.

Dans cette étude nous cherchons à explorer le lien entre haschich et humour par l’analyse du corpus des récits arabes contenus dans la Rāḥat al-arwāḥ fī l-ḥašīš wa-l-rāḥ (“Le repos des âmes dans le haschich et le vin”) de Badr al-Dīn Abū l-Tuqā al-Badrī (847-894/1443-1489). L’originalité de cette anthologie qui existe en quatre manuscrits dont seulement deux étaient connus à la critique, découle du fait qu’elle est le plus ancien recueil en langue arabe de textes en prose et en vers inspirés du haschich. Dans la première partie, nous abordons le haschich d’un point de vue historique, médicale et juridico-religieux. Longtemps utilisé en médicine et pour la fabrication de cordes et tissus, on ignore quand le cannabis (qinnab) est passé de médicament à substance enivrante et récréative. Cependant l’utilisation de cette herbe était devenue un problème social, si entre le VIIe/XIIIe et le VIIIe/XIVe siècle plusieurs oulémas y consacrèrent des écrits, tant qu’ils l’incluront dans la liste des munkarāt, (les choses blâmables, défendues), à côté du vin (ḫamr), de la fornication (zinā) et de l’homosexualité (liwāṭ). Parallèlement, la littérature n’a pas manqué de représenter l’expérience de psychotropes. Et c’est autour des enjeux littéraires soulevés par cette substance que nous centrons la deuxième partie de notre travail. Par l’étude d’un certain nombre de motifs nous montrons que le personnage du ḥaššāš fonctionne comme un «catalyseur thématique» des motifs littéraires auparavant associés aux ivrognes, aux stupides ou aux fous. L’ordre que nous avons suivi est: la méprise, la stupidité et folie, le rapport au rêve et à l’imaginaire et l’avidité. Nous concluons sur le fait que le passage à la littérature du motif du mangeur de haschich représente le processus de cristallisation d’une figure narrative à potentiel fortement humoristique, née dans la première époque post-abbasside et dérivée d’une série de matériaux narratifs attribués auparavant à d’autres figures littéraires.

Thèse intégralement accessible en version PDF (2.83 Mo) sur Tel.

La tête végétalisée dans les décors romains : origine, diffusion et signification d’un thème ornemental

Thèse de Stéphanie Derwael, École doctorale Histoire de l’art et archéologie (Paris), 2016

La tête végétalisée est un témoin privilégié de la culture visuelle des Romains. Innovation de l’époque tardo-républicaine et proto-impériale, elle n’en demeure pas moins l’héritière du traitement formel de figures telles que la Rankenfrau et le Rankengott et d’un symbolisme végétal séculaire. Elle évoque une nature naissante ou renaissante qui ne possède pas encore les frontières du cosmos ordonné, et fonctionne comme une épithète iconographique permettant de mettre en évidence un aspect particulier d’un personnage, tel le dieu Oceanus. L’étude des spécificités culturelles et des traditions iconographiques des différentes régions de l’Empire romain, couplée à la mise en série et à l’analyse contextualisée des documents, permet de mettre en évidence les formes de diffusion, de réception et d’appropriation de ce thème ornemental, de sa naissance à son assimilation par le monde chrétien. A côté de tendances relativement homogènes communes à l’Empire, se dessinent quelques courants particuliers, comme l’enrichissement nord-africain de la forme océanique, le renouveau oriental de la bordure à rinceau peuplé héritée de la tradition picturalisante hellénistique, ou « l’humanisation du végétal » gallo-germanique. Entre traditions et innovations, la tête végétalisée du monde romain développe des spécificités iconographiques pérennes qui lui confèrent une signification inhérente à toute forme d’hybridité végétale, tout en permettant à différentes visions du monde de s’exprimer en elle sans se dissoudre.

Mention de thèse, pas encore en accès.

Les algues alimentaires : aujourd’hui-demain

Actes des journées professionnelles de Rennes, 3 e édition, IDEALG 2015. Les publications du Pôle halieutique Agrocampus Ouest n°39,Charline Comparini, Marie Lesueur, Stérenn Lucas, Stéphane Gouin, 37 p.

En Bretagne, la filière des algues est constituée d’un réseau dynamique d’acteurs à la fois historiques (goémoniers, récoltants d’algues de rive, alginatiers…) et émergents (algoculteurs, transformateurs des secteurs de l’alimentaire, de la cosmétique, de la pharmaceutique, etc.). Il s’agit d’un secteur traditionnel en perpétuelle évolution, qui se renforce par l’émergence de nouveaux usages des algues, notamment à des fins alimentaires. Dans ce contexte, il est essentiel de favoriser les échanges pour une structuration de la filière. Cette journée est l’occasion de poursuivre le dialogue entre les différents acteurs de la filière française et d’identifier les nouvelles perspectives qui s’offrent à ceux et celles qui vivent de l’exploitation des algues.

Actes intégralement accessible en version PDF (1.34 Mo) sur Hal-Shs.

La vie est un jardin (sauvage)

Festival du film documentaire engagé, Biars-Bretenoux et Teyssieu (46, France), 23-25 septembre 2016

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Voir le programme sur le site du Festival.