ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de juillet, 2016

« Dernière chance pour la biodiversité ». Les arbres de Verdun, déplacés pour le climat

Article de Angela Bolis et Nicolas Leblanc, Le Monde, juillet 2016

« Pour les forestiers, habitués au temps long des arbres et à une certaine constance de leurs conditions de vie, le grand défi du XXIe siècle sera de faire face à un facteur nouveau d’instabilité : le changement climatique. Son rythme, inédit, confrontera nombre d’essences à des températures et des précipitations qui auront sensiblement évolué au cours même de leur vie séculaire. Depuis 2011, l’Office national des forêts (ONF) tente d’anticiper ce phénomène grâce au projet Giono : une expérience de «  migration assistée » d’arbres provenant du sud de la France, où ils sont particulièrement menacés par le réchauffement, pour les planter en forêt de Verdun. Reportage sur ces plantations de jeunes chênes et hêtres, pionniers d’une lente migration climatique de la flore vers des latitudes plus clémentes… »
Lire et regarder le reportage interactif ici.

Sensuelles essences : ce que nos sens nous disent du bois

Conférences issues du colloque « Xylomanies ! Explorer les savoir-faire du bois », Fondation d’entreprise Hermès, France Culture Plus

Le bois convoque tous les sens et aime à les surprendre. Il appelle le contact pour découvrir sa douceur ou sa rugosité. On l’apprécie par son odeur, celle des copeaux dans un atelier, celle du cèdre, de l’encens ou des notes boisées d’un parfum. Et aussi pour son goût : le bâton de réglisse de l’enfance ou la pincée de cannelle… Relié à nos cinq sens, il est un véritable héritage commun tant naturel que culturel.

  • « Le bois que l’on goûte… et que l’on sent ». Olivier Roellinger, chef étoilé, spécialiste des épices et Jean-Claude Ellena, parfumeur
  • « A l’écoute du bois « . Stéphane Vaiedelich, directeur du laboratoire de recherche et de restauration du musée de la Musique – Cité de la musique et Miguel Henry, luthier
  • « L’arbre, le bois et la forêt » : points de vue d’un artiste. Grégory Chapuisat, plasticien.

Interventions à ré-écouter ici.

Un métier très spécial : Alain Cuerrier est l’un des rares ethnobotanistes du Québec

Article de Lise Gobeille, paru dans Le Devoir, 23 juillet 2016

« Du Grand Nord à la Guyane en passant par le Maroc, Alain Cuerrier étudie les relations entre les hommes et les plantes. Sa profession ? Ethnobotaniste. Son parcours professionnel l’a amené à s’intéresser en particulier aux connaissances sur les plantes des communautés inuites et cries du Grand Nord.

Depuis peu, il collabore à la création d’un jardin ethnobotanique dans un couvent au Maroc et est allé en Guyane afin d’y établir des partenariats pour réaliser des études comparatives. M. Cuerrier est botaniste au Jardin botanique de Montréal et professeur associé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

Les labels dans le domaine du patrimoine culturel et naturel

Colloque, Orléans, 15 et 16 décembre 2016

Apparue dans les années soixante, l’utilisation de la technique du label en matière de patrimoine connaît depuis quelques années une croissance spectaculaire.

Issue du domaine de l’activité économique, ce label appliqué au patrimoine rend compte de l’ouverture du champ patrimonial à toute une série de nouveaux objets, en référence au sens anthropologique. D’initiative publique ou privée, il se retrouve à toutes les échelles territoriales : régionale, nationale mais aussi européenne et internationale.

Au regard de cette évolution, le colloque entend porter l’accent sur la typologie diversifiée de ces labels, sur leur portée juridique et leur impact auprès des acteurs du patrimoine et des publics.

Voir l’intégralité du programme sur Calenda.

Des savoirs pour demain

Émission « Voyage en terre indigène », radio France Inter, 16.07.2016

Ces tribus vivent en harmonie avec la nature ; ils chassent pour se nourrir et cultivent des plantes pour s’alimenter et se soigner. Ils utilisent toutes sortes de végétaux pour construire leurs maisons et confectionner des objets de la vie courante. Leur savoir est unique. Deux peuples, deux continents et un même voyage dans le monde des savoirs pour demain.

Reportage : les Crees du grand nord

Ils vivent le long de la plus grande réserve naturelle d’eau douce du Québec, le lac Mistassini. Grâce à leur savoir traditionnel, ce peuple de chasseur peut anticiper les désastres écologiques. Steve et David et Jansen.

Reportage sur Les Kallawayas de Bolivie

Ce sont des nomades guérisseurs. Depuis le 8ème siècle, ils voyagent de région en région, de pays en pays pour ramasser les plantes andines et soigner les malades. Leur savoir est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Émission à ré-écouter sur cette page.

Se soigner avec les plantes

Émission du Labo des Savoirs, 18 mai 2016

« C’est la nature qui guérit les malades ». Cette phrase est d’Hippocrate, médecin et philosophe de la Grèce antique considéré comme le père de la médecine. Mais la médecine par les plantes est plus ancienne encore, à la préhistoire déjà les hommes avaient compris que la nature possédait les remèdes à leurs maux. En comparaison, la médecine moderne et ses médicaments synthétiques fait figure de nouveau né.

Sous le nom scientifique de phytothérapie, littéralement « soin par les plantes », se trouvent des savoirs et pratiques ancestrales, de nombreuses médecines traditionnelles, des milliers de plantes aux usages variés.

Aujourd’hui la médecine par les plantes reste la plus pratiquée à travers le monde, bien qu’en France la situation soit un peu différente. Ici, cette médecine a été délaissée avec l’arrivée des médicaments et de la médecine chimique puis la disparition du diplôme et du métier d’herboriste.

Malgré l’existence de nombreux herboristes en France, seuls les pharmaciens sont autorisés à délivrer des conseils thérapeutiques quant à l’utilisation des plantes médicinales, alors qu’ils n’en sont pas tous spécialistes, et beaucoup de plantes restent encore sous monopole pharmaceutique.

C’est ainsi que, bien que la médecine par les plantes connaisse un certain regain d’intérêt, les véritables herboristeries sont rares et donc l’accès à cette thérapie, limitée et délicate.
En parallèle les cueilleurs, producteurs et herboristes à part entière sont de plus en plus nombreux, mais leur activité est soumise aux réglementations françaises et européennes contraignantes.

Invité : Thierry Thévenin.

Émission à ré-écouter ici.

La ville de Paris veut mettre du vert à tous les étages

Zoom de la rédaction, radio France Inter, 5 juillet 2016

Paris a modifié son plan local d’urbanisme hier. Parmi ses objectifs : végétaliser la capitale. D’ici 2020, Anne Hidalgo veut verdir 130 hectares de plus dans Paris intra-muros… du rez-de-chaussée jusqu’au toit. C’est ainsi que Sandy Dauphin s’est rendue  sur le toit de l’opéra Bastille. Pourquoi ne pas y faire pousser des légumes ? L’opéra Bastille veut végétaliser 5.000 mètres carré de toit-terrasses interdits au public. Ce jour-là, des dizaines de candidats se pressent dans les escaliers pour visiter le site sous la pluie. Parmi eux, Julien Girardon  d’Abricotoit, une entreprise spécialisée dans l’agriculture urbaine…

Ré-écouter l’émission sur la page de la radio.