ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour mai, 2016

Arbres

Exposition, Museum d’Histoire Naturelle, Rouen, 12 Mars 201625 Septembre 2016

Tout le monde parle du climat mais peu font le lien avec la forêt. Et pourtant, à l’heure du grand rendez-vous du climat de décembre 2015 à Paris, la communauté internationale cherche à freiner le réchauffement climatique qui la menace en maîtrisant les émissions de carbone. Entre art et connaissance, les regards croisés de Francis Hallé, botaniste de renom, Vincent Lajarige, sculpteur français, et Mark Alsterlind, peintre américain, vous invitent, au fil de cette exposition, à (re)découvrir la magie des arbres. Les dessins, sculptures, peintures et oeuvres exposés nous aident à mieux comprendre la nature et à prendre conscience de l’importance de la sauvegarde des forêts tropicales.

Pour compléter l’exposition, Astrid de Geuser a réalisé entièrement, et à elle seule, un arbre qui représente notre vision commune de l’arbre : des racines, des branches, un tronc et des feuilles. Une vision que s’amusent à détourner les artistes Francis Hallé, Vincent Lajarige et Mark Alsterlind avec leurs œuvres qui renouvellent notre regard sur les arbres.

Informations ici.

La gestion de la forêt pour la mine et le charbonnage dans la Haute-Durance du Xè au XIIIè siècle

Article de Vanessa Py, Bruno Ancel, Aline Durand, Colloque du Groupe d’Histoire des Forêts Françaises: « Forêt et montagne : évolution et aménagement », Sept. 2012, Chambéry, France. L’Harmattan, pp.53-75, 2015

La Haute-Durance est l’une des plus importantes régions minières des Alpes du sud occidentales au Moyen Age. Dès le XIè siècle, des aventuriers ont tenté l’entreprise minière du fait du morcellement du droit régalien. En parallèle, les besoins en minerais argentifères pour la production monétaire ont augmenté. Ceci a engendré une expansion de l’activité minière. On note que l’abattage par le feu a été choisi pour creuser les roches et extraire ainsi les minerais. Cette technique qui est grande consommatrice de bois aurait été un facteur déterminant du déboisement dans les Alpes du Sud.

Article intégralement accessible en version PDF (3,48 Mo) sur Hal-Shs.

Quels sont les facteurs naturels et humains conduisant au statut public d’espèce invasive ? Le cas de l’ajonc d’Europe (Ulex europaeus) sur l’île de La Réunion

Thèse de Nathalie Udo, Environnement et Société. Université de Rennes 1; Université Européenne de Bretagne, 2016, 377 p.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les espèces invasives ont été hissées au rang des problèmes publics majeurs en raison de leurs effets sur l’environnement, l’économie ou la santé. L’objectif général de cette thèse est d’identifier les facteurs naturels et humains conduisant à attribuer au cours du temps le statut public d’espèce invasive à certaines espèces et dans certains contextes, à travers le cas de l’ajonc d’Europe (Ulex europaeus) sur l’île de La Réunion (Océan Indien). Ce travail se structure en trois parties : (i) une comparaison des caractéristiques biologiques de l’ajonc entre La Réunion, où il est déclaré invasif, et la France métropolitaine, d’où est-il originaire, (ii) une analyse historique de sa dynamique d’expansion géographique et des facteurs naturels et humains qui l’ont favorisée, et (iii) une étude de la construction des statuts publics qui lui ont été attribués depuis son introduction. Les résultats ont révélé une évolution biologique entre des populations d’ajonc de France et de La Réunion sur le taux et la vitesse de germination, et la production et dispersion des graines. Couplée à une croissance des individus plus rapide précédemment démontrée, ceci suggère que les capacités de colonisation de l’ajonc sont plus importantes dans l’île que dans sa zone d’origine. Ces capacités ont favorisé son expansion géographique dans les milieux agricoles et naturels, en interaction avec les usages du sol, les pratiques agricoles et les savoir-faire liés à l’ajonc. Ces éléments découlent eux-mêmes du contexte socio-économique global à l’œuvre, de l’échelle européenne à l’échelle de l’exploitation agricole familiale. La construction et publicisation du statut invasif de l’ajonc dans l’île résulte d’une combinaison entre ces éléments écologiques et les éléments sociologiques suivants : une nouvelle lecture scientifique écologique du monde à l’échelle globale, et, à l’échelle régionale, des jeux d’acteurs complexes autour de la gestion des milieux naturels protégés. Ces résultats mettent une fois de plus en évidence l’importance des approches interdisciplinaires pour appréhender les objets foncièrement hybrides, produits de nature et de culture.

Thèse intégralement accessible en version PDF (9,96 Mo) sur Hal-Shs.

Espaces forestiers et sociétés en Avesnois (XIVe – début du XVIIIe siècle) : étude du paysage

Thèse de Marie Debarre, Histoire. Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambresis, 2016, 1072 p.

La forêt n’est pas un espace naturel comme nous l’avons longtemps pensé. En utilisant l’ensemble des services que lui offre la forêt, l’homme influence la dynamique des espaces forestiers. L’objectif de cette thèse, s’inscrivant dans le champ de l’histoire de l’environnement, est d’analyser, dans le temps long, les interrelations entre paysages et sociétés riveraines, d’identifier les ruptures et continuités paysagères qui ont jalonné l’histoire forestière de l’Avesnois pour aboutir à ce que nous connaissons aujourd’hui. Cette recherche a été menée dans le cadre d’un contrat Cifre participant au Plan Forêt Régional – dont l’objectif est de doubler la superficie boisée sur l’ensemble du territoire d’ici une vingtaine d’années- et au Schéma Régional de Cohérence Ecologique Trames Vertes et Bleues. Ce dispositif en Sciences humaines et plus particulièrement en Histoire étant rare, il a fallu construire une démarche au carrefour de la démarche fondamentale et la démarche appliquée. Car non seulement il s’agissait d’analyser les modalités des actions humaines et leurs impacts sur les espaces forestiers mais il fallait plus particulièrement répondre à une demande des acteurs du monde forestier actuel conditionnant ainsi certaines problématiques scientifiques. Essentiel à la compréhension des interactions entre l’homme et son milieu, l’emboîtement des échelles spatio-temporelles constitue le cœur de cette recherche. La prise en considération de l’importance des emboîtements des échelles d’analyses, impliquant un croisement de sources de nature variée, ont conduit à une réflexion sur les outils et les méthodes à employer pour répondre aux questionnements initiaux. Tout en composant avec les limites des sources qu’il étudie, l’historien offre un recul sur les processus spatio-temporels qui ont fabriqué le paysage forestier d’aujourd’hui. Cette distanciation est nécessaire pour mener à bien les politiques environnementales actuelles : préserver un paysage, sa biodiversité doit nécessairement interroger le temps.

Thèse intégralement accessible en version PDF (40,36 Mo) sur Tel.

Nouveau site internet présentant l’inventaire des fonds d’archives des acteurs privés et des associations de la protection de la nature

Un nouveau site internet se propose de recenser les inventaires d’archives d’associations de protection de la nature. Ces associations sont classées par département.

On peut aussi y trouver le catalogue des archives définitives (ou archives d’intérêt historique). Ces archives ont fait l’objet de dons auprès des services d’archives patrimoniaux où elles sont conservées : archives nationales (associations à couverture nationale) ou archives départementales (associations à couverture territoriale). Les inventaires ont été réalisés en partenariat avec l’Association histoire de la protection de la nature et de l’environnement (AHPNE), les Archives nationales et départementales.

[Info Le Ruche].

Collecter et documenter la « nature ». Quels enjeux pour les musées de sociétés ?

Séminaire « La collecte ethnographique dans les musées de société », MUCEM, Marseille, 20 mai 2016

Programme

9h00 Introduction : Cyril Isnart (IDEMEC, CNRS/Aix-Marseille Université) et Florent Molle (Conservateur, MuCEM)

  • 9h15-10h00 : Julien Bondaz (Université Lumière Lyon 2) « Des témoins desséchés, comme les plantes d’un herbier ». Les pratiques d’herborisation des premiers ethnologues professionnels. (1925-1943)

Discutant : Bruno Vila

  • 10h00-10h45 : Bruno Vila (Aix-Marseille Université, Chargé de mission « Patrimoine scientifique ») La collection du Musée colonial de Marseille. De la collecte à la production de savoirs

Discutante : Carole Brousse

  • 11h15-12h00 : Carole Brousse (IDEMEC, CNRS/Aix-Marseille Université) Objet-plante et objet en plante. Collecter et questionner l’item à caractère végétal

Discutant : Julien Bondaz

  • 12h00-12h30 Débat collectif

Entrée sur inscription à i2mp@mucem.org