ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour février, 2016

Nuisibles ? Approches interdisciplinaires

Appel à communication, colloque, Paris, 31 janvier-1 fevrier 2017

En croisant les regards disciplinaires, il s’agira de caractériser les différentes conceptions de la notion de « nuisible » qui coexistent actuellement et d’en retracer les origines, tout en s’ouvrant aux acteurs du présent. Les propositions peuvent émaner tout autant des sciences humaines et sociales (particulièrement histoire, sociologie, ethnologie, anthropologie, droit, philosophie) que des sciences du vivant et de la nature (particulièrement écologie, éthologie, biogéographie) ou encore des acteurs administratifs, techniques ou associatifs.

Lire l’intégralité de l’appel ainsi que les modalités sur Calenda.

Arbre(s) et paysage(s)

Colloque organisé par l’École de la Nature et du Paysage, Blois (France), 16 et 17 mars 2016

Organisé dans le cadre de la biennale Nature et Paysage 2016, « Arbre(s) & Paysage(s) » (à l’initiative du CAUE 41, Agglopolys, INSA CVL), le colloque souhaite être un lieu d’échange et de débat autour de l’arbre et des enjeux qui y sont associés en lien avec le paysage.

L’arbre est une composante essentielle des paysages tant dans les territoires urbains que ruraux. Les réflexions autour des trames vertes et bleues, du cadre de vie mais également sur les modes de gestion et de protection du patrimoine végétal ou de la biodiversité liée aux arbres ont été développées ces dernières années. Ces approches ont été menées tant dans les travaux de recherche qu’opérationnels et ont permis d’identifier des enjeux écologiques, économiques mais également socioculturels.

L’objectif de ce colloque est de faire se rencontrer des chercheurs traitant de problématique intégrant l’arbre mais également des acteurs impliqués dans des actions de gestion ou de protection du paysage arboré. Les travaux de thèse et de jeunes chercheurs seront plus spécifiquement privilégiés afin d’aborder des thématiques nouvellement développées.

Il s’agira ici de s’intéresser plus spécifiquement à trois entrées thématiques permettant de coupler des approches de différentes disciplines :

  1. Le patrimoine arboré et paysage, en milieu urbain et rural : l’arbre est de plus en plus considéré comme un patrimoine à identifier et protéger. Nous nous interrogerons sur ce qui fait sa spécificité, les dispositifs d’inventaire, de gestion et de protection, et comment il contribue à la diversité des paysages mais également sur les conflits d’usage dont il peut être source.
  2. Les paysages d’arbres hors forêt : les arbres hors de la forêts ont été identifiés comme contribuant au fonctionnement des écosystèmes et des sociosystèmes en Europe mais aussi sous d’autres latitudes. Nous souhaitons mobiliser ici les travaux portant plus spécifiquement sur les zones d’interfaces entre les espaces ruraux et les espaces agricoles ainsi que de milieux spécifiques comme le littoral. 
  3. Arbre et biodiversité : la composante arborée de la biodiversité sera interrogée en tant qu’élément contribuant à la richesse écologique et génétique mais également à la structuration des écosystèmes.

Voir le programme détaillé sur Calenda.

Dire avec des fleurs ; manières de jardins et modèles de cultures

Article de Martine Bergues, paru dans « Le goût des belles chose. Ethnologie de la relation esthétique« , Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Ministère de la Culture, Ethnologie de la France n°19, 2004, pp. 67-81.

« Les manières de fleurir et les relations entretenues avec les plantations révèlent une représentation de soi et une offre de dialogue, témoignent d’un traitement de la nature qui, pour individuel qu’il soit, n’en relève pas moins de contextes historiques, culturels et socio-économiques précis. Bref, elles sont un biais pour être et dire autrement. L’esthétique des « jardins paysans » semble le reflet d’une culture agricole privilégiant le bricolage et l’échange, celles des « jardins fleuris » et « au naturel », désolidarisées de l’activité de leurs propriétaires, font délibérément appel à des modèles plus globaux, inscrits dans une histoire du fleurissement et de ses concours héritée du XIXe siècle… »

Lire l’intégralité de l’article sur OpenEdition Books.

 

 

Les paysans reviennent-ils en ville ?

Émission de radio « Périphéries », France Inter, 7. 02. 2016

Il y a encore un siècle les plaines maraichères entouraient Paris. De nombreux projets tentent aujourd’hui de faire renaitre des cultures agricoles sur des territoires délaissés.  Plaine commune est à l’avant garde de cette revitalisation de l’agriculture urbaine tant pour des raisons alimentaires qu’environnementales.  Périphéries s’intéresse cette semaine au renouveau d’une agriculture urbaine qui n’avait jamais totalement disparue grâce à la ténacité de la « dynastie » des Kersanté… les paysans de Saint Denis. 

Reportage à ré-écouter sur la page de l’émission.

Étude ethnobotanique des plantes médicinales dans le Parc National de Talassemtane (Rif occidental du Maroc)

Article de Mariam RHATTAS, Allal DOUIRA, Lahcen ZIDANE paru dans Journal of Applied Biosciences, 2016

Cette étude ethnobotanique a été menée dans le parc national de Talassemtane pour recueillir des informations sur les usages phyto thérapeutiques pratiqués dans cette région.

Article intégralement accessible en version PDF (466 Ko) sur le site du journal.

Création, patrimonialisation et marchandisation dans le monde de la rose

Carnet de recherche du programme RosesMonde, Programme financé par l‘ANR – Cultures, patrimoines, création (DS0805) 2015

Objets vivants de culture et de nature, les plantes ornementales sont entrées dans le domaine du patrimoine dans les années 1970-80. Redonnant valeur à des variétés tombées en désuétude, cette patrimonialisation se nourrit d’une critique esthétique de l’offre horticole et d’une critique de la marchandisation. L’originalité de la création dans ce secteur est son caractère hybride, à la fois création à vocation esthétique et obtention fondée sur des savoirs génétiques. RosesMonde s’intéresse à cette hybridité créative et à son intrication avec les logiques de patrimonialisation et de marchandisation du capitalisme esthétique, à travers un produit : la rose, au carrefour des industries culturelles et de l’agro-business. Comment la création variétale rosicole enregistre-t-elle la tension entre marchandisation et patrimonialisation, au cœur des dynamiques sociales et politiques actuelles ?
Pour répondre à cette question, un consortium associant des chercheurs en SHS (géographes, historiens, économistes et sociologues) à des généticiens met en œuvre une approche comportant trois entrées : par les variétés, par les acteurs, par les lieux, avant de déboucher sur des études de cas à valeur heuristique et synthétique.
Voir le Carnet en ligne ici.

Quand on fait parler les plantes

Appel à communication, XVe séminaire d’ethnobotanique de Salagon, Mane (France), 6-8 octobre 2016

Le 15ème séminaire d’ethnobotanique de Salagon souhaite s’attarder sur l’idée que les humains ne construisent pas ex-nihilo la parole des plantes. De l’arbre de la connaissance du bien et du mal au chêne « classé », du chapiteau-papyrus égyptien aux quatre dieux aztèques du maïs, de la magie antique « par les plantes » à la marguerite qu’on effeuille, du jardin d’amour au « langage des fleurs », du prunier d’Extrême-Orient au bouleau amérindien, de la couronne d’Olympie aux palmes académiques, la plante, chargée d’intercession avec les dieux et avec nos semblables, désormais investie de la fonction supplémentaire de représenter la nature chez les urbanisés, est une créature protéiforme de l’imaginaire des sociétés.

Lire le très long argumentaire ainsi que les modalités de participation sur Calenda.