ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Comment la Nouvelle-Calédonie protège l’utilisation de sa nature

Article de Angela Bolis, Le Monde, 19.01. 2016

« Dans le maquis minier du sud de la Nouvelle-Calédonie, les sols rouges, pauvres et métalliques sont par endroits si chargés de nickel que la sève des plantes en devient bleue. C’est cette flore singulière, adaptée à des conditions extrêmes, que viennent explorer les chercheurs de l’équipe de chimie des substances naturelles de l’université de Nouvelle-Calédonie (UNC).

Guidés par un passionné de botanique, les chimistes prospectent la végétation éparse en quête de plantes à huile essentielle, de diospyros, étudiés pour leurs propriétés anticancéreuses, et d’hépatiques, classe aux multiples vertus, « antibactérienne, anticancéreuse, antiradicalaire », énumère le doctorant Benjamin Metoyer. Une fois un spécimen repéré, ils le localisent et le décrivent, avant de récolter quelques échantillons de feuilles, d’écorce ou de fruits.

Ces extraits végétaux seront ensuite testés en laboratoire pour déceler leur activité biologique. Si les résultats se révèlent prometteurs, des chimistes tenteront d’isoler les molécules actives afin de les identifier, puis éventuellement de les synthétiser. De la plante au médicament, toutefois, les étapes sont multiples et l’aboutissement à un produit fini rarissime. Il n’empêche : la biodiversité suscite toujours l’intérêt de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, et le partage des bénéfices qui en découle baigne dans un grand flou juridique, entouré de soupçons de biopiraterie… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

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