ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de décembre, 2015

Les défis et les perspectives de l’agriculture urbaine

Revue « Environnement urbain », n°6, 2012

Les huit textes réunis dans ce numéro spécial brossent un tableau d’initiatives en agriculture urbaine qui se présentent sous diverses formes et qui existent dans des contextes particuliers. Il faut d’abord souligner que l’objet de recherche se trouve au croisement de plusieurs champs disciplinaires. De plus, la nature exploratoire et descriptive des recherches en sciences sociales menées jusqu’à présent sur le thème de l’agriculture urbaine, encore à leurs premiers balbutiements et le caractère empirique qui apparaît d’emblée dans les travaux publiés dans ce numéro spécial reflète en grande partie ce constat. 

Numéro intégralement accessible sur le site de la revue.

Les savoirs naturalistes populaires

Ouvrage de Jacques Barrau, Jacques Bonniel, Denis Chevallier, et al., Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Ministère de la Culture, 1985, VIII-95 p.

Les 12 et 13 décembre 1983, le Centre de rencontres de Sommières accueillait une trentaine de chercheurs représentant la grande majorité des équipes aidées par le ministère de la Culture sur un thème de l’appel d’offres lancé en 1982 par le conseil du Patrimoine ethnologique : les savoirs naturalistes populaires.

Bien que bénéficiant des apports considérables des travaux des folkloristes, de l’école structuraliste et de la « nouvelle ethnologie » anglo-saxonne, les travaux menés autour des modes de perception et d’utilisation du milieu naturel ont connu en France un développement récent marqué par deux courants importants : le lancement dans les années 70 de programmes de recherche pluridisciplinaires associant sciences de la nature et sciences humaines (programme PIREN – programme interdisciplinaire de recherche en environnement -, ATP du C.N.R.S. – action thématique programmée – etc.), la création de nouvelles structures de protection et de gestion des milieux naturels comme les parcs nationaux ou naturels régionaux. C’est à cette époque que se développent grâce, en particulier, au Laboratoire d’ethnobotanique et d’ethnozoologie du Museum national d’histoire naturelle, des recherches nouvelles sur les relations milieu/société qui intègrent les apports de différentes disciplines comme l’ethnologie et l’écologie. De leur côté les parcs mettent en place, souvent autour d’écomusées ou de conservatoires génétiques, des opérations d’inventaire, de conservation, de revalorisation des savoirs traditionnels liés au milieu naturel. Les aménageurs prennent en effet conscience que l’érosion des savoirs naturalistes, la disparition d’un matériel végétal ou animal adapté, peuvent provoquer des déséquilibres dans le fonctionnement des écosystèmes.

Ouvrage intégralement accessible sur OpenEdition Books.

L’arbre

Numéro thématique de la revue Questes, Revue pluridisciplinaire d’études médiévales, n°4, 2003

Numéro partiellement accessible sur le site de la revue.

Economie végétale et pratiques agricoles au Bronze final et au premier âge du Fer, de la côte de l’Île-de-France à la côte de Champagne

Thèse de Françoise Ferrage, Archéologie et Préhistoire. Université Panthéon-Sorbonne – Paris I, 2013, 605 p.

Les âges du Bronze final et du premier Fer constituent, pour la Champagne, une phase d’expansion des installations humaines. C’est également au Bronze final que se généralise, à l’échelle européenne, l’adoption de nouvelles plantes cultivées, les millets, l’épeautre, l’ers, la féverole et la caméline. L’étude carpologique de 21 sites localisés dans la Plaine de Troyes, le Pays remois et la Bassée, livre des informations sur l’agriculture qui accompagne cette expansion, et sur la façon dont elle intègre les changements observés à l’échelle européenne. Dès le début du Bronze final, une agriculture diversifiée est en place. Elle inclue les nouvelles plantes, qui prennent une part importante aux productions régionales basées sur l’orge vêtue, le millet commun, et les blés vêtus, dont l’épeautre et le «new» glume wheat, blé jusqu’alors inconnu en France. La lentille, l’ers et la caméline jouent un rôle notable, complémentaire à celui des céréales. L’agriculture est stable pendant les 9 siècles étudiés. Les parcelles sont cultivées de manière permanente et plutôt intensive, sans baisse de la fertilité des sols. Une expansion des espaces pâturés est probable au cours du premier âge du Fer, peut-être sous forme de jachères. Les systèmes de culture semblent capables de répondre aux besoins de subsistance et de se perpétuer. Des pratiques sociales de repas collectifs sont attestées. Les différences qui existent entre les productions végétales, selon les secteurs géographiques, peuvent être liées aux contraintes du milieu, ou à certaines affinités culturelles.

Thèse intégralement accessible en version PDF (27,65 Mo) sur Tel.

Les « guides » pour les jardins botaniques médicaux

Billet de Philippe Jaussaud paru dans le carnet Interfaces, 10. 12. 2015

« En France comme dans les autres pays d’Europe, la fondation de jardins botaniques pour l’enseignement médical remonte au XVIème siècle (Paris, Montpellier, Bologne, Heidelberg, Leyde, etc.). L’histoire du Jardin des Apothicaires de Paris (1577), donnant sur la rue de l’Arbalète, est retracée dans le volume du Centenaire de l’École supérieure de Pharmacie de Paris. Le « jardin » concerné, où l’on enseigne la botanique, la matière médicale et la chimie, devient sous le Consulat l’École supérieure de Pharmacie de Paris (1803). Puis, l’établissement quitte la rue de l’Arbalète – avec ses plantations – pour rejoindre le Luxembourg (1882). Peu de temps après (1890), le professeur de botanique Léon Guignard (1852-1928) publie un guide du jardin de l’établissement, destiné aux étudiants. L’ouvrage, qui inclut un plan des cultures, connaîtra plusieurs éditions. Celle de 1903 coïncide avec le centenaire de l’École… »

Lire la suite du billet sur le site du carnet.

Ethnobotanique quantitative de l’usage de Chrysophyllum albidum G. Don par les populations locales au Bénin

Article de Lougbegnon O. Toussaint, Nassi Karl Martial et Gbesso G. H. François paru dans Journal of Applied Biosciences, novembre 2015.

Au Bénin, Chrysophyllum albidum (Pomme Etoile Africaine ou Pomme Etoile Blanche), une espèce à usage multiple. Elle est menacée car son habitat est de plus en plus occupé par l’homme et aussi à cause du ramassage systématique de ses fruits pour la commercialisation. Cette étude est menée pour évaluer de façon quantitative les connaissances entre les différentes communautés sur l’utilisation de l’espèce.

Article intégralement accessible en version PDF (1,2 Mo) sur le site de la revue.

 

Paysages, mises en scènes paysagères, patrimoines vitivinicoles, valorisations touristiques et développement territorial

Appel à communication, colloque organisé par laboratoire CEDETE EA-1210, Orléans (France), 13-15 octobre 2016

Le paysage viticole est caractérisé par son esthétique qui tranche par rapport aux autres types de paysages agricoles. Paysage culturel, il est souvent labellisé par l’Unesco. Le patrimoine vitivinicole est de plus en plus sollicité dans des mises en scènes paysagères en des lieux stratégiques destinés à attirer l’oeil des oenotouristes dans les régions viticoles. Mais, le patrimoine vitivinicole ressort aussi des usages locaux, loyaux et constants qui ont participé à la mise en place des AOC au début du XXe siècle, parfois avec une relecture a posteriori valorisante. Il découle des savoir-faire comme des cépages utilisés, dont certains sont remis à l’honneur récemment.

Thèmes abordés

I. Paysages de la vigne et du vin et mises en scènes paysagères

II. Le patrimoine de la vigne et du vin

III. Développements territoriaux, œnotouristiques et patrimoniaux dans la mondialisation

Calendrier

Les propositions de communications pour ce colloque sont à envoyer pour le 15 janvier 2016, dernier délai, sur une page avec 3000 signes maximum. Les auteurs doivent préciser leurs coordonnées, leur statut et leurs fonctions. Ils doivent également se rattacher à un thème particulier du colloque.

Les auteurs recevront ensuite une réponse pour leur participation au début du printemps 2016 pour une communication et une publication écrite ou un poster. Après réception de l’acceptation, les auteurs devront écrire leur article pour le 05 septembre 2016 dernier délai.

Information de Calenda.