ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour septembre, 2015

Haricots verts origine Kenya

Article de Mathilde Fautras paru dans Mambo, La Lettre d’information de l’IFRA, vol.VIII, n°3, 2009

FriGoken est un des plus grands producteurs et exportateurs d’haricots verts au Kenya. La société contracte des paysans locaux dans le but de promouvoir le développement rural. Néanmoins le secteur n’est pas insensible à la concurrence illégale et à la conjoncture mondiale. Cet article décrit le processus de production et les contraintes auxquelles le système se heurte.
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Manuel tinctorial des plantes

Ouvrage de Pierre Joseph Buchoz, Paris, chez l’auteur, 1800

Manuel tinctorial des plantes, ou traité de toutes les plantes qui peuvent servir à la teinture et à la peinture; on y a joint des Observations sur les animaux et les minéraux, pareillement propres à la peinture, deux dissertations de Linné sur le même sujet; différentes Méthodes concernant le blanchiment des toiles; des procédés pour teindre la laine en noir et les draps en deux couleurs, de même que la manière de préparer le bleu de Prusse et le vert-de-gris. Cinquième édition, revue, corrigée et considérablement augmentée de plus de 400 plantes nouvelles / par J. P. Buchoz, auteur de différents ouvrages de Médecine, d’Histoire naturelle et d’économie champêtre.

Ouvrage intégralement consultable sur la Biblioteca Digital du Real Jardin Botanico.

 

Approche interdisciplinaire d’un bois méditerranéen entre la fin de l’Antiquité et la fin du Moyen Âge, Saugras et Aniane, Valène et Montpellier

Article de Charlotte Britton, Lucie Chabal, Gaspard Pagès, Laurent Schneider paru dans Médiévales, n°53, Presses Universitaires de Vincennes, 2007, pp.65-80

Le développement économique que connaît la ville de Montpellier au XIIIe siècle a souvent été associé à celui de l’espace littoral. Pourtant l’influence de la nouvelle métropole s’étend aussi dans son proche arrière-pays. Au seuil du XIIIe siècle les consuls ont exploité les ressources forestières d’un espace de garrigue identifié sous le nom de  » Bois de Valène « . Une récente enquête collective permet désormais de mieux saisir l’histoire de cet espace dans le temps long. La garrigue montpelliéraine n’était pas seulement vouée au pastoralisme. Entre le Ve siècle de notre ère et le XVIe siècle, les secteurs du Bois de Valène et de Saugras ont été en effet exploités de manière multiforme. Métallurgie du fer, charbonnage, verreries rurales et officines de céramiques notamment montrent que ces zones dites de marge n’étaient pas des espaces immobiles. Découvertes archéologiques, textes et analyses de laboratoire offrent aujourd’hui des lectures croisées à même d’éclairer une partie de ces realia dont les traces demeurent le plus souvent bien fugaces.

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À la recherche du paysage médiéval

Article de Aline Durand paru dans Cursente Benoît et Mousnier Mireille, « Les territoires du médiéviste », Presses universitaires de Rennes, pp.363-379, 2005

L’historien et l’archéologue des paysages entretiennent un rapport particulier avec l’espace. En effet, le paysage est d’abord une étendue. À la différence du territoire, cette étendue n’est bornée que par l’horizon et parcourue seulement du regard. Pourtant, elle est faite d’un emboîtement ou d’une juxtaposition de territoires dont la lisibilité paysagère est loin d’être systématique. Une synthèse globale sur le découpage spatial, son évolution, sa perception médiévale et historiographique, ne pouvait pas ne pas aborder cette dimension plus englobante, quand bien même son inscription concrète ne passe ni par l’arpentage, ni par la désignation textuelle. Autant la territorialisation et la hiérarchisation de l’espace sont des concepts familiers à la société médiévale qui leur donne corps au travers de pratiques de parcours et d’expressions plus ou moins limpides et figées. Autant celui de paysage lui est inconnu dans sa formulation comme dans sa matérialisation. Or le paysage est aussi une forme ultime de construction territoriale qui repose sur une organisation spatiale et sociale. Il convenait donc d’engager une réflexion sur ce sujet, qui prenne en compte le renouvellement du discours scientifique intervenu durant la dernière décennie. Il fallait clarifier aussi les positions épistémologiques liées aux mutations des manières de pratiquer la recherche dans ce secteur, le croisement et la redéfinition permanente des rapports disciplinaires changeant profondément les approches et les choix scientifiques.

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La Nature, les territoires et le politique en Afrique du Sud

Article de Frédéric Giraut, Sylvain Guyot, Myriam Houssay-Holzschuch paru dans Les Annales. Histoire, Sciences Sociales, EHESS, 2005, pp.695-717

Le traitement de la nature dans les colonies de peuplement prend en Afrique du Sud une dimension particulière. La gestion de la nature y fut remarquablement instrumentalisée dans le cadre d’une ingénierie territoriale de la ségrégation coloniale puis de l’apartheid, au point d’être l’une des pièces maîtresses des dispositifs territoriaux et de l’idéologie qui les sous-tendait. Dans la nouvelle Afrique du Sud, elle constitue l’un des terrains privilégiés du raccommodage socio-spatial, et ceci à trois niveaux. Au niveau local avec le développement de formes participatives communautaires de gestion et d’appropriation qui ne vont pas sans poser de problème avec une municipalisation qui privilégie la démocratie représentative ; au niveau national avec un certain consensus autour de la promotion et la restauration d’un patrimoine naturel autochtone d’où l’on doit extirper les plantes allochtones ; et au niveau international avec la transformation des parcs frontaliers en des objets internationaux de développement, les transfrontier peace parks.

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Approche ethnologique des pratiques et représentations de la nature et de l’environnement dans les Mauges

Rapport de Marie Percot et Anne-Elène Delavigne, CPIE Loire et Mauges, 2005, 86 p.

Ce rapport, commandité par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE Loire-et-Mauges) de Beaupréau (49), rend compte d’une recherche concernant divers aspects ayant trait aux pratiques et représentations liées à l’environnement dans les Mauges. L’enquête a été menée auprès d’habitants de diverses milieux socio-professionnels, mais aussi auprès de professionnels de l’environnement (élus, agriculteurs, techniciens, ouvriers communaux ou de voierie…). Y sont plus particulièrement abordées les pratiques de plein-air, pratiques de jardinage, la manière dont sont gérés ou pensés les déchets ou encore comment est pensé le paysage.

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Le bois dans tous ses états. De la représentation aux réalités quotidiennes de la forêt européenne (Moyen Âge et Temps modernes)

Colloque, Chantilly (France), 17 et 18 novembre 2015

Le présent colloque souhaite s’inscrire dans une démarche scientifique conduisant à un questionnement croisé sur les regards, les représentations et les réalités quotidiennes de la forêt à l’échelle de l’Europe. Une chronologie longue, du XIIIe au XIXe siècle, s’avère nécessaire pour apprécier continuités et ruptures, dynamismes et fragilités, transformation des mentalités, évolution de la gestion, de l’exploitation et, plus largement, des rapports émanant de la proximité entre humains et bois. Si la période d’analyse induit nécessairement une part historique non négligeable, la considération pour de telles questions ne saurait se priver de l’ensemble des sciences humaines : l’histoire de l’art, la géographie, la sociologie, l’anthropologie, la psychologie ou l’écologie s’avèreront tout autant indispensables à la pénétration des comportements et des pratiques.

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