ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Utilisation du bois dans les pêcheries côtières du Cameroun

Article de Hyacinthe Angoni, Alphonse Pouokam Tatchim, Bernard Aloys Nkonmeneck et Elie Nguekam paru dans la Revue d’Ethnoécologie, n°7, 2015

Kribi est située sur la côte maritime du Cameroun, dans la région du Sud, chef-lieu du département de l’Océan. La bordure côtière Sud Cameroun est caractérisée par une végétation de mangroves qui fait partie du grand ensemble des mangroves du Rio Ntem. La pêche constitue la principale activité génératrice de revenus pour les populations. Pour la conservation et la transformation du poisson, le fumage y est largement pratiqué. Cette technique consomme d’énormes quantités de bois dont l’utilisation abondante pour le fumage de poisson constitue une menace pour les mangroves et la biodiversité en général. Ainsi cette étude qui s’étend de Kribi à Campo a pour objectif d’étudier les usages du bois et identifier les impacts de son exploitation dans l’environnement.
Des enquêtes auprès des communautés des pêcheurs, des acteurs de la filière fumage de poisson dont les fumeuses et les vendeurs de bois, des mesures biométriques ont été réunies au sujet des bois récoltés.
Il ressort de cette étude qu’il existe deux modes d’approvisionnement de bois. Les populations coupent directement le bois dans la forêt (auto-approvisionnement) ce qui s’explique par la proximité des forêts.
Le fumage représente 60 % des différents usages du bois de feu. En comparaison avec le fumoir classique, les fumoirs améliorés permettent des réductions de la consommation de bois de l’ordre de 50 %. La consommation moyenne en fumoir traditionnel est de 6,8 m3 contre 3,4 m3 pour les fumoirs améliorés. Le bois de mangrove est de moins en moins utilisé par les fumeuses. Par contre, le Sambi (Uapaca guineensis) est une essence très prisée dans le fumage de poisson.

Article intégralement accessible sur le site de la revue.

 

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