ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour juillet, 2015

Les plantes qui soignent

Emission « Le temps d’un bivouac », radio France Inter, 27. 07. 2015

Jacques Fleurentin: l’ethnopharmacologie, étudier les plantes qui soignent

Alors qu’aujourd’hui, plus de trois milliards de médicaments sont vendus chaque année en France, nous partons à la découverte des plantes médicinales, une médecine complémentaire de plus en plus appréciée.  

Grand ethnopharmacologue et pharmacien, Jacques Fleurentin est aussi aventurier, grand photographe, animateur et écrivain. Du terrain au Yémen aux laboratoires de Metz, Jacques Fleurentin nous présente l’ethnopharmacologie, cette science interdisciplinaire qui vise à comprendre et vérifier les modes d’action des médecines traditionnelles.

Pour en savoir plus : L’exposition Des Hommes et des plantes qui soignent au domaine de La Roche Jagu

Émission à ré-écouter sur le site de la radio.

 

Canal du midi, les platanes qu’on abat

Émission « Interception », reportage de Corinne Cutilla, radio France Inter, 19. 07. 2015

Le Canal du Midi : c’est l’un des joyaux paysagers et touristiques de la France. Il est inscrit depuis 1996 au patrimoine de l’Humanité établi par l’UNESCO.  Mais aujourd’hui, sa parure est en danger. Interception vous propose une balade le long du Canal du Midi.
Cette voie conçue au XVIIe siècle chemine entre les régions Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon sur une longueur de 240 km. Elle est bordée par 42 000 platanes. Les plus anciens ont deux siècles d’existence. Ils formaient jusqu’à présent une voûte végétale unique.

Mais le Canal se « déplume » : en 2006, on y a découvert un parasite, le chancre coloré. Un parasite tellement virulent qu’il met en péril l’ensemble des platanes du Canal. Et au-delà, ce sont tous les platanes de France qui sont menacés.

Pour tenter de contenir, ou au moins de ralentir l’extension du mal, un immense chantier est en cours : c’est un chantier radical, puisqu’il s’agit d’abattre, non seulement les arbres malades, mais aussi tous ceux qui les entourent, pendant qu’à Toulouse, des chercheurs espèrent trouver une solution qui mettra un terme au massacre.

A ré-écouter sur le site de l’émission.

 

Nourrir les villes : que peut-on attendre de l’agriculture urbaine ?

Reportage de l’Alimentation Générale pour le Pavillon France, 2015, 26 min

Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir renouer le lien avec les produits alimentaires qu’ils achètent au quotidien et à souhaiter réduire leur impact environnemental. Dans les grandes villes, les jardins familiaux, la recherche de circuits courts d’approvisionnement alimentaire, l’installation de « fermes verticales » ou de jardins potagers sur les toits des immeubles sont les signes de ce changement d’esprit. Christine Aubry, agronome et ingénieur de recherches à l’Inra, spécialiste de ces formes d’agriculture intra et périurbaines, dans des pays du Sud et du Nord répond aux interrogations sur la place et le rôle demain de ces nouveaux modes de production dans l’approvisionnement des grandes métropoles.

Une conférence des Mercredis du Pavillon de la France (expo Milano 2015) à revoir sur Universcience. Tv.

La bactérie tueuse d’oliviers est arrivée en Corse

Article de Rémi Barroux paru dans Le Monde, 23. 07. 2015

« Redoutée par les autorités, l’arrivée de la bactérie tueuse, Xylella fastidiosa, en Corse a été confirmée par la préfecture mercredi 22 juillet. Un cas positif a été identifié en Corse-du-Sud « sur des plants de Polygale à feuille de myrte (Polygala myrtifolia) dans une zone commerciale de la commune de Propriano ».

C’est une nouvelle que craignait l’ensemble des producteurs aussi bien d’olives, que de clémentines ou de châtaignes, puisque cette bactérie, transportée par des insectes comme le cercope, peut se propager à l’essentiel des plantes présentes en Corse, à l’état sauvage comme cultivé.

C’est le deuxième cas de présence en France de la bactérie après un cas détecté le 15 avril sur un plant de caféier à Rungis, le marché de gros au sud de Paris. Elle ravage les oliviers depuis 2013 dans les Pouilles, au sud de l’Italie. Une très mauvaise nouvelle pour la Corse qui se sentait menacée par sa proximité avec l’Italie et le nombre d’importations de plantes en provenance de ce pays… »

Lire l’intégralité de l’article sur le site du journal.

 Voir également un reportage vidéo ici.

L’huile de palme rallume la mèche de la déforestation en Indonésie

Article de Maria Laforcade paru ans Le Monde, 16. 07. 2015

« L’île indonésienne de Sumatra est de nouveau dans le brouillard. Comme chaque année à la saison sèche, des nuages de fumée se sont formés au-dessus de la province de Riau. En cause, la série d’incendies qui s’y est déclenchée depuis mai et qui touche particulièrement le parc national de Tesso Nilo, si l’on en croit les images satellites, mises en ligne par le think tank américain World Resources Institute (WRI) le 9 juillet.

Sauf que ces incendies n’ont rien à voir avec les fortes chaleurs enregistrées à la saison sèche dans la région. Ils sont en grande majorité d’origine criminelle. Alternatives moins coûteuses que le défrichement mécanique, les brûlis permettent de débroussailler la forêt pour y planter d’autres cultures. Le marché le plus florissant sur l’île indonésienne de Sumatra, c’est celui de l’huile de palme, dont l’archipel asiatique est le premier producteur au monde. Cette huile, tirée de la pulpe du fruit du palmier, a particulièrement mauvaise réputation en Europe depuis quelques années. Dangereuse pour la santé à cause de sa forte teneur en acides gras saturés, connus pour affaiblir l’appareil cardio-vasculaire, elle est aussi dénoncée pour son impact environnemental… »

Lire la suite de l’article sur le site du journal.

Nature des villes, nature des champs : synergies et controverses

Colloque, Valenciennes-La Louvière (France-Belgique), 23-25 septembre 2015

La nature occupe aujourd’hui une place prépondérante dans les projets de territoire. Le colloque entend interroger la réactualisation des liens ville-nature-campagne. Au-delà cependant de la seule interface, il s’agit aussi de repenser la nature en ville et de « repenser les campagnes », notamment dans leurs propres rapports aux espaces à caractère naturel. Le colloque est largement ouvert à l’ensemble des disciplines qui aujourd’hui explorent la thématique proposée.

Voir l’intégralité du programme (et les modalités d’inscription)  sur le site du colloque.

Forêt refuge

Appel à communication, colloque « Forêt refuge » organisé par le Groupe d’Histoire des Forêts Françaises et l’École Nationale Supérieure du Paysage en partenariat avec le Musée de Port-Royal des Champs et le laboratoire (ENeC), Paris, 21-23. 09. 2016

Ce thème du refuge paraît bien éloigné des sujets à la mode sur le changement climatique, la biodiversité, la multifonctionnalité, les services écosystémiques, le carbone. Il est pourtant d’une actualité et d’une nécessité évidente pour sortir des thèmes dominants qui imposent leur tyrannie aux chercheurs. Ce mot de refuge mérite d’être interrogé tant sur le plan temporel que spatial, avec des pas de temps et des échelles territoriales totalement ouverts. De quand date son apparition ? Par qui a-t-il été proposé ? Pour qualifier quelles pratiques? Quelle est son actualité ? Peut-on identifier des périodes plus propices au refuge ? Guerres, famines, épidémies… ? Quelles sont les caractéristiques paysagères du refuge forestier ? Où se joue le refuge. Dans les arbres, les sous-bois, les sols, les grottes ? L’habitat refuge forestier est-il toujours en bois ? Comment sont aménagés les lieux de refuge ? De façon légère et discrète ou de façon structurée et complexe ? Le refuge est-il individuel ou collectif ? Quels sont les motifs de la recherche du refuge en forêt ?

Voir ici l’argumentaire.