ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Les restructurations productives chez de grands rosiéristes français

Communication de congrès de Blandine Veith, Journées Internationales de Sociologie du Travail, Juin 2007, Londres, United Kingdom

Le propos est de comprendre comment de grands rosiéristes français, obtenteurs de nouvelles variétés horticoles, ont pu restructurer leurs entreprises dès les années soixante-dix, voire avant, en mettant en oeuvre des principes qui se sont développés plus tard dans l’industrie et le commerce français. Ils ont déconcentré l’essentiel de la production de fleurs coupées et de rosiers pour jardins en la déléguant à des « partenaires » sous contrat, en la délocalisant en partie à l’étranger ; ils se sont recentrés sur des activités de recherche appliquée et d’obtention de nouveaux cultivars, de marketing, de protection juridique du végétal et de traque des contrefaçons. Selon les principes de l’autonomie contrôlée (Appay, 1993, 2005), ces entreprises sont devenues des firmes cerveau à l’échelle internationale en organisant le travail de centaines de personnes sans forcément les employer directement. Après avoir resitué cette recherche qualitative dans son évolution historique et dans son contexte international, il s’agira d’analyser les spécificités des parcours biographiques de ces entreprises familiales constituées sur plusieurs générations ; de comprendre en quoi ces restructurations productives sont aussi liées, pour certains, à la mise en place de la protection juridique des obtentions. En analysant plus particulièrement l’action d’une famille impliquée dans la promotion de la propriété intellectuelle des roses, nous avançons l’hypothèse que le brevetage du végétal a créé les conditions non seulement financières mais aussi cognitives de ces restructurations productives.

Communication intégralement accessible en version PDF (401,75 Ko) sur Hal-Shs.

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