ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Ethnographie des ethnobotanistes de Salagon

Rapport de Carole Brousse, Ministère de la Culture et de la Communication, 2013-2014, 107 p.

En 2006, dans le cadre du 131ème congrès national des sociétés historiques et scientifiques, l’anthropologue Michel Rautenberg, Professeur à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, proposait de s’intéresser au « surplace de la « professionnalisation » chez les ethnologues »1. Pour le chercheur, il semblait urgent de réfléchir à l’insertion professionnelle des étudiants en ethnologie, dont les seuls débouchés résideraient aujourd’hui dans une carrière universitaire. La question ne se pose pas tout à fait dans les mêmes termes pour les ethnobotanistes, qui ne peuvent d’ailleurs se former à l’Université, mais les difficultés rencontrées pour exercer un métier hors cadre existent également. La précarité dans laquelle exercent certains ethnobotanistes professionnels, l’extrême hétérogénéité des profils et des recherches conduites, la difficile lisibilité d’une activité peu connue mais extrêmement dans l’air du temps, l’absence de formation universitaire, rendent la question de la professionnalisation de l’ethnobotaniste sans doute encore plus complexe que celle du « simple » ethnologue.
Qu’est-ce au juste qu’un ethnobotaniste ? L’énigmatique ethnologue et le botaniste guère plus célèbre pourrait-il former une seule et même personne ? Assurément cet hybride, qui emprunte des compétences aux sciences humaines et aux sciences naturelles, dispose d’un vaste savoir qu’il met à disposition d’un objectif : la compréhension des relations qui unissent l’homme à l’environnement végétal. Mais comment fait-on de « l’ethnobotanie », de « l’ethnologie botanique » encore vue écrite « ethno-botanique » ? C’est une des nombreuses questions qui interrogent les curieux, toujours plus nombreux, qui viennent assister au séminaire d’ethnobotanique (en un seul mot), organisé chaque année depuis 2001 à l’ethnopôle de Salagon, dans les Alpes de Haute Provence.

Rapport intégralement accessible en version PDF sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication.

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