ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Enquête ethnobotanique sur les plantes utilisées dans le traitement traditionnel des contusions musculaires au Togo

Article de B. Hele, K. Metowogo, AP. Mouzou, R. Tossou, J. Ahounou, K. Eklu-Gadegbeku, P. Dansou, AK. Aklikokou paru dans la Revue Ivoirienne des Sciences Technologiques, n°24 (2014), pp. 112 – 130.

La traumatologie musculaire est principalement d’origine sportive et représente 10 à 55 % de l’ensemble des blessures sportives. Les connaissances sur le traitement sont encore limitées. Ce travail a été entrepris dans le but d’identifier les plantes les plus couramment utilisées dans le traitement traditionnel des affections liées à l’appareil musculaire. L’enquête ethnobotanique est menée auprès des tradipraticiens et des herboristes de marchés. Chez les tradipraticiens, la méthode utilisée est celle de l’interview semi structurée. Les herboristes sont visités dans les marchés. Le protocole pour la collecte des échantillons est basé sur l’achat de recettes de plantes utilisées dans le traitement des contusions musculaires. Après l’achat, des informations sur les modes et milieux de préparation, la voie d’administration, la posologie et la durée du traitement sont demandées et notées pour chaque recette. Quarante un tradipraticiens et soixante herboristes ont été visités. Cent douze recettes ont été obtenues dont quarante-six soit 41,07% des recettes chez les tradipraticiens et soixante-six soit 58,93% des recettes chez les herboristes. Soixante-dix-neuf espèces ont été ainsi répertoriées. Deux de ces plantes présentent un fort taux d’utilisation : Thonningia sanguinea Vahl. (11,88 %) et Paullinia pinnata L. (10,89%).
L’enquête ethnobotanique a permis d’interroger 101 personnes et de recenser 79 espèces végétales réparties en 76 genres et 49 familles. Les racines sont les organes les plus utilisés. L’écrasement des organes prélevés est le mode de préparation dominant et l’administration se fait majoritairement par voie topique.

Article intégralement accessible sur le site de la revue et sur Google Scholar.

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