ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Et si on essayait l’agriculture sur toit ?

Reportage interactif d’Antonin Sabot, Le Monde, 11. 2014

« On se croirait presque dans un jardin comme un autre. Peut-être pas dans un champ à la campagne, mais dans un de ces jardins ouvriers qu’on trouve encore dans les anciennes villes minières ou industrielles. Il y a de la verdure partout. Des plantes aromatiques, des salades, quelques pois dans un coin. La végétation est dense, mais on est en plein Paris. Ce petit potager pousse sur le toit du collège Henri-Matisse, dans le XXe arrondissement, où l’association Veni Verdi a décidé de mener son premier projet d’agriculture sur toit, une des dernières déclinaisons des expériences d’agriculture urbaine qui se multiplient dernièrement.

Début avril, une douzaine de bénévoles s’y sont mis. Il fallait monter sur le toit du collège les quelque 600 litres de terre pour remplir 120 sacs à plantes dans lesquels devaient ensuite pousser les salades. Les jours suivants, Nadine Lahoud, fondatrice de l’association, et Paco Friez, en charge de ce jardin, sont revenus pour mélanger terre et terreau et remplir les sacs.

C’est la première contrainte de qui souhaite monter un potager sur le toit : y amener son propre sol. Veni Verdi a choisi d’acheter de la terre et du terreau, d’autres essaient des solutions à base de marc de café et de copeaux de bois. Certains encore préféreront l’aquaponie (une technique hors-sol), souvent en fonction des contraintes relatives à leur toit.

« Pour le moment, il n’y a pas de normes spécifiques » concernant l’installation d’un toit transformé en potager, explique Nicolas Bel, une des références françaises en matière d’agriculture sur toit et fondateur de l’entreprise Topager. L’ingénieur explique s’appuyer sur les normes des toits végétalisés classiques, prenant en compte principalement les contraintes en termes de portance et d’étanchéité. Pour un toit où l’on pose des sacs de culture, il n’y a pour le moment aucune contrainte particulière… »

Regarder l’intégralité du reportage sur le site du Monde.

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