ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Archives de octobre, 2014

Tannerie et teinturerie en Méditerranée médiévale et moderne

Appel à communication pour une Journée d’étude  organisée par le Laboratoire d’archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M UMR 7298 / université d’Aix-Marseille), 31 mars 2015, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), Aix-en-Provence.

Les activités de tannerie et de teinturerie occupent une place fondamentale dans l’économie et société médiévale. Malgré de récentes synthèses diachroniques et interdisciplinaires, peu nombreuses demeurent encore aujourd’hui les recherches conduites sur ces artisanats pour l’époque médiévale et moderne en Méditerranée. Cette journée vise à faire un état des lieux des recherches historiques et archéologiques actuelles, dynamisées notamment par l’augmentation des fouilles préventives en milieu urbain comme rural. La pluralité disciplinaire est souhaitée (histoire, archéologie, zooarchéologie, étude d’objets manufacturés en cuirs et tissus teints, archéobotanique, chimie…).

Nous proposons trois principaux thèmes en suivant la chaîne opératoire technique de la tannerie et de la teinturerie, depuis l’acquisition des matières premières animales et végétales jusqu’à la confection d’objets manufacturés.

  • Des bois à l’atelier
    • Peaux
    • Tanins
    • Colorants 
  • À l’atelier :
    • Organisation spatio-fonctionnelle des unités de production
    • Chaîne opératoire technique
    • Productions 
  • Tanneurs et teinturiers dans la société rurale et urbaine
    • Statut social
    • Spécialisation/pluriactivité
    • Transmission des savoir-faire

Conditions de soumission : vous êtes invités à envoyer vos propositions (titre et court résumé) en précisant votre rattachement institutionnel au plus tard le 15 décembre 2014, à l’adresse suivante : burri@mmsh.univ-aix.fr

Organisateur scientifique : Sylvain Burri, historien et archéologue, Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (LA3M UMR 7298/Université d’Aix-Marseille).

Le vin cultive son jardin

Article paru dans « M Le Magazine du Monde », le 27. 10. 2014

« Savennières. Son église du XIIe siècle, ses trente-cinq appellations de vins de Loire, son AOC star : la coulée-de-serrant, neuf cents ans d’existence et « le monopole de l’appellation, comme la romanée-conti ! », précise fièrement son propriétaire, Nicolas Joly. Un grand cru parmi d’autres qui s’est rallié à la tendance du moment dans le vignoble : la polyculture. Faire cohabiter la vigne avec d’autres cultures, quelle drôle d’idée. « La nature déteste la monoculture. Et la vigne est une monoculture. Alors, quand elle pousse pendant cinquante ans au même endroit, sur le plan du respect de la vie, cela nécessite une grande créativité », précise Nicolas Joly. De la créativité, ce vigneron (bio) dynamique n’en manque pas… »

Lire l’intégralité de l’article sur ce site.

Dynamiques végétales contemporaines dans les estives de la Chaîne des Puys : Pour une approche intégrée

Thèse de géographie de Marion Lefeuvre, Université de Clermont-Ferrand, 09.04. 2013, 359 p.

Les interactions systémiques entre l’Homme et son milieu sont étudiées dans cette thèse au travers de la dynamique de la végétation des domaines pastoraux de la Chaîne des Puys (Massif central, France). A partir d’analyses de terrain (phytosociologiques, agronomiques) et d’enquêtes agropastorales nous établissons un état des lieux des estives des Dômes. Une démarche diachronique vise ensuite la recherche des causes de l’extension ligneuse et ses conséquences sur la couverture végétale. Notre démarche d’analyse est fondée sur un triptyque végétation – milieu – pratiques établit sur plusieurs échelles spatio-temporelles. Les résultats montrent que la déprise agricole, symptomatique des zones de moyenne montagne, et la fermeture ligneuse des espaces qui lui est associée ne caractérisent pas les trajectoires observées de la dynamique végétale. Ainsi, les nombreuses perturbations affectant le système (crises, pratiques) remet en cause la linéarité des successions observées dans la bibliographie, tant sur les vitesses de progression que sur les trajectoires et les caractéristiques. Il apparaît alors que le concept de mosaïque phyto-morphologique anthropique, proposé ici soit plus adapté à la réalité du terrain et à l’intensité de l’usage de l’espace. Les composants de cette mosaïque et leurs évolutions suivent des trajectoires stochastiques voire chaotiques dont la caractérisation première tend vers une disparition des landes au profit de la strate herbacée et non à une fermeture généralisée des milieux.

Thèse intégralement accessible en version PDF (21,5 Mo) sur HAL-SHS.

Gladiators were ‘mostly vegetarian’

Article (en anglais) de Sean Coughlan paru sur le site de BBC News, 22.10. 2014

L’analyse d’os ayant appartenu à des gladiateurs montre qu’ils mangeaient peu ou pas de viande et prenaient une boisson « revigorante » à base de… cendres de plantes.

Lire l’article ici.

Les collections de Muséums comme sources historiques : savoirs naturalistes, dynamiques environnementales

Journées d’étude organisées dans le cadre de l’Action Thématique du Muséum Savoirs naturalistes, expertise et politiques de la biodiversité, Muséum d’histoire naturelle de Paris, 13 et 14 novembre 2014

Les collections des Musées d’histoire naturelle représentent des sources nouvelles en histoire environnementale comme en histoire des sciences ; elles sont susceptibles d’éclairer des aspects inattendus, ou souvent peu explicites, des pratiques de terrain des scientifiques et de leurs «-collaborateurs-». Elles ne sont cependant pas suffisantes en elles-mêmes pour mener cette recherche à bien. Il est en effet nécessaire de contextualiser les indications livrées par les métadonnées accompagnant les objets des collections à partir des écrits (manuscrits, comptes-rendus aux sociétés savantes,…) des scientifiques et de collecteurs plus anonymes. Cette rencontre à visée exploratoire interrogera la diversité des acteurs impliqués dans les collectes d’objets et d’espèces végétales ou animales. Elle donnera à voir comment ces collections et les écrits associés peuvent servir à reconstituer l’élaboration des savoirs naturalistes et leur évolution du XVIIe au XXe siècle.

Voir le programme complet ici.

Botanique à la Renaissance. Leonhart Fuchs, ou le plus ancien livre conservé à la bibliothèque de sciences Saint-Charles

Billet de Sophie Astier paru dans le Carnet Tresoramu, 10.10.2014

« Leonhart Fuchs, De Historia stirpium commentarii insignes, Bâle, Michael Isengrin, 1542.

N° d’inventaire BU : 14 / langue : Latin

Il s’agit du plus ancien document conservé par la bibliothèque universitaire Saint-Charles [Marseille, France]. Cet ouvrage de botanique est une somme qui décrit 400 plantes européennes et 100 plantes exotiques. Il comprend 511 xylographies.

Ces dernières sont remarquables, et témoignent des progrès techniques de la gravure sur bois dans le deuxième tiers du XVIe siècle. L’exemplaire conservé à la bibliothèque Saint-Charles est en noir et blanc, tel qu’il est sorti de la presse en 1542 ; cependant, il existe aussi plusieurs exemplaires en couleurs. Les techniques de l’époque ne permettaient pas l’impression des illustrations en couleurs : tout au plus pouvait-il y avoir deux passages des feuilles sous la presse typographique, une fois pour l’encre noire, une fois pour l’encre rouge, le tout demandant des opérations de calage assez complexes. Cependant, les gravures de l’ouvrage de Fuchs ont été réalisées en prévoyant qu’elles seraient par la suite enrichies de couleurs, ce qui a été fait sur un certain nombre d’exemplaires, parfois dans l’atelier même. C’est ainsi que la bibliothèque de Glasgow conserve un exemplaire dont les planches ont été coloriées à l’aquarelle (l’exemplaire a été numérisé et peut être consulté à cette adresse.

Ces illustrations présentent un grand intérêt pour leur réalisme, les apports nouveaux qu’elles fournissent dans la connaissance et la façon dont elles sont utilisées comme vecteur d’information. En effet, le livre savant de la fin du Moyen-Age et de l’aube de la Renaissance ne contient généralement que du texte, disposé parfois de manière très dense. L’image est vue comme un outil de vulgarisation, pour l’instruction de ceux qui ne savent pas lire. Sa fonction relève de l’évocation, et non de la représentation ; elle n’est pas là pour transmettre de façon pédagogique un savoir reposant sur des faits concrets. C’est ainsi qu’on utilise des bois stylisés, passe-partout, souvent répétés, et qui ne permettent pas forcément d’identifier l’objet décrit avec précision. Parfois, ces images n’ont qu’un rapport vague avec le texte qu’elles accompagnent… »

Lire la suite sur le site du Carnet.

Consommation: si on retournait à la cueillette ?

Article de Laurent Martinet paru dans L’Express L’Expansion, 11. 09. 2014

« La cueillette de Cergy, une des plus grandes de France, accueille près de 80 000 clients chaque année. Mais une météo capricieuse et la concurrence des circuits courts limitent son succès. Reportage. 
Après tout, c’est la première des économies, celle que pratiquaient nos lointains ancêtres. Puisque le pouvoir d’achat patine, pourquoi pas zapper les intermédiaires et retourner à la cueillette, qui propose des produits frais au prix du cultivateur? L’Expansion s’est rendu à la cueillette de Cergy, une des plus grandes de France avec ses 40 hectares, pour savoir si les consommateurs prenaient la clé des champs… »

Lire la suite de l’article sur le site du journal.