ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour septembre, 2014

La forêt et ses usages

Journée d’études organisée dans le cadre du séminaire Archéologie de l’Antiquité et du Moyen Âge du Master 2 Civilisations, Histoire, Patrimoine, Sources – spécialité Civilisation Antique et médiévale, jeudi 20 novembre 2014, Hôtel Fumé, Poitiers

Matinée

– Romain ROUAUD – docteur : Forêts et approvisionnements en combustibles dans les
villes aux temps pré-industriels : le cas du flottage des bois
– Sylvain BURRI – CNRS, Aix-en-Provence : Gestion et usages de la forêt méditerranéenne à la fin du moyen âge : l’exemple de la basse Provence

Après-Midi

– Sandrine PARADIS-GRENOUILLET – docteur Evéha : Forêts charbonnées et métallurgie, approche géo-historique et archéo-anthracologique de la gestion de la ressource en bois

– Graziella RASSAT- doctorante, Université de Limoges : Quand les forêts charentaises servaient de combustible à l’artisanat du fer

[Info Herma]

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Kokopelli : graines de résistance

Documentaire radiophonique de Clotilde de Gastines et Guillaume Baldy, émission « Sur les Docks », radio France Culture, 23.09.2014

« Une graine de variété ancienne, donnera des tomates, dont on pourra replanter les graines. Ce n’est pas le cas des variétés hybrides, vigoureuses sur une seule saison, sans saveur et gorgées d’eau, et qui rendent les agriculteurs dépendants des semenciers » accuse le directeur de Kokopelli Ananda Guillet, 27 ans. L’association fondée par ses parents en 1999 produit en agriculture biologique et commercialise plus de 2200 variétés de graines anciennes, issues d’hybridations naturelles, dont 650 espèces de tomates !

La lutte peut paraître marginale ou anodine au premier abord. En réalité, c’est un combat à mort de David contre Goliath pour l’indépendance alimentaire. Les semenciers traditionnels s’insurgent contre les 8 géants de l’industrie chimique qui ont la mainmise sur 75% des semences potagères commercialisées dans le monde, même celles destinées à l’agriculture biologique.

Pour rencontrer Kokopelli, il faut se rendre au plus profond de l’Ariège. Depuis 15 ans, l’association milite pour l’utilisation de graines vivantes et libres : ni enfermées dans un frigo comme à la morgue, ni protégées par de supposés droits de propriété intellectuelle. Kokopelli a dans ses cartons plusieurs tonnes de graines aux noms poétiques : carotte « arc en ciel », tomate Wagner, fenouil de Florence, pois de senteur « painted lady »… Un poème tragique quand on sait que 3/4 des espèces comestibles ont disparu en un siècle.

Parmi les adhérents, beaucoup cultivent leur jardin potager et parrainent des semences pour Kokopelli. C’est le cas de Patrick et Anita Paredes, retraités toulousains, dont le jardin est une jungle de haricots grimpants, maïs vert, tomates ananas ; ou encore de Cédric et Alexandre de Macadam Gardens, jeunes entrepreneurs, qui commercialisent des plans pour les urbains et ont aménagé un potager ancien de 500 m2 sur le toit de la clinique Pasteur à Toulouse.

Quête du goût pour ceux qui en ont marre des légumes insipides dopés aux pesticides, ou lutte vitale pour ces artisans semenciers soucieux de la survie des espèces, pour éviter qu’un jour, ce soit justement la fin des haricots ?

A ré-écouter sur la page de l’émission.

Quand la sève est le sang et que l’oeil en est le témoin : l’humanisation de l’arbre par sa symbolique

Mémoire de master 2 (Arts plastiques) de Zoé Mauger, 2014, Michel Sicard (Dir.), Michel Sicard (Pres.), 106 p.

Comment l’homme humanise l’arbre, par le biais de quel symbole il lui attribue ses pouvoirs, mais aussi pourquoi le fait-il ? Pourquoi l’homme a besoin de se rapprocher de ce végétal au point d’en arriver à l’humaniser ? Ou même, sans l’humaniser, au point de lui donner une place tellement importante qu’il devient indispensable ? Peut-on réellement parler d’humanisation de l’arbre ? Peut-on considérer cet être vivant comme plus qu’un végétal ? J’étudierai mon rapport à l’arbre, passage entre la réalité et mon imaginaire. Ma problématique sera de m’interroger sur ma pratique photographique définissant l’arbre comme étant avant toute chose un être vivant de caractère, celui qui nous fournit notre oxygène, celui à qui l’on s’attache.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (96,4 MB) sur Dumas.

 

Enquête ethnobotanique, caractérisation chimique et activités biologiques des volatils de deux plantes médicinales de l’ouest Algérien : Calendula arvensis L et Carthamus sp L.

Master de Chimie de Rania Belabbes, 27 mai 2014, S. Ghalem et B. Tabti (pres.), 68 p.

Les plantes médicinales sont à la fois un produit fini destiné à la consommation et une matière première pour l’obtention des substances actives. Elles représentent une source de revenus non négligeables pour de nombreuses populations. La composition chimique des HEs des racines de Carthamus sp et les parties aériennes de Calendula arvensis ont été étudiées, par CPG, CPGSM et RMN, puis évaluer pour leur activité biologique. L’HE de Carthamus sp a été dominée par le 2-(3-phényl-1-propynyl)-furane (> 80%) de la composition totale de HE. l’H.E de C. arvensis a été dominée par un nouveau composé naturel, le zingiberenol 2, un sesquiterpène oxygénés très intéressant présents en quantité importante (32.8 %). l’H.E des racines de Carthamus sp possède une activité antioxydante dix fois supérieure au témoin (BHT), probablement attribuable au composé majoritaire (Benzyl 2-furylacetylene). Alors que l’H.E de C. arvensis présente une activité antioxydante intéressante mais reste inférieure que le standard BHT. Au cours de cette étude nous avons réalisé également un test antifongique in vivo des H.Es de Carthamus sp et C. arvensis sur trois champignons phytopathogènes (A. niger, P. italicum et F. solani), responsables de la pourriture des oranges. Les résultats ont montré que les H.Es possèdent une activité antifongique très intéressante et qui pourraient être utilisés pour la gestion de ces pathogènes comme source alternative de fongicides écologiques ou une alternative idéale pour contrôler les infections des oranges.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (21,8 Mb) sur le site du Depot institutionnel de l’Universite Abou Bekr Belkaid Tlemcen UABT

Étude de préfiguration à la mise en place d’une école de botanique dans le jardin du CBN de Brest : définition des grandes lignes du projet

Mémoire de Marine Venard, Mémoire d’ingénieur (Agronomie) – 10/09/2014, Sylvie Magnanon (Dir.), Patrice Cannavo (Pres.), 26 p.

Le Conservatoire botanique national de Brest propose de développer, dans son jardin botanique, un espace dédié à la découverte des plantes locales et à l’apprentissage de la botanique. Ce projet a fait l’objet, en 2014, d’une étude de préfiguration dont les grands traits sont présentés dans ce mémoire. Le projet d’école de botanique s’insère dans un contexte de crise de formation à la botanique et d’un besoin de sensibilisation du public au monde des plantes. En outre, il apparaît comme un moyen d’exhausser le souhait du CBN de Brest quant à une meilleure visibilité de ses actions scientifiques et techniques ainsi qu’à une valorisation du jardin. Une enquête auprès de jardins botaniques possédant une école de botanique ainsi qu’auprès de personnes intéressées par cette science – constituant un public potentiel pour le projet – a amené à envisager un outil en trois grandes composantes. Ce dernier sera constitué d’espaces de plantation, de locaux, matériel et activités et d’une organisation particulière. La structure ainsi esquissée, des lieux d’accueil ont été ciblés. Cependant, l’organisation du suivi et de la gestion de l’espace reste à construire et des moyens aussi bien financiers qu’humains seront à obtenir.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (3,4 Mb) sur Dumas.

Du jardin au balcon : importance des espaces médiateurs en milieu urbain

Mémoire de Amandine Langlois, Master 2 (Architecture), 2014, Pierre Damien Huyghe (Dir.), Pierre Damien Huyghe (Pres.),  148 p.

Jardins, balcons, terrasses, rebords de fenêtre ou autres seuils… sont autant d’espaces médiateurs entre la ville et ses habitants. Ces espaces extérieurs privés sont visibles de la rue ; cependant, ils constituent d’abord un lieu intime attaché à un habitat. À cause du manque d’espace, le jardin privé a disparu de certains types de logements, celui-ci joue pourtant un rôle fondamental dans l’acte d’habiter. Ces espaces extérieurs privés sont essentiels dans l’épanouissement urbain, à la fois pour l’individu qui les habite mais également pour une qualité d’ambiance urbaine. En partant du constat simple que nous préférons souvent habiter une maison plutôt qu’un appartement, ce mémoire constitue une base de réflexion portant sur les processus de construction d’une ville aimable. Une ville qui malgré sa densité préserve ces espaces de respiration et d’expression individuelle.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (93,6 Mb) sur Dumas.

Le maïs et le Béarn de 1930 à 1945

Mémoire de Francis Théau, 27/06/2014, Laurent Jalabert (Dir.), 135 p.

Un chapitre préliminaire est consacré à la présentation du maïs dans ses spécificités et ses multiples usages. Il retrace également l’arrivée de la céréale dans le vieux monde, en France et dans les pays de l’Adour. Une première partie retrace les épisodes importants de l’histoire du maïs en Béarn au début des années trente : 1er Congrès international à Pau en 1930, puis création de la station expérimentale de Saint-Martin de Hinx en 1932 et enfin création de l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) en 1934. Une deuxième partie rend compte des actions des acteurs locaux pour l’amélioration des pratiques culturales et des rendements, pour la recherche de débouchés commerciaux, et contre la concurrence étrangère. Une troisième partie évoque le contexte économique de la seconde guerre mondiale et décrit les contraintes et réglementations qui pèsent sur la production, la vente, et la consommation de maïs.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (1,6 Mb) sur Dumas.