ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Il était une fois une cité millénaire et un jardin contemporain. Récitatif du parc al-Azhar du Caire

Article de Anna Madoeuf paru dans « Faire des histoires ? Du récit d’urbanisme à l’urbanisme fictionnel : faire la ville
à l’heure de la société du spectacle », L. Matthey, C. Mager, D. Gaillard et H. Gallezot eds., Genève, Fondation Braillard, p. 97-102.

La ville ancienne du Caire était, jusqu’à la fin des années 1970, un espace déprécié et relégué, considéré comme  » le fond de la ville « , selon une métaphore littéraire. Depuis lors, sa position symbolique a évolué de la marge au cœur de la cité ; la vieille ville autrefois considérée comme archaïque a été promue historique, cette reformulation illustre la métamorphose de ses représentations opérée au cours des dernières décennies. À mesure que la capitale égyptienne prenait de l’embonpoint démographique et spatial, les quartiers anciens se sont peu à peu défaits des images évocatrices de l’extrême, tant spatial que social, captées aujourd’hui par d’autres secteurs. Un temps presque anachronique dans une capitale voulue moderne, la vieille ville est désormais mémorielle, islamique et fatimide, et inscrite à ce titre au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979. Le récent aménagement ex nihilo du prestigieux parc al-Azhar, lieu vecteur de modernité,  » plate-forme panoramique  » sur le patrimoine et l’héritage de la vieille ville, a exacerbé l’intérêt des quartiers anciens. Bien qu’il s’agisse d’une réalisation contiguë à la ville ancienne, le parc apparaît comme une opération d’envergure de revalorisation de celle-ci, et comme le dernier épisode d’une saga de faits orientés en ce sens, que l’on peut, a posteriori, envisager actuellement comme une somme cohérente.

Article intégralement accessible en version PDF (5,6 Mb) sur HAL-SHS.

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