ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Quand l’urbain bêche

Article de Catherine Maliszewski publié dans Le Monde, 14 juin 2014

A dévorer champs et villages alentour, on a cru un temps que la ville omnivore engloutirait jusqu’au dernier brin d’herbe. Mais la campagne se rebiffe et gagne quelques-uns des rares terrains vagues de municipalités branchées, quelques toits d’entreprises aux manageurs éclairés, façon jardins partagés, ou grimpe aux murs des hôtels et musées de Paris à Marseille. On promet l’avènement d’une agriculture urbaine à grande échelle d’ici quinze ans… Mais, avant cela, il faudracompter avec l’envie de vert des citadins, tout excités à l’idée de planter desgraminées. Qu’ils n’aient qu’un microlopin de terre privatisé, un coin de balcon, un bout de terrasse, leur main verte les démange. Et que font-ils pousser ? « De moins en moins de fleurs, de plus en plus de fruits et légumes », constate Hugo Plan, directeur général du groupe Plan, numéro deux européen des semences de légumes et de fleurs pour le grand public.

La dernière édition de « Jardins, Jardin », qui se déroulait aux Tuileries, à Paris, début juin, en a pris bonne note, misant cette année sur l’art du potager urbain. « Tout concourt à l’intérêt du grand public, explique Xavier Laureau, fondateur de l’événement et codirigeant des Fermes de Gally (Yvelines). Le besoin, face à la crise économique et sanitaire, de maîtriser les sources de son alimentation ; l’idée d’allier l’utile à l’esthétique ; le désir de trouver en ville ce que l’on ne pourrait avoirqu’à la campagne, et d’éviter ainsi toutes ces heures de trajet inutiles ; le goût detransmettre un savoir à ses enfants ; la fierté de partager avec ses amis le fruit de son travail… »

Lire la suite de l’article sur le site du Monde.

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