ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archive pour mai, 2014

Le jardin de Marie Curie

Emission « Un autre jour est possible », radio France Culture, 29 mai 2014

A  l’occasion des Rendez-vous aux jardins des 30et 31 mai, Renaud Huynh ouvre les portes du jardin que Marie Curie a crée dans son Institut de recherche. Une exposition temporaire jalonne le parcours.

A ré-écouter sur la page de l’émission.

Plantes à usage cutané chez l’enfant

Thèse d’exercice de pharmacie de Emilie Lebreton, 16/04/2014, Serge Krivobok (Dir.), 161 p.

Cette thèse s’intéresse à l’utilisation cutanée des plantes et leurs extraits pour les enfants. Dans un premier temps, elle attire l’attention du lecteur sur les particularités de la peau de l’enfant par rapport à celle de l’adulte. Dans un deuxième temps, elle renseigne sur les plantes que l’on peut cueillir sur le plateau du Vercors, en donne la composition en principes actifs et indique leur mode d’utilisation locale. Enfin, cette thèse dresse un cadre pour une utilisation sécurisée des huiles essentielles, détaille la composition chimique responsable de leur efficacité mais aussi de leurs effets indésirables.

Thèse intégralement accessible en version PDF (8,1 Mb) sur Dumas.

Congrès international d’Ethnobotanique, Còrdoba : la riqueza de un legado

Congrès international d’Ethnobotanique, Còrdoba, Espagne, du 17 au 21 novembre 2014

The first objective of the ICEB 2014 should be to summarize the experience of previous ICEBs, which have served to stimulate the interaction and mutual knowledge among ethnobotanists and related science experts all around the world. It should also update keywords such as: biological and cultural diversity to face global change; traditional knowledge as world heritage or legacy; international framework of transfer of species and popular knowledge among cultures and continents; recovery of knowledge and plant germplasm through historical documents; role of neglected and underutilized crops; role of cultural landscapes and agroforestry systems in the conservation of the ethnobotanical heritage; plants used as food and medicine; plants, their names and uses as identity generators, etc. But among all of them, 2014 will provide two singular opportunities and messages:

– Family farming, urban and suburban vegetable gardens, and agrobiodiversity exchange through farmers networks. The UN has declared 2014 as the International Year of Family Farming.

– Cooking and traditional food habits as a source of knowledge for agricultural innovation and tool in the fight against hunger and health deficit in the world. Córdoba (Spain) will be Iberoamerican Capital of Gastronomic Culture 2014

Toutes les informations sur le site du Congrès.

Jardins urbains et partagés

Emission « La marche de l’Histoire » de Jean Lebrun, radio France Inter, le 28 mai 2014

Il est préférable de cultiver la patate loin de la tomate et de rapprocher les plantes qui craignent le soleil de celles qui dispensent de l’ombre. Ce sont des choses qu’on oublie lorsqu’on se retrouve en ville mais qui peuvent assez vite s’apprendre, les Français de toutes tendances ayant la réputation d’adorer le jardinage. Lorsque le bon abbé Lemire, député d’Hazebrouck, fonda en 1896 la Ligue du coin de terre et du foyer, une association pionnière de jardins ouvriers, Clémenceau, anticlérical indomptable mais qui disposait lui-même d’un assez vaste terrain dans le XVIe arrondissement de Paris, l’approuva en bougonnant : « Avant de pousser les portes du paradis, les modestes ont bien le droit de jouir de quelques joies tranquilles en famille, non ? »

La crise des années trente et l’occupation surtout marquèrent l’apogée des jardins ouvriers. Aujourd’hui, paradoxalement, les ouvriers vivent plutôt en milieu rural. Mais voici qu’en milieu urbain, les jardins répondent aux besoins d’autres couches de la population et s’habillent de nouveaux noms derrière lesquels chacun trouve ses petits bonheurs : jardins partagés, jardins d’insertion, jardins thérapeutiques etc…. Le bon abbé Lemire avait raison de dire que les plantes nourrissent, réjouissent et guérissent.

A son époque, les parcelles des jardins ouvriers s’inscrivaient à la périphérie, au pied des fortifs ou le long des voies ferrées, par exemple. Aujourd’hui, les jardins partagés s’inscrivent souvent au cœur même des villes, au risque d’être plus petits. C’est un mouvement général. On nous dit qu’il faut que la nature « investisse » la rue. Bientôt sur le chemin du travail ou de l’école, nous traverserons des extraits de prairie…

Invitée : Françoise Dubost

Emission à ré-écouter sur le site de France Inter.

Techniques et usages du bois des mineurs à Faravellum aux XIe-XIIIe siècles (Freissinières, Hautes-Alpes)

Communication de Vanessa Py publiée dans « Des hommes et des plantes. Exploitation du milieu et gestion des ressources végétales de la Préhistoire à nos jours. XXXe rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes », sous la direction de C. Delhon, I. Théry-Parisot, S. Thiébault
Éditions APDCA, Antibes, 2010.

La fouille des mines de plomb médiévales de Faravellum situées dans la montagne de Dormillouse (Freissinières, Hautes-Alpes) a livré d’abondants vestiges ligneux provenant de systèmes de boisage et d’étayage, d’équipements et d’aires de travail du bois (chutes, copeaux, éclats, etc.). Associée à l’analyse archéologique du comblement des travaux miniers, leur étude dendrologique et techno-morphologique conduit à une caractérisation approfondie des usages et des techniques développées par les mineurs entre les XIe et XIIIe siècles pour la sélection des arbres, l’abattage, le tronçonnage, le débitage de long, la pose et l’assemblage des bois dans la mine.

Document intégralement accessible en version PDF (1,4 Mb) sur HAL-SHS.

Jardins au coeur du monde

Emission « Tout un monde » de M.-H. Fraïssé, radio France Culture, 27 mai 2014 et 3 juin 2014

Non, le jardin n’est en rien un sujet futile.
Comprendre les enjeux de cet espace voué au végétal, son dessin, les plantes (indigènes ou exotiques) qui y sont sélectionnées et cultivées, le jeu de l’ombre et de la lumière, des couleurs, le dialogue du minéral et du végétal, les activités humaines qu’il abrite, les passions qu’il suscite…tout cela dessine une carte précise des imaginaires, des valeurs, de l’évolution souvent inconsciente d’une société…

Emission 1
Le jardin japonais, éloge de l’ombre et de l’intime: autour de l’ouvrage « Vocabulaire de la spatialité japonaise » (CNRS éditions)
Avec:
Philippe Bonnin, architecte, anthropologue, directeur de recherches au CNRS
Fabienne Duteil-Ogata, docteur en ethnologie, spécialiste du religieux

Emission 2

Jardins miroirs. Il y a place dans le jardin pour bien des jardins

Camille Muller en crée dans le monde entier, à l’aide de plantes nobles ou humbles, sédentaires ou voyageuses, dans une optique de jardinier planétaire, ouvert à tous les horizons, ultra-sensible aux équilibres écologiques. Nos jardins nous reflètent et sont à l’image de nos enjeux globaux.

Avec:
Camille Muller, paysagiste (« Les mains dans la terre » éd. Ulmer)

A écouter en direct ou ensuite en rediffusion sur la page de l’émission.

Les jardins de Versailles : une découverte interdisciplinaire ?

Mémoire de Master 2 de Pauline Marais, IUFM Pays de Loire, 03/06/2013, Laurent Bourquin (Dir.), 100 p.

Ce mémoire porte sur les jardins français de Versailles, de leur naissance sous Louis XIV jusqu’à la mort de ce dernier. Ces jardins sont l’œuvre d’André Le Nôtre, jardinier du roi, à la renommée internationale. Inspirés des jardins de Vaux-le-Vicomte, les jardins de Versailles se partagent entre espaces ouverts et espaces clos, mais aussi lumières et ombres renforcées par cette perspective si célèbre. Cet endroit regorge d’une symbolique au service de l’exaltation du pouvoir du Roi Soleil, tant par la présence d’Apollon, des statuaires et de l’eau que par la domestication de la nature. Cela en fait un prolongement de la cour où promenades, plaisirs et fêtes occupent une place importante. Les jardins français de Versailles sont également un support d’étude au cycle 3 concernant différentes matières telles l’histoire et l’histoire des arts. Cette découverte interdisciplinaire permet aux jardins français de rayonner à la fois à Versailles mais aussi dans les classes de l’école élémentaire.

Mémoire intégralement accessible en version PDF (11,8 Mb) sur Dumas.