ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

“Compter les arbres” : une histoire des forêts méridionales dans la première modernité

Billet de Sébastien Poublanc paru sur le Carnet « Devenir historien-ne », 18 avril 2014

« Travailler sur la forêt, lorsque l’on est historien, revient à heurter les certitudes : non, étudier les sylves n’est pas l’apanage des seuls géographes et autres biologistes ; non, elle n’est pas un objet abstrait que nous ne saurions nous approprier faute de formation. Elle est, bien à rebours, une ressource primordiale pour les Hommes de l’Époque moderne, à l’instar du pétrole et de l’électricité de notre siècle ; en tant que telle, elle génère à son corps défendant tout un entrelace d’interactions complexes qui font d’elle l’enjeu de luttes impitoyables pour se l’approprier. Communautés laïques, ecclésiastiques, nobles, particuliers… Tous ont en commun un féroce appétit pour le patrimoine ligneux. Une voracité que partage l’État monarchique, qui distingue dans le contrôle de la ressource sylvestre un moyen de s’implanter au plus près des populations les plus lointaines dans ce qu’elles ont de plus intime : leur rapport au bois. Ce sont ces interactions, entre sociétés et sylves, État et populations, forêts et individus, qui forment le cœur de ma thèse consacrée à la construction de l’État via le contrôle des étendues boisées dans l’espace méridional, tout au long de la première modernité… »

Lire la suite du billet sur le Carnet.

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