ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur le sujet

Les éthiques en mouvement dans les pratiques récréatives de nature

Article de Jean Corneloup paru dans « Juristourisme », n°150 (2013), pp. 43- 47

Heureux ceux qui décident de larguer les amarres et de partir à l’aventure à la rencontre de soi et du monde. Libre de tout, la nature s’ouvre à eux et propose à chacun de vivre des expériences récréatives les plus exotiques qu’il soit ! La nature a toujours été perçue comme un univers de liberté, propice à toutes sortes de rêveries et d’amusement. Et pourtant, derrière cette image idyllique se profilent des éthiques qui viennent encadrer la pratique et ancrer celle-ci potentiellement dans un monde de la mesure. Contrairement à bien des imaginaires poétiques, on ne quitte pas la société lors de ces immersions sauvages. Les activités récréatives sont des pratiques sociales qui tissent des liens avec des règles et des normes plus ou moins prononcées en fonction des univers culturels et institutionnels, présents et convoqués. Au fur et à mesure du temps d’ailleurs, il semblerait que les questions d’éthique se généralisent obligeant chacun à se positionner. La multiplication des pratiques, les contraintes juridiques ou la fragilité des accords sociaux dans la pratique sont quelques facteurs explicatifs de cette tendance. Dès lors, poser un regard sur l’éthique oblige à différencier les objets et les cadres sociologiques par lesquels peuvent être abordés ce sujet. En effet, au-delà d’une approche contemplative que bien des pratiquants affectionnent, ces pratiques récréatives ont toujours été l’occasion de se mesurer à quelqu’un ou à la nature faisant entrer celles-ci dans le royaume de la sportivité la plus classique (Temps1). Une autre lecture nous invite à observer la manière dont chaque pratiquant organise sa relation avec son environnement de pratique qu’il soit humain ou naturel (Temps 2). Des styles de pratique émergent qui renvoient à des usages particuliers en fonction de l’éthique choisie et incorporée. Enfin, celle-ci renvoie à des questions de gestion d’un collectif, d’un territoire, d’un marché ou d’une corporation obligeant à définir les règles et les principes d’action engagés dans la définition des orientations politiques acceptables (Temps 3).

Article intégralement accessible en version PDF (174 Kb) sur HAL-SHS.

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