ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

Archives de mars, 2014

Le Génie du paysage. L’idéologie paysagère dans la littérature française des années 1800

Thèse de Luc Henri Lefort, Université de la Sorbonne nouvelle – Paris III (Littérature française), 16/01/2014, Michel Collot (Dir.),  411 p.

Le premier romantisme, au tournant du XIXe siècle, serait l’héritier du rousseauisme. Il nous semble pourtant lire une rupture radicale entre l’idée de nature comme l’entend le XVIIIe siècle et l’idée de paysage telle que l’expriment les jeunes écrivains des années 1800.L’idée de nature reste envisagée, jusqu’à la Révolution, comme le décor idéal d’un bonheur possible, dont témoignent, jusque sur le terrain, les paysagistes de la fin de l’Ancien Régime. Du jardin régulier au jardin paysager, le paysage n’est toujours conçu que comme le fond du tableau. Au lendemain de la Révolution, le paysage prend un tout autre sens. Il n’est plus l’écrin divin où doit s’épanouir l’homme raisonnable, il est devenu la figure sublime d’une nouvelle relation qu’a l’homme à lui-même. Les représentations de la culture des Lumières reposaient sur la transcendance et la verticalité ; elles font place aux représentations de la pensée romantique, construite sur l’immanence et l’horizontalité.Le paysage, en s’élevant ainsi au statut de concept, induit un nouveau rapport au temps et à l’espace, redéfinit le point de vue et l’horizon, fait primer le rapport sur l’essence. Cette métamorphose des représentations, qui signe l’entrée dans l’ère contemporaine, nous semble l’effet le plus profond du bouleversement qu’a produit la Révolution. Il convient, c’est notre thèse, de parler de l’émergence d’une idéologie paysagère, pour ces années 1800, si l’on veut comprendre ce qui engendre à la fois la littérature des Senancour, Germaine de Staël, Chateaubriand, la philosophie des Destutt de Tracy, Maine de Biran, et l’essor tant des sciences physiques, avec Georges Cuvier, que des sciences humaines, avec Jean-Baptiste Say, pour citer nos principaux auteurs.

Thèse intégralement accessible en version PDF (3,5 Mb) sur TEL.

La forêt en jeu. L’extractivisme en Amazonie centrale

Ouvrage collectif sous la direction de Laure Emperaire, IRD Éditions, 1996, 231 p.

Souvent présenté comme une activité archaïque, l’extractivisme, c’est-à-dire l’exploitation de produits forestiers à des fins commerciales, pourrait n’être que le témoignage de l’un des divers cycles économiques que le Brésil a vécus.

Mais les mouvements des collecteurs de latex d’hévéa, aux revendications relayées par diverses institutions, et une opinion publique sensibilisée aux problèmes écologiques l’ont propulsé au centre des débats sur la gestion des écosystèmes forestiers. La question de sa place dans le développement régional est posée.

Foret en jeu

Mais que sait-on de sa viabilité écologique ? Comment peut-il s’adapter aux changements écologiques et sociaux qui affectent aujourd’hui l’Amazonie ? Dans un contexte mondial de mise en culture de nombreuses espèces, de fabrication massive de produits de synthèse, pourquoi un tel intérêt autour de cette activité ? Comment l’extractivisme peut-il participer à de nouvelles formes de gestion de la forêt associant conservation et mise en valeur ?

Livre en accès libre et intégral sur Open Edition books.

Cultiver son jardin, s’inscrire dans la ville : Approche anthropologique des community gardens de New York City

Thèse de Sandrine Baudry, Université Paris-Diderot – Paris VII (Etudes anglophones), 26/11/2010, Collomp, Catherine et Lizet, Bernadette (Dir.), 480 p.

Dans les années 1970, alors que la Ville de New York faisait face à une grave crise économique et sociale, des citadins ont entrepris d’investir le tissu urbain en transformant des terrains vagues en jardins collectifs. Après avoir accueilli favorablement ces initiatives grassroot qui palliaient des carences en espaces verts et articipaient à la vie des quartiers, la municipalité a cherché à les éliminer dans les années 1990, lorsque la relance économique les a fait apparaître comme un usage peu rentable du territoire. Usant de tactiques fortement médiatiques et théâtrales, les jardiniers ont réussi à protéger provisoirement une grande partie des community gardens, mais leur sort demeure aujourd’hui incertain. L’étude de l’histoire de ces jardins inscrits dans une tradition politique d’intervention par la base, ainsi que l’analyse ethnographique de quatre de ces espaces, permettent de développer un point de vue à plusieurs échelles sur un mouvement né d’initiatives ultra-locales, mais dont seule la mise en réseau à l’échelle de la métropole permet de justifier l’existence à long terme. La question se pose aujourd’hui de la manière dont ces pratiques citoyennes peuvent être intégrées à l’aménagement urbain dans la perspective des politiques de ville durable, tout en ne perdant rien de leur richesse et de leur diversité.

Thèse intégralement accessible en version PDF (128,8 Mb) sur HAL-SHS.

Quand les cases se mettent au vert. Nature et bande dessinée

Journée d’études organisée par le Laboratoire junior Sciences dessinées, ENS Lyon, 17 avril 2014

Matinée : IMAGINER ET REPRÉSENTER LA NATURE EN BD

  • 9h35-10h15 : Julie Le Gall (maître de conférences en géographie, ENS de Lyon). Le monde rural en BD : une approche militante
  • 10h15-10h55 : Paul Arnoud (professeur des Universités en géographie, ENS de Lyon). Le vivant mis en case. Arbres et forêts dans quelques bandes dessinées
  • Pause
  • 11h10-11h50 : Véronique Servat (professeur en histoire-géographie, collège Paul Eluard de Montreuil). Regards croisés sur la nature en bande dessinée, entre risques et ruralité
  • 11h50-12h30 : Frédéric Ducarme (doctorant au Musée national d’histoire naturelle). La nature dans Dragon Ball

Après-midi : BANDE DESSINÉE, NATURE ET ENGAGEMENT
14h00-17h30 : Grand entretien avec Etienne Davodeau

La représentation de la nature dans les mangas (1) : quelques pistes de réflexion pour introduction

Billet de Bénédicte Tratnjek publié dans le carnet « Science dessinées« , 22 mars 2014

« La préparation de notre journée d’études du 17 avril 2014 avec comme grand invité Etienne Davodeau sur « Quand les cases se mettent au vert. Nature et bande dessinée » est l’occasion de proposer cette série de billets sur la représentation de la nature dans les mangas. Si nous avons eu l’occasion d’explorer la représentation de la ville dans les mangas à travers trois billets (1/La ville dans le manga, entre urbaphilie et urbaphobie, 2/ La ville dans les mangas (suite) : une forte représentation de l’espace urbain comme laboratoire de la coprésence, 3/ La ville dans les mangas (fin) au prisme de la géographie des âges : les territoires des collégiens et des lycéens) à travers la dimension spatiale, ce n’est qu’un prisme qui ne rend compte que partiellement de la richesse des représentations spatiales dans les mangas, et les espaces représentés y sont bien plus nombreux. L’occasion d’explorer ici quelques pistes de réflexion pour une appréhension de la représentation de la nature dans les mangas… »

Lhomme-qui-marche

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La forêt : imaginaires et territoires

Journée d’études organisée par Françoise Aubès (GRELPP) et Catherine Heymann (GRECUN), Nanterre, 5 avril 2014

Voir ici le programme détaillée de la journée.

[Info Le Ruche].

Qui a peur des espèces invasives ? Un entretien avec Jacques Tassin

Article de Pierre Barthélémy paru sur le blog « Passeur de sciences », 16 février 2014

Chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Jacques Tassin vient de publier « La grande invasion » aux éditions Odile Jacob. Dans cet ouvrage limpide et profond, il remet en cause la vision manichéenne portée sur les espèces dites invasives et, du même coup, notre regard sur la nature et son évolution.

Lire la suite de l’entretien sur le Blog.