ETHNOBOTANIQUE

Une dilettante veille sur ce sujet

La guerre des forêts…

Article de Eric Fournier paru sur le carnet Aggiornamento hist-geo, 9. 02. 2014

 « L’homme y passe à travers des forêts de symboles qui l’observent avec un regard familier ».

« Correspondances » de Baudelaire semble des plus appropriés pour introduire La Guerre des Forêtsde Thompson, l’auteur de La Formation de la classe ouvrière anglaise[1], non seulement pour sa métaphore évoquant taillis et futaies disant plus qu’elles-mêmes, mais essentiellement parce qu’il sera bien question ici de fructueuses correspondances entre histoire savante et histoire scolaire.

Histoire érudite, La Guerre des forêts l’est assurément. Thompson revient sur le terrible mais méconnu  Black act  de 1723 qui promet à la pendaison ceux qui pénètrent dans les forêts pour braconner le cerf, le visage souvent enduit de suie pour être méconnaissable (d’où le nom « Black act »). La peine de mort est ensuite étendue au seul fait de ramasser des brindilles ou de la tourbe. Thompson expose alors ce qui se joue dans les bois : les luttes sociales rurales, l’affirmation d’un État moderne, la question de la propriété et du droit. Histoire si érudite manifestement que les éditions La Découverte – élaguons d’emblée ce qui chagrine – ont jugé bon d’en offrir une traduction abrégée ; puis longuement commentée par Philippe Minard, dont le texte, au demeurant fort clair et utile sur le contexte épistémologique, est hélas parfois redondant avec Thompson. Voici donc une belle pépite historiographique exhumée. Et ensuite ? So What ? Comme aurait rétorqué un Black au garde forestier prétendant l’arrêter… »

Lira la suite de l’article sur le carnet.

Compléter avec l’émission de France Culture « Les Lundis de l’Histoire » (17 mars 2014).

Publicités

%d blogueurs aiment cette page :